De la compassion pour les chômeurs

Un des chantiers qui risquent d’être entamés dans le budget de mardi est celui de l’assurance-emploi. Les libéraux de Justin Trudeau ont fait diverses promesses en campagne électorale en lien avec cet énorme programme. Les libéraux ont promis de réduire en 2017 (donc au cours de l’année couverte par le budget) de deux à une seule le nombre de semaines de carence pendant lesquelles un chômeur doit patienter avant de toucher des prestations d’assurance-emploi. Ils ont aussi promis d’abolir la règle des 910 heures qui s’applique aux jeunes et à ceux qui retournent sur le marché du travail après une longue absence. Cette mesure fait en sorte que ces deux catégories de travailleurs doivent accumuler 910 heures de travail (plutôt que de 420 à 700 selon la région) avant de se qualifier à l’assurance-emploi. Cette mesure, que plusieurs critiques estimaient être discriminatoire, avait été introduite par le précédent gouvernement libéral de Jean Chrétien.
Enfin, les libéraux ont promis d’annuler les changements apportés par le gouvernement de Stephen Harper forçant les chômeurs fréquents à accepter des emplois moins payants ou plus éloignés de chez eux.

La caisse d’assurance-emploi finance aussi les congés parentaux et ceux de compassion, deux programmes que les libéraux veulent modifier. Aux nouveaux parents, les libéraux ont promis de leur permettre de prendre un congé plus long, de 18 mois plutôt que 12, à un taux de prestation inférieur. Ils ont aussi promis que les familles pourraient segmenter leur congé de 12 mois afin de l’étaler sur une période de 18 mois.

Quant aux congés de compassion de six mois, les libéraux ont donné l’assurance qu’il ne serait plus obligatoire de fournir un billet du médecin attestant de la mort imminente d’un proche pour y avoir droit.

Les libéraux se sont engagés à financer toutes ces mesures en réduisant moins que prévu le taux de cotisation à l’assurance-emploi.

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