Le Parti vert craint que les contribuables soient forcés de financer Énergie Est

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, estime qu’avec le cours du pétrole actuellement très bas, le projet d’oléoduc n’est pas viable économiquement.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, estime qu’avec le cours du pétrole actuellement très bas, le projet d’oléoduc n’est pas viable économiquement.

Bien que le pipeline Énergie Est de TransCanada soit encore loin d’être approuvé, le Parti vert craint que le fédéral soit tenté de financer le projet.

Sa chef, Elizabeth May, estime qu’avec le cours du pétrole actuellement très bas, le projet d’oléoduc n’est pas viable économiquement.

S’il est approuvé, le pipeline transporterait du brut de l’Alberta destiné à l’exportation jusqu’au Nouveau-Brunswick, en passant notamment par le Québec. Le projet, évalué à 15 milliards $, aurait une capacité de 1,1 million de barils par jour.

Selon son chef adjoint Daniel Green, Ottawa pourrait être interpellé pour qu’il finance ou fournisse des garanties pour le projet, et les contribuables seraient alors forcés de payer. Il n’a toutefois pas d’indication que ce soit le cas en ce moment.

Le projet en est encore à une phase très préliminaire. Au Québec, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tient actuellement des consultations sur la question. L’Office national de l’énergie (ONÉ) a par ailleurs demandé à l’entreprise de lui soumettre des documents rédigés plus clairement sur ce projet. En janvier, le gouvernement de Justin Trudeau a accordé six mois supplémentaires à l’ONÉ pour l’étude de la proposition.

3 commentaires
  • Raymond Labelle - Abonné 9 mars 2016 15 h 22

    Scénario parano.

    À la dernière rencontre entres les premiers ministres provinciaux et le PM fédéral, une entente de ce type serait intervenue: le fédéral finance Bombardier, l'Ontario manifeste cet appui et en échange, le Québec appuie Énergie Est et aussi, le fédéral aide à financer Énergie Est. Et M. Wall, PM de la Saskatchewan, cesse de critiquer publiquement les subventions à Bombardier.

    Le soudain silence de M. Wall sur les subventions à Bombardier et l'entente fraternelle qu'il semblait y avoir entre Mme Wall et Couillard viennent nourrir ma paranoïa.

    J'espère me tromper.

  • Pierre Asselin - Abonné 9 mars 2016 15 h 23

    J'assiste au BAPE

    J'assiste et participe aux audiences du BAPE et je crois que la conclusion de cet article est trompeur puisqu'il laisse supposer que la population a une influence sur ce projet par le biais du BAPE ce qui est faux . Voir le mandat du BAPE , s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet ........
    nous assistons simplement à l'émission ´´Parle , Parle , Jase,Jase la

  • François Dugal - Inscrit 9 mars 2016 22 h 33

    L'unité du pays

    Le pipeline étant d'intérêt national et servant l'unité du pays, il est clair que les canadiens et les canadiennes vont faire un effort patriotique afin que le projet se réalise : c'est pour le bien commun de tous et de toutes.