Des réfugiés syriens reçoivent un cours «Canada 101»

Les besoins des réfugiés sont nombreux à leur arrivée au pays.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Les besoins des réfugiés sont nombreux à leur arrivée au pays.

Les réfugiés qui sont récemment arrivés à Montréal, à Laval et à Longueuil et qui sont déconcertés par leur terre d’accueil ont eu droit à un coup de main dimanche.

L’Alliance canadienne d’aide aux Syriens a organisé une séance d’information dans la métropole spécialement pour eux, avec une panoplie de conférenciers, dont des médecins, des travailleurs sociaux, des spécialistes du secteur immobilier, des consultants financiers et des professionnels de l’éducation.

Tout ce beau monde a fourni des renseignements de base aux réfugiés qui éprouvent, dans bien des cas, de grandes difficultés à s’acclimater à leur nouvel environnement de vie.

Le porte-parole de l’Alliance et directeur du Conseil syro-canadien de Montréal, Faisal Alazem, soutient que cette rencontre se veut « une chance de les mettre sur le droit chemin et de leur dire quels sont les services offerts » au pays.

Il ajoute que les réfugiés « sont souvent perdus parce qu’ils ont de la misère avec les langues, qu’ils ne maîtrisent pas la géographie [et] qu’ils ne connaissent personne ».

Dans les circonstances, ils ont besoin d’obtenir des réponses à certaines questions de base.

Pour ne citer que deux exemples, ils veulent savoir comment s’y prendre pour intégrer le marché du travail ou encore pour apprendre le français et l’anglais rapidement.

Faisal Alazem insiste sur le fait que les Syriens fraîchement arrivés au Canada ont certes beaucoup d’interrogations, mais qu’ils ne sont pas insatisfaits pour autant.

« Je n’ai pas envie de présenter les réfugiés comme des gens qui ne sont pas contents de ce qu’on leur offre. Le premier mot qui sort de leur bouche c’est toujours merci” », conclut-il.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 7 mars 2016 14 h 00

    Les deux langues

    S'il faut apprendre deux langues pour travailler à Montréal, je comprends que les immigrants préfèrent le RoC.