Les libéraux visent toujours la flexibilité

Le congé de compassion permet à des travailleurs de prendre un congé payé, à même le programme d’assurance-emploi, pour s’occuper d’un proche malade. 
Photo: Sean Warren Istock Le congé de compassion permet à des travailleurs de prendre un congé payé, à même le programme d’assurance-emploi, pour s’occuper d’un proche malade. 

Le gouvernement libéral fédéral ne renonce pas à son intention de rendre le congé de compassion plus « flexible ». L’obligation faite à l’heure actuelle d’attester que le proche qu’on veut aider mourra bientôt devrait disparaître.

Le congé de compassion permet à des travailleurs de prendre un congé payé, à même le programme d’assurance-emploi, pour s’occuper d’un proche malade. Depuis dimanche, la durée maximale autorisée du congé est passée de six à 26 semaines, mais une condition d’admissibilité subsiste : le médecin doit fournir un document attestant que le malade est condamné.

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) s’est plaint cette semaine du maintien de cette condition. Au ministère Emploi et Développement social, on souligne que le nouveau gouvernement libéral a l’intention de l’abolir. On renvoie à un communiqué de presse dans lequel la ministre MaryAnn Mihychuk déclare que « le gouvernement s’est engagé à rendre les prestations de compassion plus flexibles, plus faciles d’accès et plus englobantes ». Aucun échéancier n’a cependant été fourni.

En campagne électorale, le Parti libéral de Justin Trudeau s’est en effet engagé à rendre accessible le programme aux travailleurs s’occupant d’un proche malade chronique qui n’est pas mourant pour autant. Le congé serait aussi accessible aux parents s’occupant d’un enfant qui ne peut se rendre à l’école pour une « période prolongée ».