Quatre ministères seront francophiles

Deux autres ministres francophones ont demandé à leurs fonctionnaires de communiquer avec eux d’abord en français, autant que possible. Une troisième n’a quant à elle pas eu à en faire la requête, car de son propre aveu elle ne parle pas encore l’anglais.

Les nouveaux ministres, nommés au cabinet la semaine dernière, ont été invités dans les derniers jours à soumettre leurs « préférences linguistiques » à leur ministère respectif.

La ministre de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier n’a pas précisé au ministère du Revenu qu’elle voulait travailler en français. Mais la question ne se pose pas puisque — fait rare à Ottawa — elle est unilingue francophone. « Hier, j’ai eu un premier briefing et les gens m’ont tous parlé en français. Ils ont fait l’effort de le faire. Ça a été vraiment apprécié », a relaté Mme Lebouthillier à sa sortie du conseil des ministres jeudi. La nouvelle élue a promis pour sa part d’apprendre l’anglais « d’ici six mois ».

Les fonctionnaires aux Affaires étrangères ont été priés de transmettre leurs mémos, notes de breffage et autres documents au nouveau ministre Stéphane Dion dans sa langue maternelle, révélait Le Devoir cette semaine après avoir obtenu copie d’une note interne transmettant la consigne au corps diplomatique canadien. Or, M. Dion n’est pas le seul qui préfère lire ses dossiers dans la langue de Molière.

Mélanie Joly, nommée ministre du Patrimoine canadien, et Jean-Yves Duclos, responsable de la Famille, des Enfants et du Développement social, ont eux aussi fait savoir qu’ils souhaitaient recevoir leurs documents en français. « J’ai déjà donné la directive comme quoi les mémos, pour moi, devaient être en français », a expliqué Mme Joly. « J’ai dit que j’étais évidemment plus à l’aise en français », a de son côté affirmé M. Duclos. Leur collègue Marc Garneau, ministre des Transports, n’a pas fait de demande du genre, mais comme ses partenaires québécois, il a noté que toutes ses rencontres avec ses fonctionnaires depuis sa nomination s’étaient faites dans les deux langues officielles.

3 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 13 novembre 2015 02 h 44

    Préparez vos tisanes et vos mouchoirs...

    Ca va être laid pour ces quatre-là, frappés par les coups vicieux qui viendront des hauts, et des bas, fonctionnaires !
    Amateur de série à rebondissement : préparez vos tisanes et vos mouchoirs, je pense qu'il va sûrement "y avoir du sang"...
    Les journalistes de Montréal vont nous en donner à voir.
    Et ceux de Québec, ceux des radio-poubelles en premier, vont augmenter leur consommation de témestat, d'aspirine et d'anti-acidité gastrique, tellement ils auront du mal à maquiller les choses pour qu'elles aillent dans le sens du beau et grand Canada...

    Tourlou !

  • Sylvain Auclair - Abonné 13 novembre 2015 10 h 30

    Est-ce une première?

    Madame Lebouthillier est-elle le premier ministre unilingue francophone de l'histoire du Canada? Historiens, à vos archives!

  • Gilles Théberge - Abonné 13 novembre 2015 17 h 28

    Mélanie

    Elle a déjà fait savoir qu'elle défendrait la lange " francophone " !

    Ah ah ah cré Mélanie. Oui elle va défendre la langue "francophones"...