Les conservateurs accusés d’avoir laissé des «coffres vides»

Ottawa — Le nouveau gouvernement libéral laisse entendre qu’il pourrait devoir faire des ajustements pour remplir ses promesses électorales en matière de budget après avoir hérité de « coffres vides » des conservateurs.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, dit ne pas être surpris que le gouvernement Harper ait légué une si mince marge de manoeuvre fiscale.

Les conservateurs, dit-il, ont basé leur surplus projeté de 1,4 milliard de 2015-2016 sur une vente d’actifs unique et des prévisions de croissance optimistes.

M. Brison a fait ces commentaires après que le directeur parlementaire du budget (DPB) eut prévenu que l’affaiblissement de la croissance pourrait entraîner le Canada dans des déficits plus importants dès l’an prochain.

Les libéraux se sont engagés en campagne à cumuler des déficits d’un maximum de 10 milliards par année, durant trois ans, et de rétablir l’équilibre avant la prochaine élection.

Les libéraux ont gagné un mandat majoritaire le mois dernier, après avoir promis d’investir massivement dans les infrastructures pour créer des emplois et stimuler l’économie.

6 commentaires
  • Paul de Bellefeuille - Abonné 12 novembre 2015 17 h 35

    Un refrain connu?

    Il me semble avoir déjà entendu ce refrain. Combien de fois, nous citoyens, devrons-nous nous faire servir ce refrain connu? Il devrait y avoir une obligation de déposer un rapport exact et indépendant de l'état des finances publiques avant la tenue de l'élection. Le directeur parlementaire du budget pour le Canada ou le vérificateur général pour le Québec devrait avoir accès à toutes les informations pour que nous, citoyens, ayons un portrait le plus exact possible de l'état des finances publiques. Et est-ce que nous aurons droit encore une fois à la vielle habitude du parti Libéral du Canada de faire sa campagne électorale à gauche et une fois élu de gouverner à droite? À suivre.

    • Michel Thériault - Inscrit 12 novembre 2015 20 h 26

      Question : "Combien de fois, nous citoyens, devrons-nous nous faire servir ce refrain connu?"

      Réponse : Tant et aussi longtemps que le QI de l'électeur moyen fera du rase motte. Et je n'ai malheureusement pas l'impression que ça va aller en s'améliorant.

  • Cyril Dionne - Abonné 12 novembre 2015 18 h 45

    On est toujours plus riche qu'on le pense...

    Donc ici, on ne parle plus de déficit de 10 milliards par année, mais de 25 G. Et comme par magie, à la quatrième année du mandat libéral, nous aurons un budget équilibré. Après s'être endetté de plus de 100 milliards durant le règne de nos utopistes libéraux, nous allons être tous plus beaux, plus riches, plus en santé et surtout plus heureux parce qu'un certain petit prince, notre Justin "Bieber" nous l'a dit.

    En passant, en Grèce, après l'orgie de dépenses sans fin, les gens paient pour leurs frasques immatures en ce qui concerne l'économie.

    On est toujours plus riche qu'on le pense disait une certaine publicité d'une banque. C'est archifaux; on doit vivre selon nos moyens tout simplement. On est en 2015.

  • Claude Bariteau - Abonné 12 novembre 2015 21 h 43

    La dèche, elle est là.


    Le gouvernement Harper savait très bien ce qui s’annonçait avec la baisse du prix du pétrole. Il a utilisé les dernières économies pour se maintenir en place au moment ou le PLC se lançait dans des promesses électorales qui ne pouvaient qu’endetter les canadiens que ce parti voulait, bien sûr, favoriser dans l’immédiat et le futur en disant qu’il avait un plan pour y arriver.

    Un plan pour se faire élire. Point à la ligne. Rien d'autre. Et le premier ministre du Canada répète partout qu'il faut relever la classe moyenne.

    Maintenant au pouvoir, ce parti découvre que le PCC a réalisé ses promesses mais dilapidé les surplus qu’il escomptait. Le PLC, pour avancer avec son programme, doit maintenant marcher de reculons et parloter. En environnement. En investissement. En annonçant à la classe moyenne qu'il devra l'endetter pour relancer l'économie.

    Au bord de la récession il y a quelques mois, le Canada est sur le point d'y entrer à la vitesse Grand V, éventuellement d’ici trois mois mais sûrement au cours de la prochaine année. Tout dépend de la façon dont se comportera le milieu financier de Bay Street, redevenu le maître d’œuvre de l’économie canadienne.

    Très vite, je pense, au Québec, on découvrira que l'entrée en scène du PLC au Canada se transformera en crise majeure.

  • Yannick Legault - Abonné 12 novembre 2015 23 h 11

    Les conservateurs ne savent pas compter

    Les zéros de l'économie ont tout misé sur l'économie du gaz. Résultat, ils nous ont menti à tour de bras et nous voilà dans la m... C'est pas les libéraux qui vont nous apprendre ça, donnez une petite chance à Justin et sa bande et blaney les cons. à juste titre ! Ils sont zéros en économie, cons se le dise !

    Yannick Legault

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 novembre 2015 04 h 14

    Accusé

    «Accusé». Titre très fort. Digne du temps des conservateurs. Titre choc.

    Sauf que la réplique du ministre fut : «Nous ne sommes pas surpris.» Difficile de faire du «dramatique» avec si peu de chose.

    PL