Ottawa met en place une équipe de neuf ministres

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a toujours l’intention d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année. Et pour s’assurer que cet objectif soit respecté malgré l’échéancier serré, un comité de neuf ministres est mis en place. Chose certaine, les bases militaires canadiennes risquent d’être mises à profit, comme Le Devoir le révélait vendredi dernier.

« On veut le faire vite, mais en même temps, on veut le faire d’une façon correcte sur le plan de la sécurité et de la santé », a annoncé lundi le nouveau ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum. Le comité comprendra donc autant les ministres de la Sécurité publique (Ralph Goodale) et de la Défense (Harjit Sajjan) que celles de la Santé (Jane Philpott) et des Institutions démocratiques (Maryam Monsef).

Mmes Philpott et Monsef, a insisté M. McCallum, apporteront un éclairage bienvenu à ce comité, car la première, médecin, a oeuvré en Afrique auprès des réfugiés tandis que la seconde est elle-même uneréfugiée d’Afghanistan. Ottawa a dans sa mire les réfugiés syriens qui se trouvent en Turquie, en Jordanie et au Liban.

Le plan d’Ottawa n’est pas encore connu, a répété le ministre. Comment les réfugiés seront-ils transportés jusqu’au Canada ? M. McCallum a indiqué que « tout est sur la table » : le bateau, les avions militaires et les vols commerciaux. « Tout ce qui fonctionne, tout ce qui a un bon rapport coût-efficacité, tout ce qui leur permettra d’arriver ici. » Quant à l’hébergement de ces réfugiés à leur arrivée, le ministre a confirmé que les bases militaires en sol canadien pourraient être mises à contribution.

« Si on va recevoir des milliers de réfugiés sur une période limitée, il faut les mettre quelque part, et les bases militaires sont certainement une option. Mais à part cela, il y a des familles syriennes, il y a d’autres groupes qui veulent accueillir des réfugiés. Il y a des maires. Il y a des gouvernements provinciaux. Il y a la Croix-Rouge. Il y a toutes sortes de possibilités, mais certainement, une de ces possibilités, ce sont les bases militaires. »

Le ministre a dit avoir bon espoir que le flot de réfugiés sera « gérable » pour les agents douaniers, qui se sont plaints récemment de ne pas être capables de répondre à la demande. Par ailleurs, le sous-ministre du Développement international est devenu lundi le conseiller spécial du premier ministre sur la question des réfugiés syriens.

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