Les femmes saluent la parité

« Ce serait difficile de ne pas être satisfaite ! » a lancé d’emblée la présidente du Conseil du statut de la femme quand Le Devoir l’a appelée. Le premier cabinet Trudeau est paritaire : il compte 31 personnes, en incluant le premier ministre, et 15 d’entre elles sont des femmes. « Et celles-ci ne sont pas cantonnées dans des ministères traditionnellement féminins », a remarqué Julie Miville-Dechêne. La féministe s’est dite heureuse de voir que les femmes sont non seulement présentes en quantité dans le conseil des ministres, mais aussi en qualité. « Dans le contexte actuel, que le premier ministre ait nommé une femme autochtone à la Justice, pour moi, c’est très symbolique », a-t-elle affirmé. La nomination de Patricia A. Hajdu au ministère de la Condition féminine l’a aussi enchantée. Son expérience auprès des toxicomanes, « des couches moins favorisées de la société » font d’elle un excellent choix, selon Mme Miville-Dechêne. « Celles qui ont le moins profité du féminisme sont certainement les femmes qui ont des emplois précaires, qui sont plus pauvres. Alors, ça augure bien », a-t-elle analysé. La nomination de la réfugiée afghane Maryam Monsef au ministère des Institutions démocratiques est aussi un « signal d’inclusion important ».

Les femmes saluent la parité