Chrétien encourage Trudeau à ménager ses relations avec les dirigeants

Ottawa — L’ancien premier ministre libéral Jean Chrétien espère que Justin Trudeau va entretenir de bonnes relations avec un large éventail de leaders internationaux, incluant le président russe Vladimir Poutine.

En entrevue à l’émission Question Period au réseau CTV, M. Chrétien a rappelé que Pierre Elliott Trudeau, le père du premier ministre désigné, avait toujours maintenu une ouverture d’esprit dans ses relations avec les dirigeants mondiaux, ce qui lui avait notamment permis de préserver un lien avec l’ex-président cubain Fidel Castro, qui était isolé à l’époque sur la scène internationale.

M. Chrétien suggère à Justin Trudeau de garder cette indépendance d’esprit et de « parler à tout le monde ».

Le premier ministre sortant Stephen Harper a adopté la ligne dure avec M. Poutine dans la foulée de la crise en Ukraine, mais M. Chrétien doute de l’efficacité réelle d’une telle rhétorique dans les relations bilatérales.

Avec une pointe d’ironie, il s’est demandé si cela avait vraiment empêché le dirigeant russe de bien dormir.

Une ambassade en Iran

M. Chrétien estime également que le Canada devrait rouvrir son ambassade en Iran.

« Est-ce que c’est vraiment utile, vous savez, que nous ne parlions pas aux gens ?, s’est-il questionné. Je crois au dialogue. »

Le gouvernement conservateur avait coupé les liens avec l’Iran en septembre 2012 en stipulant que le pays représentait « la menace la plus significative à la paix mondiale et à la sécurité dans le monde ».

M. Chrétien s’est également fait demander si la décision du nouveau gouvernement libéral de mettre fin aux frappes aériennes contre le groupe armé État islamique pouvait être mal perçue par nos alliés.

L’ancien premier ministre a rétorqué que traditionnellement, le Canada participait aux missions qui reçoivent l’assentiment des Nations unies ou de l’OTAN.

« C’est le principe qui existait dans le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau lors de la première guerre en Irak [guerre Iran-Irak en 1980], a rappelé M. Chrétien. M. Mulroney, il avait attendu d’avoir l’avis de l’ONU avant d’agir [durant la guerre du Golfe en 1991]. Et c’était ma manière de faire aussi. Et c’est pourquoi j’ai dit non à la guerre en Irak de George W. Bush. »

5 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2015 20 h 46

    Ça suffit!

    J'ai bien hâte que Jean Chrétien rentre dans ses terres et se fasse plus discret. Assez, c'est assez!


    Michel Lebel

    • Robert Beauchamp - Abonné 25 octobre 2015 22 h 56

      Lui qui passait son temps à parler des belle-mères.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 octobre 2015 20 h 57

    Parler au reste du monde ,c est necessaire

    mais parler aux quebecois est primordial et ne pas les acheter avec un plat de lentilles etant d abord un des leurs au premier chef et devant les proteger du multiculturalisme ,ne faut pas oublier aussi les palestiniens,les catalans et les écossais mais comme atteindre l imposible étoile. J-P.Grisé

  • Raynald Collard - Abonné 25 octobre 2015 21 h 32

    Pépère Chrètien

    Pépère Chrétien veille au grain, mon Justin. Si tu veux foutre la pagaille, suis ses conseils.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 octobre 2015 07 h 16

    Chrétien

    Pépère Chrétien devrait se rendre compte qu'il a passé le flambeau et devrait faire comme les vieux soldats : S'effacer. «Back to the future» ce n'est qu'un film.

    Tu crois vraiment que le jeune Trudeau a encore besoin d'un tuteur, mon bonhomme ? Est-ce que nous nous sommes trompés ?

    Hé, mon jeune, dis dont merci à pépère et à la revoyure, il est en train de miner ta crédibilité. La gentillesse a ses limites. T'es rendu un grand garçon maintenant.
    Paye-lui dont un voyage, tous frais payés, aux Mille-Îles, un an par île.

    PL