Le Bloc à la croisée des chemins

Gilles Duceppe
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Gilles Duceppe

Le réveil a été brutal pour Gilles Duceppe. Le Bloc québécois a obtenu lundi le pire résultat de l’histoire pour un parti souverainiste — à peine 19,3 % des voix —, des milliers de votes de moins qu’en 2011 et a échoué à atteindre le seuil de 12 élus nécessaire pour être reconnu en tant que parti au Parlement.

Le chef bloquiste, battu une deuxième fois dans sa circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, doit annoncer jeudi s’il reste ou s’il tire sa révérence, après avoir rencontré le Bureau national du parti. Des membres influents du Bloc souhaitent que Gilles Duceppe reste à la tête de la formation, mais s’attendent à ce qu’il démissionne.

« Il pense que ce n’est pas possible de continuer comme chef étant donné qu’il n’a pas été élu dans sa circonscription », a confié au Devoir Louis Plamondon, le doyen des élus à la Chambre des communes. Le député de 72 ans a été élu pour la dixième fois dans Bécancour-Nicolet-Saurel, au Centre-du-Québec.

M. Plamondon a parlé deux fois à son chef, lundi soir et mardi matin. Gilles Duceppe ne lui a rien confirmé, mais Louis Plamondon est convaincu que sa décision de quitter est prise. « J’aimerais qu’il reste, mais ça va être difficile de le garder, dit-il. Il prend toujours des décisions très réfléchies, en concertation avec sa famille et ses proches. »

Louis Plamondon estime que Gilles Duceppe demeure le porte-étendard idéal pour le Bloc. Même si le parti a recueilli 4 points de pourcentage de moins qu’en 2011, il a remporté 10 sièges, comparé à quatre sièges il y a quatre ans. M. Duceppe a de l’expérience, il connaît ses dossiers comme pas un et les Québécois l’apprécient. Le parti économiserait aussi 200 000 $ en évitant de tenir une course à la chefferie. M. Duceppe pourrait partager son temps entre Ottawa et Montréal, où il habite, croit le député Plamondon.

« Pour lui, ça aurait été vivable d’être chef, mais ça ne serait pas l’idéal parce qu’il ne siège pas », reconnaît M. Plamondon.

Bonne campagne, mauvais résultat

Gilles Duceppe a mené une campagne sans faille malgré sa pause de quatre ans loin de la politique active, estime Jean-Herman Guay, professeur de science politique à l’Université de Sherbrooke. Il a permis au Bloc de sauver les meubles et d’éviter la mort du parti souverainiste, qui semblait imminente il y a quelques mois à peine, sous la direction de Mario Beaulieu.

« M. Duceppe n’a rien à se reprocher. Il a été bon dans les débats, il a fait le tour de la province, il a bien défendu ses dossiers », dit M. Guay.

« Mais malgré la campagne efficace du chef, le résultat de l’élection c’est ça ? On est très loin des belles années du Bloc », souligne le politologue.

En deux décennies, les appuis au parti souverainiste ont fondu de plus de la moitié. Les indépendantistes ont subi une série de revers historiques depuis la vague orange de 2011. Le Parti québécois a cédé l’Assemblée nationale aux libéraux de Philippe Couillard après seulement 18 mois au pouvoir, en avril 2014. Et les 19,3 % des voix amassées lundi par le Bloc représentent le plus faible appui obtenu par un parti souverainiste depuis les débuts du mouvement, au tournant des années 60.

Ce résultat est d’autant plus frustrant pour le Bloc que Justin Trudeau a défendu l’esprit de la fameuse loi sur la clarté référendaire, honnie par la classe politique québécoise, rappelle Jean-Herman Guay. Le chef libéral s’est prononcé sans équivoque contre la reconnaissance d’un oui à 50 % plus une voix dans un référendum sur l’indépendance du Québec.

« Les Québécois francophones ont cautionné ce discours-là », affirme le professeur. À sa connaissance, jamais Trudeau père ne s’était prononcé aussi clairement sur la règle du 50 % plus un.

« Rappelez-vous que Lucien Bouchard avait démissionné comme premier ministre du Parti québécois, en janvier 2001, parce que les Québécois n’avaient pas réagi à la loi sur la clarté et au projet d’union sociale, qui impliquait des programmes fédéraux dans des champs de compétence des provinces, par le gouvernement Chrétien. M. Bouchard trouvait les Québécois indifférents à cette question en 2001, ils le sont autant en 2015 », explique Jean-Herman Guay.

Dans un article à paraître dans L’état du Québec 2016, le professeur soutient que le nationalisme n’est pas mort, mais que le mouvement indépendantiste doit redéfinir sa stratégie avant les élections provinciales prévues en 2018.

Le Bloc fait toujours partie de l’artillerie souverainiste, a soutenu Gilles Duceppe mardi, en conférence de presse, quand on lui a demandé si le parti ne divisait pas les forces indépendantistes. « Ça c’est une très mauvaise compréhension et une analyse qui ne tient pas la route. Vous parlez d’éparpiller les forces, mais c’est le contraire. On a vu le référendum en 80 où il y avait 75 fédéralistes au gouvernement, on a eu 40 %. Quand il y avait 53 députés souverainistes sur le terrain en 95 [54 ont été élus, mais un est décédé], on a pratiquement gagné. On a perdu, mais c’était très très très très serré. Je vois la même chose en Écosse et en Catalogne. Je pense qu’au contraire, ce sont des forces complémentaires », a répondu M. Duceppe.

Louis Plamondon croit que le Bloc peut tirer son épingle du jeu avec 10 députés en Chambre. « Il s’agit de bien préparer nos interventions en fonction des intérêts du Québec, explique-t-il. Par exemple, nous avons posé des questions qui ont eu beaucoup d’impact sur le passage de superpétroliers sur le fleuve. »

L’ancien chef bloquiste Mario Beaulieu — qui a été élu dans La Pointe de l’Île —, fait valoir de son côté que Justin Trudeau devra répondre à des questions importantes en matière d’unité nationale et de protection du français, entre autres. Le Bloc n’a pas dit son dernier mot, selon lui.

J’aimerais que Gilles reste, mais ça va être difficile de le garder. Il prend toujours des décisions très réfléchies.

60 commentaires
  • Cyr Guillaume - Inscrit 21 octobre 2015 00 h 32

    Désinformation

    Le Bloc n'a pas eu 19,3%, mais bel et bien 23%! Franchement le Devoir tombe bien dans son habituelle tendance antipéquiste et antibloquiste. Est-ce un préréquis pour être chroniqueur au devoir?
    Et on est loin d'être mort avec 10 sièges!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 08 h 51

      Ce sont les chiffres d'Élections Canada.

    • Raymond Labelle - Abonné 21 octobre 2015 12 h 59

      Vous êtes peut-être tombés sur les résultats de l'élection du 2 mai 2011 M. Cyr, et les avez peut-êtres confondus par distraction avec les résultats du 19 octobre 2015.

    • Robert Beauchamp - Abonné 21 octobre 2015 13 h 21

      M. Cyr, je crois que plus d'un aimerait connaître vos sources
      Merci

    • Cyr Guillaume - Inscrit 21 octobre 2015 14 h 48

      Ah parce que vous croyez si naivement un mots de ce qu'élection-canada dit et où écrit sur son site?! Permettez moi d'en rire. Je me fie à ce que les sondages disaient un peu avant le jour du vote.

    • Richard Labelle - Inscrit 21 octobre 2015 20 h 56

      Eh bien M.Cyr, à quoi bon faire des élections si les sondages font foi de tout? Vous pouvez traiter Le Devoir de tous les maux si ça vous chante, mais votre aveuglement pour le Bloc illumine bien votre manque de rigueur. Aux prochaines élections, nous n'aurons qu'à confier notre destiné aux sondages, on sauvera beaucoup d'argent et notre démocratie ne s'en portera que mieux. Navrant, vraiment navrant.

    • Maryse Veilleux - Abonnée 21 octobre 2015 21 h 05

      C'est vous M. Cyr qui vous acharnez, c'est bel et bien 19,3% pour l'élection du 19 octobre 2015.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 22 h 08

      Ouf...

    • Raymond Labelle - Abonné 22 octobre 2015 14 h 06

      Pour le bénéfice de tous les lecteurs.

      Ce tableau d’Élections Canada auquel j’ai référé plus haut est fort intéressant. Pour chaque province et territoire, vous pouvez voir les pourcentages de vote de chacun des partis, le nombre de sièges, et le pourcentage de sièges – on peut ainsi juger, pour chacun de ces sous-ensembles, la sur ou sous-représentation.

      Ou vous pouvez aller voir d’autres choses qui vous intéressent. Par exemple, si vous vous souvenez que les sondages donnaient environ, disons, 13% aux Verts en Colombie-Britannique, peut-être serez-vous curieux de voir ce qui s’y est passé. Les Verts ont-ils voté stratégique? Dans quelle mesure a-t-on été vers le NPD, le PLC, le PCC? Qu’est-ce que ça a donné en termes de sièges?

      Voici encore le lien : http://enr.elections.ca/Provinces.aspx?lang=f

      Lorsque vous choisissez une province ou territoire, si vous ne fermez pas le tableau, il restera affiché, et si vous en choisissez un autre ensuite, il apparaîtra dessous.

  • Denis Paquette - Abonné 21 octobre 2015 01 h 30

    Quand le temps sera venuj

    Attention le but recherché n'était pas de savoir qui était souverainiste ou pas, le but était de se défaire d'Harper ce premier ministre de plus en plus isolé enfin si on peut le dire ainsi, il était de plus en plus évident, que la réalité lui échappait, quand nous allons vouloir revoir ce régime hérité de la monarchie, nous allons nous y prendre autrement, nous allons commencer par exiger, que tous les frais afférent a ce régime d'une autre époque révolue soient soustraits, ce sont des nolstalgies qui nous coutent trop chers, enfin quand le temps sera venu

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 08 h 57

      Ouais... c'est la ligne de monsieur Péladeau. Que le Bloc ait moins de votes ne signifie pas que la souveraineté est moins populaire. Mais si le Bloc avait obtenu plus de votes, il y aurait vu le signe que l'appui à la souveraineté est en hausse. Si au moins ces réorganisations de l'entendement rendaient plus agile dans l'art du déni... elles le rendent juste chaque fois un peu plus acrimonieux.

    • Christine Rychlik - Inscrite 21 octobre 2015 09 h 03

      C'est la certitude qu'ils tiennent la vérité qui rend les hommes cruels. • Anatole France

      À la lumière des résultats, le vote stratégique avait non seulement pour objectif de défaire Harper mais ausssi d'affablir le vote au Bloc Québécois. La réaction jouissive aux résultats électoral par les opposants en est la preuve.

      De plus ce qui n'est pas abordé par les commentateurs est la défaite de Québec Solidaire dans sa quête , au vote stratégique, de nous inciter a voter pour son poulain fédéral le NPD.

  • Georges Tremblay - Abonné 21 octobre 2015 02 h 10

    J'ose espérer que M. Trudeau aura la grandeur d'âme de remercier les souverainistes qui - le temps de cette élection - ont mis en veilleuse leur option pour apporter leur contribution à son élection.

    Bien sûr, leur but premier était de se débarrasser de M. Harper,
    mais M. Trudeau n'en a pas moins bénéficié de leur vote.

    Je trouve d'une inélégance sans nom ceux qui - après avoir profité d'un transfert momentané de votes souverainistes - se retournent de bord et proclament un déclin permanent du support au Bloc Québécois.

    Ceux qui manquent de vision, objecteront que ce "déclin" était déjà observable en 2011.
    Ils oublient que le raz le bol contre Harper était déjà bien en place et que les mêmes stratégies ont été employées par les souverainistes au profit du bon Jack, cette fois-ci.

    Maintenant que le problème Harper est réglé, la priorité est au rassemblement de tous les souverainistes!

    • Louise Vallée - Inscrite 21 octobre 2015 08 h 34

      vous avez entièrement raison et si vous me le permettez je mettrai votre commentaire sur ma page facebook.
      merci

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 09 h 04

      Ce que vous dites me paraît juste. Mais en 2014, à quelle urgence les souverainistes ont-ils cru devoir répondre en mettant en veilleuse leur option ? Question ouverte.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 21 octobre 2015 10 h 43

      «Quelle urgence les souverainistes ont-ils cru, en 2014, devoir répondre en mettant en veilleuse leur option ?»
      Réponse : «La charte des valeurs». Le québécois «moyen» n'est pas ségrégationniste.
      Remarquez très attentivement le choix de mes mots «le québécois moyen». Ça exclu les extrémistes des deux extrêmes.


      Bonne journée.

      PL

    • Luc Bertrand - Abonné 21 octobre 2015 16 h 31

      D'ailleurs, monsieur Tremblay, Justin Trudeau a bien affiché ses couleurs en utilisant cette expression: "le Québec vient de retrouver sa place dans le Canada".

      Que son cabinet soit paritaire ou proportionnel à l'appui qu'il a obtenu dans les provinces ne changera rien. Avec Justin Trudeau, il n'y a pas de question identitaire. Pour lui, il n'y a qu'un seul pays, une seule allégeance permise: le CANADA.

      Les ministres québécois se feront donc les porteurs d'eau des intérêts économiques qui ont financé l'élection du PLC. Il n'y a que les bons contributeurs du parti qui trouveront leur compte dans le nouveau régime, surtout quand viendra le temps des négociations des contrats pour les infrastructures. Les engagements en matière fiscale, en santé ou en éducation resteront conditionnels au respect des priorités imposées par le fédéral. Et ce n'est pas Philippe Couillard qui y fera obstruction. Tous les deux travaillent de concert vers le même objectif: neutraliser l'État national québécois et le mettre au diapason des exigences canadiennes. Et mettre les vaches à lait du gouvernement aux mains des intérêts privés.

      Et les simples citoyens dans tout ça? Ils ne verront que de la propagande en faveur de l'unité canadienne. Des messages vantant la collaboration entre les trois ordres de gouvernement. Tout va très bien, madame la marquise. Pas de soucis à vous faire. Continuez votre bon travail et amusez-vous bien. On s'occupe des "vraies affaires".

      Luc Bertrand
      Pointe-aux-Trembles

    • Luc Bertrand - Abonné 21 octobre 2015 16 h 53

      Monsieur Maltais-Desjardins, c'est à madame Pauline Marois qu'il fallait poser la question en 2014. Obnubilée par des sondages favorables, elle croyait obtenir un gouvernement majoritaire sans parler d'indépendance. On connaît la suite. Philippe Couillard l'a attaqué sur son talon d'Achille. Elle n'a pas eu le courage de défendre ou d'être cohérente avec la mission fondamentale du parti.

      De là l'approche décomplexée envers l'indépendance qu'a promu Mario Beaulieu pour rebâtir le Bloc québécois et relancer le mouvement indépendantiste, tout en espérant que le Parti québécois se donne un(e) chef qui lui emboîterait le pas et prendrait un engagement sérieux envers la réalisation de l'indépendance. Mais il était peu connu en dehors des cercles indépendantistes et nationalistes. Ce printemps, alors que nous étions en année électorale, il a dû reconnaître être incapable de briser la barrière médiatique qui occultait l'existence du Bloc québécois depuis le désastre de 2011. Bernard Landry l'a ensuite convaincu de laisser sa place à Gilles Duceppe pour tenter de ramener les militant(e)s au parti et lui redonner de la visibilité et de la crédibilité.

      Malheureusement, ça n'a pas marché. Mais les résultats auraient probablement été pires si Mario Beaulieu n'avait pas fait preuve d'autant d'humilité et de sens patriotique.

      Trop de Québécois(e)s, y compris des indépendantistes convaincu(e)s, pensent toujours en termes de politique fédérale dans les limites que nous impose notre statut de province inféodée à Ottawa, au lieu d'une perspective en vue de réaliser l'indépendance.

      Luc Bertrand
      Pointe-aux-Trembles

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 22 h 16

      Non monsieur Bertrand, ce n'est pas à Mme Marois qu'il faut poser la question, mais aux électeurs. Il serait étonnant qu'on puisse soutenir en même temps que la baisse du vote était due au fait qu'on ne leur ait pas parlé suffisamment d'indépendance... mais que le PLQ ait joué efficacement de cette question. Manifestement, ces paradoxes vous intéressent moins que la défense cent fois reprise de la valeur des idées et des leaders de votre parti. Hélas. Persister à chercher au mauvais endroit...

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 21 octobre 2015 05 h 08

    … marcheurs de pays !

    « M. Duceppe n’a rien à se reprocher. Il a été bon dans les débats, il a fait le tour de la province, il a bien défendu ses dossiers » (Jean-Herman Guay, professeur, science politique, Université de Sherbrooke)

    Effectivement, tel un ténor de questions difficiles à débattre, Gilles s’est présenté debout devant-derrière l’adversité qui lui disait de demeurer assis et de ne rien faire pour aider le Québec dans sa quête identitaire et économique : tout un homme à saluer et rencontrer d’honneur et de fierté à la québécoise !

    Qu’il demeure ou quitte la « chefferie » du BQ, Gilles, ce jeune homme ne vieillissant pas, restera DEBOUT car, de détermination assurée et patiente, il fait parti de ceux-celles dont leurs pensée-action rappellent, d’histoire-mémoire, l’étoffe des bâtisseurs et …

    … marcheurs de pays ! - 21 oct 2015 -

  • Jean-Marc Tremblay - Abonné 21 octobre 2015 05 h 15

    Temps des remises en question


    Le mouvement indépendantiste québécois traverse sa plus importante crise depuis sa création, il y a plus de 50 ans. Le temps est grandement venu de revoir ses arguments, ses justifications, ses fondations et ses structures. Des sortes d’états généraux sembleraient être de propos pour voir s’il est redéfinissable, s’il peut être réactualisé en projet du XXIe siècle (au contexte bien différent des années 60s et 80s où il émergea avec une claire raison d’être), et s’il peut encore réussir à mobiliser une masse critique minimum d’adhérents, notamment au sein des générations montantes. Sinon, qu’il soit abandonné, au moins pour un temps; mais arrêtons de le voir aller de balbutiements en balbutiements, d’essoufflements en essoufflements, lui qui était, jadis, si porteur d’espoir et d’énergie. On se doit l’effort, si ce n’est que par respect pour notre histoire récente et notre cheminement sociétal des 50 dernières années.

    • Claude Gélinas - Abonné 21 octobre 2015 09 h 14

      Je souscris à l'opinion de JM Tremblay. Après tant de défaites amères, un tremps d'arrêt s'impose pour réfléchir à la suite des choses. Ce n'est pas en banalisant la situation et en se mettant la tête dans le sable que le PQ et le BQ réussiront le projet de pays. Incapables de former une coalition des partis souverainistes, comment leurs leaders peuvent-ils en toute crédibilité et cohérence réussir à convaincre les électeurs québécois de l'importance de s'unir.

      À ce jour, ni le PQ ni le BQ n'ont fait l'aggirnamento portant sur les raisons des défaites. Pour oublier et fuir la réalité le PQ et le BQ ont préféré se lancer de façon précipitée dans une campagne à la chefferie.
      Fuir, telle a été la technique privilégiée ! Une technique qui ne mène nulle part.

      Vivement des États généraux de l'indépendance : nouvelles idées, nouveau programme, nouvelle mobilisation, recrutement accéléré, plus grande place à la génération montante. Des leaders qui écoutent, des intellectuels engagés, des universitaires qui font profiter les membres de leurs recherches, des sondeurs qui prennent le pouls des électeurs.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 octobre 2015 09 h 26

      D'accord avec vous, messieurs.

    • - Inscrit 21 octobre 2015 09 h 32

      Je suis assez d'accord avec vous deux. Il faut regarder la chose avec circonspection et réalisme. Surtout, il faut créer une large coalition des indépendantistes, ceux qui sont solidaires du projet avant de l'être de leur idéologie propre.
      Encore ce matin on lit que les chefs syndicaux et Mme David se réjouissent de l'élection du parti libéral ! C'est à se demander de quoi Québec solidaire est solidaire. C'est décourageant de voir les gens aller à gauche, à droite plutôt que devant !

    • Cyr Guillaume - Inscrit 21 octobre 2015 14 h 54

      Quelle crise? quel essouflement? On à députés de plus, il y à de quoi se réjouir, et non pas faire dans le défaitisme et le négativisme comme vous le faîtes tant! De plus, regarder l'âge des nouveaux députés, ça c'est un excellent indice que le mouvement s'est très bien renouvellé dans la nouvelel génération!

    • Denis Marseille - Inscrit 21 octobre 2015 17 h 52

      Très bonne suggestion!

    • Yves Corbeil - Inscrit 21 octobre 2015 19 h 51

      En parfait accord avec votre pensé, c'est dur après y avoir tellement cru mais il faut se rendre à l'évidence qu'on fait du sur place et comme dit M.Hubert la division des dernières années a affaiblit le mouvement.