Vélos électrique: un coup de pouce du Bloc

Le Québec pourrait gagner des cyclistes grâce au développement du vélo électrique à plus grande échelle.
Photo: Richard Masoner / CC Le Québec pourrait gagner des cyclistes grâce au développement du vélo électrique à plus grande échelle.

Le Bloc québécois veut soutenir financièrement les gens qui s’achètent des vélos électriques. Dans des villes comme Québec où dominent les côtes, on y voit des avantages multiples. « Quand on a annoncé le Plan de soutien pour l’achat de véhicules électriques, je me disais que ce serait formidable de l’étendre au vélo », résume le candidat du parti dans Québec et initiateur du projet, Charles Mordret.

Ce dernier se désole de l’absence à Québec d’un équivalent du Bixi. En même temps, il concède que les nombreuses côtes qui ceinturent le centre limitent beaucoup le développement d’un tel projet en décourageant les utilisateurs.

En plus de Québec, il pense que d’autres villes comme Sherbrooke et Saguenay pourraient gagner des cyclistes grâce au développement du vélo électrique à plus grande échelle.

Incitatif

Concrètement, le Bloc québécois propose d’offrir un crédit d’impôt de 500 $ aux gens qui s’achètent un vélo électrique (il veut déjà offrir 5000 $ de crédit aux acheteurs de voitures électriques). Les vélos électriques sont des produits assez dispendieux. À l’heure actuelle, un vélo électrique bas de gamme se vend rarement sous la barre des 1500 $.

À ce propos, M. Mordret rétorque qu’il faut commencer quelque part. « Dans un premier temps, l’idée est d’offrir un incitatif à ceux qui peuvent se le permettre, dit-il. En stimulant une industrie, on pousse le volume de vente puis le développement de l’expertise qui peut mener à l’exportation et à la réduction éventuelle des prix. »

Le Bloc propose aussi aux institutions d’enseignement comme les cégeps et universités de puiser dans son programme d’infrastructures vertes pour financer l’achat de bornes de recharge.

Au-delà des arguments pro-santé et environnement, M. Mordret plaide que cela pourrait permettre de développer une filière industrielle québécoise. « Il y a toute une industrie naissante au Québec. On est vraiment innovants en matière de moteurs électriques, de piles, etc. Pour les vélos, des modèles québécois sont apparus, insiste-t-il. On a la technologie, on a la ressource. Pourquoi ne pas miser sur nos forces ? »