Joe Oliver se dit en droit de négocier

Le ministre sortant Joe Oliver s’est jusqu’ici fait discret dans la campagne.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le ministre sortant Joe Oliver s’est jusqu’ici fait discret dans la campagne.

Toronto — Le ministre des Finances, Joe Oliver, a affirmé mercredi que le gouvernement conservateur avait le droit de participer aux négociations pour l’accord de libre-échange transpacifique, et ce, même si le pays est en pleine campagne électorale.

M. Oliver a balayé du revers de la main les critiques accusant le gouvernement d’avoir enfreint la « convention de transition », qui est censée limiter les activités gouvernementales en période d’élections, en poursuivant les discussions avec les 11 autres pays du Partenariat transpacifique (PTP).

Les adversaires consultés?

Interrogé lors d’un événement dans sa circonscription torontoise d’Eglinton-Lawrence, le ministre sortant a refusé de dire si le Parti conservateur avait consulté ses adversaires libéral et néodémocrate au sujet des pourparlers sur l’accord. La convention de transition stipule que les partis au pouvoir doivent discuter avec ceux de l’opposition en ce qui a trait aux dossiers susceptibles d’avoir un impact important sur les futurs gouvernements.

Le ministre du Commerce, Ed Fast, se trouve actuellement à Atlanta pour une nouvelle série de négociations et, selon la rumeur, une entente de principe pourrait être conclue d’ici la fin de la semaine. Le mystère concernant les possibles concessions que le Canada pourrait faire dans les domaines de l’agriculture et de l’automobile demeure entier. Toutefois, la conclusion de l’accord pourrait être un atout pour les conservateurs dans la course pour les élections du 19 octobre.

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