Plusieurs groupes signalent leur mécontentement aux chefs

Des agriculteurs inquiets des dispositions du Partenariat transpacifique ont manifesté avec leur bétail.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des agriculteurs inquiets des dispositions du Partenariat transpacifique ont manifesté avec leur bétail.

Environnementalistes, agriculteurs, syndicats et groupes sociaux en tous genres se sont fait entendre jeudi soir devant la tour de Radio-Canada, à Montréal, pour exercer de la pression sur les chefs qui s’apprêtaient à participer au premier débat en français et exiger un « changement de cap ».

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont manifesté aux côtés de plusieurs autres groupes de pression pour réclamer un virage politique au Canada.

Le contraste ne pouvait être plus frappant : d’un côté de la rue, des manifestants scandant des slogans, et de l’autre, des partisans des différents partis politiques jouant du tambour et tenant des pancartes à bout de bras. Les deux groupes séparés par des policiers.

Les différentes organisations ont notamment dénoncé les politiques du gouvernement conservateur en matière d’environnement, de culture, de recherche scientifique ou encore d’assurance-emploi.

« Le gouvernement de Stephen Harper a été un désastre dans tous les domaines, a lancé le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. On peut vous garantir une chose, a-t-il ajouté en apostrophant les partisans rouges, oranges et bleus. On va continuer à manifester, peu importe qui sera élu le 19 octobre prochain. »

 

Pour Radio-Canada

Dans le cadre de la campagne Tous amis de Radio-Canada, des manifestants ont également insisté sur l’importance de réinvestir dans le diffuseur public national, après des années de compressions.

Le NPD et le PLC se sont déjà engagés à annuler les coupes de 115 millions infligées à CBC/Radio-Canada. Le chef libéral Justin Trudeau a en plus promis d’ajouter 35 millions annuellement.

Plusieurs centaines d’agriculteurs se sont par ailleurs mobilisées au même endroit plus tôt en journée pour exiger que les partis politiques préservent « intégralement » le système de gestion de l’offre dans le cadre des négociations du Partenariat transpacifique. Les chefs se sont déjà engagés en ce sens, mais les agriculteurs veulent s’assurer qu’ils respectent leur promesse pour protéger les productions locales d’oeufs, de volaille et de produits laitiers.

Dans ma circonscription de Repentigny, il y a plusieurs familles qui ne mangent pas à leur faim, il y a des aînés qui sont délaissés et il y a des enfants qui ne déjeunent pas et qui sont dans le besoin. Je crois que la priorité serait d’aider les gens qui sont déjà ici plutôt que d’aider du monde à venir s’établir au Canada.

2 commentaires
  • Yves Corbeil - Inscrit 25 septembre 2015 09 h 18

    Le vrai monde et les vraies affaires

    Aujourd'hui qui s'engage en politique pour se mettre au service de son peuple et garde le cap tout au long de son mandat et même sa carrière si cette personne décide d'en faire une carrière. Je regarde le portrait politique et j'en vois bien peu qui sont là pour les vraies affaires, je ne dis pas qu'il y en a pas, seulement très peu et on dirait qu'ils n'ont pas de voix, noyé par les cheerleaders aux services du caniche en chef.

  • Guy Beaumont - Abonné 25 septembre 2015 11 h 01

    La stratégie des Ami(e)s de Radio-Canada à améliorer

    Ne serait-ce que pour se manifester lors de rassemblements solidaires occasionnels, la campagne Tous amis de Radio-Canada semble inefficace, les coupes se succèdent et le projet de vendre la Maison Radio-Canada n'est toujours pas annulé.

    Une stratégie intéressante est d'attaquer ce projet de vente. Ça a déjà été fait, mais les Ami(e)s peuvent le faire plus souvent, les prémisses du projet sont mal expliquées, on ignore quelles sont les rénovations requises à la Maison Radio-Canada.

    Le chef libéral promet 35M$ de plus annuellement, j'espère que ce n'est pas pour payer un nouveau loyer. Le Partenariat transpacifique est à rejeter s’il permet à d'autres pays de s'ingérer dans notre télévision publique ou dans la gestion de l’offre.