La culture sera protégée, dit Scherrer

Ottawa - La culture ne fera pas les frais du régime minceur imposé au gouvernement fédéral, a affirmé hier la ministre du Patrimoine canadien, Hélène Scherrer, qui entend toutefois revoir chaque programme pour mieux «rentabiliser» les investissements.

«Ce qui est un peu dommage, c'est que, souvent, la culture [...] passe effectivement après que les gens ont réglé leurs problèmes de santé, leurs problèmes de logement et leurs problèmes d'un peu partout», a dit la ministre Scherrer lors d'un court entretien téléphonique, précisant qu'il n'était pas question que le gouvernement fédéral coupe allégrement dans la culture pour mieux financer d'autres dépenses.

Aux prises avec une conjoncture économique moins optimiste que celle anticipée, avec des provinces qui réclament plus d'argent du gouvernement fédéral pour la santé et des villes qui espèrent que le premier ministre Paul Martin respectera ses promesses de financement, le gouvernement fédéral lance un message de prudence sur le plan fiscal.

Déjà, Ottawa a imposé un gel des dépenses d'infrastructures en plus d'une ambitieuse révision des programmes pour tenter de juguler les dépenses.

Cette «nouvelle approche» que veut apporter M. Martin à Ottawa se reflétera aussi dans la gestion du ministère du Patrimoine, selon la ministre.

Chaque programme sera analysé pour déterminer s'il est pertinent et s'il répond aux besoins. Par exemple, les critères de ces programmes seront étudiés afin de voir s'ils correspondent à la réalité.