Duceppe croit qu’un Québec souverain interviendrait

Sherbrooke — Il arrive dans l’histoire du monde des moments où l’on n’a pas d’autre choix que d’intervenir militairement, et la situation en Syrie et en Irak est de ceux-là, croit Gilles Duceppe. Le chef bloquiste pousse la note et affirme qu’un Québec indépendant aurait choisi de participer à l’actuelle mission contre le groupe armé État islamique.

En défendant les frappes aériennes dans cette région du Moyen-Orient, M. Duceppe adopte aujourd’hui une position différente de celle qu’il avait prise en 2003 — il était alors contre l’intervention militaire du Canada en Irak — et contraire à celle de son parti le printemps passé.

Selon M. Duceppe, ce sont les visées expansionnistes du groupe islamiste radical qui justifient une intervention des Forces canadiennes. « Je pense que c’est là, la différence majeure », a-t-il soutenu en point de presse à Sherbrooke, mardi.

Québec militaire

 

Les Forces canadiennes ont eu tort de ne pas intervenir au Rwanda, où s’en est suivi un génocide, a-t-il rappelé. Son adversaire principal au Québec, le chef néodémocrate Thomas Mulcair, mettrait fin quant à lui à l’intervention militaire s’il était porté au pouvoir le 19 octobre. Aux yeux de M. Duceppe, cette prise de position est mal avisée.

« Je suis convaincu qu’un Québec indépendant ferait partie de la coalition qui combat ce groupe qui commet des crimes contre l’humanité. Même si nous avons tous la guerre en horreur, le Québec ne peut pas et ne doit pas se défiler de cette responsabilité », a-t-il lancé.

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