Harper promet de financer davantage la recherche sur les causes du terrorisme

En ce 41e jour de la campagne électorale et 14e anniversaire des événements du 11 septembre, c’est le chef conservateur Stephen Harper qui a donné le ton, en parlant surtout de terrorisme et de sécurité.

De passage à Victoriaville, vendredi matin, M. Harper a, encore une fois, décrit son parti comme le seul capable de protéger les Canadiens contre les dangers du terrorisme. Il a reproché aux néodémocrates et libéraux d’être trop timides, par conviction idéologique et parce qu’ils tiennent à être politiquement corrects.

Thomas Mulcair et Justin Trudeau ont défendu leur position.

 

Le chef libéral a soutenu que son approche était la plus équilibrée, se préoccupant à la fois de la sécurité et de la liberté des Canadiens.

Le chef néodémocrate a maintenu que le Canada devait cesser sa participation aux frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak. Selon Thomas Mulcair, c’est en bloquant la route aux armes, à l’argent et aux combattants que le Canada peut lutter plus efficacement contre l’EI.

M. Harper, en plus de critiquer ses adversaires, a promis le prolongement, sur cinq ans, d’un programme de recherche pour prévenir la radicalisation. Le Projet Kanishka recevrait 10 millions pour ces cinq ans, si le gouvernement conservateur était réélu le 19 octobre.

Cet appétit pour la recherche sur les causes du terrorisme contraste avec les déclarations passées du chef conservateur. Au lendemain de l’attentat au marathon de Boston, en avril 2013, M. Harper s’était moqué de M. Trudeau qui parlait des « causes profondes » du terrorisme. Le premier ministre sortant disait alors qu’il fallait punir les terroristes et non pas essayer de les comprendre.

Loin de ce débat, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, faisait campagne à Montréal, vendredi. Il a proposé de faire exactement l’inverse de ce que suggère la commission Robillard, soit de rapatrier l’administration de l’impôt fédéral au Québec, comme c’est le cas pour la TPS.

M. Mulcair était à Edmonton pour mousser son plan d’investissement dans le transport public et les infrastructures municipales. Le NPD injecterait 1,3 milliard $ par année sur 20 ans dans le transport en commun et augmenterait les transferts directs aux municipalités de 1,5 milliard par année d’ici quatre ans.

Le chef libéral était de passage à Burnaby, en Colombie-Britannique. Il y a promis qu’un gouvernement libéral créerait 40 000 emplois par année pour des jeunes travailleurs, pour les trois prochaines années.

À voir en vidéo