Harper ne dit pas s’il enverra plus de fonctionnaires sur le terrain

Mississauga, Ont. — En dépit des demandes de Québec, Stephen Harper ne précise pas s’il compte envoyer davantage de fonctionnaires dans les camps de déplacés pour accélérer l’arrivée de réfugiés syriens au Canada.

Le chef conservateur s’est fait questionner mardi sur ce qu’il entendait faire des demandes de certaines provinces et municipalités, qui souhaitent accueillir plus de réfugiés syriens, plus rapidement. Québec a notamment fait savoir qu’il voulait devenir la terre d’accueil de 2450 réfugiés en plus des 1200 qu’il comptait déjà recevoir cette année.

M. Harper s’est montré inflexible, répétant qu’il était important de procéder à des vérifications avant de permettre aux réfugiés issus d’une zone de combat terroriste de fouler le sol canadien.

Il a précisé qu’il voulait s’assurer que les personnes sélectionnées par Ottawa soient parmi les plus vulnérables, surtout issues des minorités ethniques et religieuses.

Le chef conservateur n’a pas indiqué s’il avait l’intention d’envoyer plus de fonctionnaires sur le terrain pour accélérer le processus.

M. Harper a profité d’un arrêt à Mississauga, dans la région de Toronto, pour annoncer qu’un gouvernement conservateur réélu doublerait les sommes qu’il accorde aux parents qui mettent de l’argent de côté pour les études de leurs enfants dans des Régimes enregistrés d’épargne-études (REEE).

Pour les familles gagnant moins de 44 000 $ par années, la subvention gouvernementale atteindrait 200 $ pour le premier 500$ investi par les parents. La subvention accordée à une famille gagnant 88 000$ serait de 100 $.