L’investiture de Thomas Mulcair lance les hostilités des deux prochains mois

L’investiture de Thomas Mulcair dans Outremont permet au NPD de boucler la liste de ses 78 candidats québécois en vue de l’élection du 19 octobre.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’investiture de Thomas Mulcair dans Outremont permet au NPD de boucler la liste de ses 78 candidats québécois en vue de l’élection du 19 octobre.

La campagne électorale du Nouveau Parti démocratique (NPD) a débuté il y a plusieurs semaines, mais les troupes néodémocrates ont relancé les hostilités pour les deux prochains mois jeudi soir en investissant le dernier candidat québécois : leur chef, Thomas Mulcair.

Accueilli par les applaudissements de ses partisans réunis au théâtre Rialto, à Montréal, le chef néodémocrate et candidat dans la circonscription d’Outremont a livré un discours rappelant le chemin parcouru par le NPD au cours des dernières années.

Le nom de Jack Layton a été évoqué à plusieurs reprises, M. Mulcair insistant sur l’importance de terminer le travail entamé en 2011 par son défunt prédécesseur.

« Nous avons alors déclenché une vague sans précédent, la vague orange. Une vague que certains décrivaient alors comment un accident de parcours, a-t-il déclaré. Ils se sont trompés. »

Thomas Mulcair a rappelé les principales réalisations du NPD sur les banquettes de l’opposition et il a réitéré certains engagements récents, comme le salaire minimum fédéral de 15 $ l’heure ou encore le financement de places de garderies à 15 $ — à condition que les provinces acceptent de contribuer à l’effort financier. Il a ensuite réservé l’essentiel de ses attaques aux conservateurs de Stephen Harper, dont le plan économique a échoué, a-t-il soutenu.

Lorsqu’on lui parle de récession, M. Harper est le seul premier ministre de l’ère moderne à devoir demander « laquelle », a lancé le chef du NPD.

Il a également répondu à mots couverts à ceux qui prétendent que son parti ne défend pas adéquatement les intérêts du Québec. « Notre équipe est constamment à l’oeuvre pour défendre [des] organismes essentiels à la vie communautaire, tout comme elle représente avec force le Québec sur les grands enjeux nationaux. »

Thomas Mulcair a par ailleurs repris là où il avait laissé plus tôt en journée en consacrant une partie de son allocution à la crise des migrants et au besoin d’agir sans attendre dans ce dossier.

Liste complétée

Le rassemblement de jeudi a pris des allures de nouveau départ dans cette longue campagne électorale puisque tous les partis, y compris le NPD, ont l’intention d’accélérer le rythme à partir de la fête du Travail.

L’investiture de Thomas Mulcair dans Outremont permet au NPD de boucler la liste de ses 78 candidats québécois en vue de l’élection du 19 octobre. Au Québec, le parti a un taux de représentation féminine légèrement inférieur à 50 %.

M. Mulcair est député d’Outremont depuis 2007. Lors de la dernière élection de 2011, il a remporté la course avec 56,37 % des voix, contre 23,69 % pour son plus proche poursuivant, le libéral Martin Cauchon. Cette année, il fera notamment face à Rachel Bendayan (Parti libéral), Rodolphe Husny (Parti conservateur) et Roger Galland Barou (Bloc québécois).

7 commentaires
  • Jean Lapointe - Abonné 4 septembre 2015 08 h 19

    Nous pourrions nous passer d'Ottawa si nous le pouvions.

    « Notre équipe est constamment à l’oeuvre pour défendre [des] organismes essentiels à la vie communautaire, tout comme elle représente avec force le Québec sur les grands enjeux nationaux. » (Thomas Mulcair)

    C'est bien gentil monsieur Mulcair mais au Québec nous serions capables de défendre nos intérêts tout seuls si nous pouvions le faire.

    Mais pour pouvoir le faire il faudrait que le Québec soit un pays indépendant.

    Le Québec peut très bien se passer d' un grand frère à Ottawa même si c'est le NPD qui est au pouvoir.

    Et je dirais même surtout si c'est le NPD qui est au pouvoir étant donné que son chef actuel est l' un de ceux qui ont été dans le camp du NON lors du référendum de 1995 et étant donné donné qu'il a combattu la Loi 101 lorsqu' il était à Alliance Québec.

    Je pense qu'il faut se méfier de ce monsieur parce qu' il semble changer d'idée comme il change de chemise. Comment expliquer autrement le fait qu'il ait pu admirer madame Thatcher pour ses idées et sa politique néo-libérale et après coup se présenter à la direction d' un parti qui dit se vouloir social-démocrate?

    Il y a quand même une marge entre les deux. Il faudrait que monsieur Mulcair nous explique pourquoi il a si soudainement changé d'idée. C'est quoi qui l'a fait changer d'idée si jamais c'est sincère?

    Ce qu'il nous faut à nous Québécois pour moi ce sont des députés du Bloc québécois, des députés souverainistes qui non seulement vont défendre à 100% les intérêts du Québec mais en plus vont répandre l'idée de la nécessité pour le Québec d'être indépendant s'il veut être fier de lui-même au lieu d'être un éternel perdant.

    Nous ferions une erreur en votant nombreux pour le NPD. Nous ferions l'erreur de laisser croire aux Canadians du ROC que nous aurions abandonné toute idée de nous émanciper. Cela affaiblirait notre cause laquelle est pourtant vitale d'autant plus qu'on les sait hostiles à l'indépendance malgré leur intention de respecter la démocratie.

    • Françoise Maertens - Abonnée 4 septembre 2015 11 h 46

      Je suis entièrement d'accord aec votre réponse!!! Merci de l'avoir si bien écrit!

  • Françoise Maertens - Abonnée 4 septembre 2015 11 h 45

    Un autre politicien...

    ... qui utilise (instrumentalise?) les enfants en les utilisant pour sa photo...Et autant pour le Ministre de l'éducation!!!

  • Geneviève Rouleau - Abonné 4 septembre 2015 12 h 23

    Ne sautons pas d'étape

    Mais, pour l'instant, nous faisons toujours partie du Canada et notre devoir est de nous débarrasser de Harper. Le rêve indépendantiste, que je partage, ne changera rien à la dure réalité d'un éventuel gouvernement conservateur porté de nouveau au pouvoir. Les enjeux sont trop importants. Trop urgents. Assurons-nous d'abord de retirer le pouvoir aux conservateurs, nous nous occuperons de la souveraineté ensuite.

  • Christian Koczi - Abonné 4 septembre 2015 14 h 06

    À moins que...

    Je me demande à l'occasion si un retour des conservateurs avec moins de 25% des électeurs inscrits comme en 2011 ne précipiterait pas plus promptement le constat d'échec qui serait si utile à ceux et celles qui veulent du changement...

  • Benoit Toupin - Abonné 4 septembre 2015 14 h 45

    Censure...

    Monsieur Blais ne doit pas être content de la photo! Une enfant portant les couleurs du NPD...