Le NPD mène une course très serrée

État des lieux après un mois de campagne : le Nouveau Parti démocratique (NPD) mène dans les intentions de vote, mais de très peu. Deux nouveaux sondages publiés lundi ont ainsi confirmé une courte avance pour les néodémocrates. Mais ils ont surtout rappelé que la course demeure très serrée entre les trois principaux partis.

La firme Abacus Data situait lundi le NPD de Thomas Mulcair à 31 %, soit une baisse de quatre points par rapport à leur dernier coup de sonde, il y a deux semaines. Les conservateurs suivent avec 30 % (hausse d’un point), devant les libéraux (en hausse de deux points, à 28 %).

Dans les faits, il s’agit d’une égalité statistique. Le sondage a été mené en ligne auprès de 1500 personnes, entre les 26 et 28 août. Or, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 2,6 %, dans 19 cas sur 20, ce qui place les trois partis à égalité.

La semaine dernière, deux sondages (Forum Research et Angus Reid) avaient mis en relief une avance plus importante pour le NPD (jusqu’à dix points selon Forum).

Large avance au Québec

Au Québec (308 répondants, 78 sièges), Abacus classe le NPD loin devant, avec 44 % des intentions de vote (trois points de moins par rapport au dernier sondage). Les libéraux sont deuxièmes (23 %), alors que le Bloc québécois et les conservateurs récoltent 13 % chacun. En Ontario (301 répondants, 121 sièges), la firme met les libéraux et les conservateurs à égalité, environ sept points devant le NPD.

Abacus a aussi sondé les répondants par rapport au procès du sénateur Mike Duffy : le quart d’entre eux ont indiqué avoir suivi de près les tribulations de l’ancien journaliste. Plus de six personnes sur dix pensent que M. Duffy a mal agi dans cette histoire, un taux légèrement supérieur à celui enregistré par Nigel Wright (53 %) et Stephen Harper (49 %). Seulement le quart des sympathisants conservateurs croient la version du premier ministre — essentiellement, qu’il n’était pas au courant du stratagème élaboré pour permettre à Mike Duffy de rembourser le Sénat.

Pour sa part, la firme Innovative Research Group (IRG) a sondé 2000 personnes pour établir que le NPD aurait récolté 32 % du vote si des élections avaient eu lieu entre les 24 et 26 août. Dans ce sondage comme dans l’autre, les conservateurs suivent avec 30 %, trois points devant les libéraux. Au Québec (479 répondants), IRG accorde 41 % au NPD, 22 % aux libéraux et 17 % aux bloquistes et aux conservateurs.

La moyenne des sondages telle qu’elle est compilée par le site ThreeHundredEight.com (hébergé par CBC) donne actuellement 33,5 % au NPD (en baisse de deux points), 29,1 % aux conservateurs et 27,3 % aux libéraux. De tels résultats pourraient donner 128 sièges au NPD, estime le site spécialiste de l’analyse des sondages et de leur impact projeté.

7 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 1 septembre 2015 00 h 19

    Déjà à bout des sondages...

    Cette campagne est définitivement trop loooooooooooooooooooooooongue!!!

    Ils en parlent chaque soir pendant un quart d'heure à 24h en 60 minutes et il n'y a tellement rien de pertinent a dire...

    Garfield déteste les lundis, Mafalda déteste la soupe et je déteste les campagnes électorales!

    la messe est dite!..

    • Raymond Labelle - Abonné 1 septembre 2015 10 h 08

      Avec une campagne de durée normale, les élections seraient cette semaine. Aujourd'hui même peut-être (un lundi).

      En tout cas, le 19 octobre est un lundi - cela agrémentera-t-il ce lundi pour Garfield? Peut-être que ça va dépendre des résultats - je ne connais pas ses préférences.

    • Raymond Labelle - Abonné 1 septembre 2015 10 h 17

      Pourquoi une campagne si longue?

      On peut soupçonner deux raisons.

      1 - En 2014 les Conservateurs ont fait amender la loi électorale pour que le plafond des dépenses autorisées augmente de plus en plus chaque jour, à partir du 37ème jour de la campagne.

      Comme les coffres du parti conservateurs débordent, et que les adversaires ont de bien moins bonnes finances, la tactique est probablement d'épuiser les adversaires financièrement. Et plus on s'approchera du moment où les dépenses ont le plus d'effet, c'est-à-dire, du jour de l'élection, plus les dépenses autorisées seront grandes. Probablement envisagé dès le moment de l'amendement à la loi électorale.

      Détails: "Jusqu’en 2014, la limite des dépenses permises était de 25 millions, peu importe la durée de la campagne. Les partis peuvent désormais dépenser 675 000 $ de plus par jour à partir du 37e jour de celle-ci. Chaque candidat peut aussi dépenser 2700 $ de plus par jour à partir de cette date, qui s’ajoutent aux 100 000 $ habituellement permis." Tiré de: http://www.ledevoir.com/politique/canada/446344/un

      2 – La gens qui votent conservateur ont plus tendance à aller voter que les gens qui votent pour les autres partis. Une looooooooooongue campagne finit par lasser et favorise l’abstention. Ce qui favorise les conservateurs.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 2 septembre 2015 19 h 49

      Merci monsieur Labelle pour ces éclaircissements.

      Très intéressant.

      C'est tout qu'un ratoureux notre Stéphane...

      En effet, à force chaque jour de tous les voir faire les marioles, je commençais à sérieusement envisager de m'abstenir.

      Après vous avoir lu, je sais que c'est aider Harper, mais voter pour le bloc aussi c'est l'aider et je ne veux pas voter pour Trudeau ni pour un ancien du cabinet de Jean Charest.

      Donc vous qui semblez vous y connaître en tactique, laquelle devrais-je employer ce fameux Lundi de scrutin?

      S.O.S!

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 1 septembre 2015 09 h 05

    42%

    42% de support québécois au NPD fédéral pendant que tous les partis sont égaux dans le ROC. J'apprécierais autant de volonté à diriger notre propre destinée qu'à nous imposer sur celles de neuf autres provinces où nous n'avons aucune influence et où nous sommes considérés comme des quéteux.

    Si j’étais canadien hors Québec, je nous dirais : Mais qu’est-ce que vous voulez ? Même pas capable de vous diriger vous-même ! (et je reste poli)

    Je suis québécois et je me pose la même question : Mais de quoi je me mêle ? Ça fait des siècles qu’on se plaint de l’ingérence du fédéral dans nos affaires et on leur rend la monnaie de la pièce en faisant la même chose. Y a comme un manque de connections neuronales à quelque part. Vouloir imposer notre volonté sur ce grand territoire quand on laisse aller à vau-l’eau ce que nous devrions régir sur le nôtre ? Je la pogne tout simplement pas !

    Des fois, je pense que le «référendum» devrait se faire pancanadien, on gagnerait surement. «Voulez-vous que le Québec se sépare ?» Y aurait un Big Yes au boutte et le pourcentage serait astronomique; beaucoup plus que 42%. Même le p’tit gars de Shawinigan serait satisfait du pourcentage. 50%+1 ? Ça c’est la première demi-heure.

    À moins de suivre la nouvelle mode à l’Assemblée de présenter, un genou par terre, sur un plateau d’argent, les pouvoirs que nous avons arrachés de peine et de misère à cet ogre insatiable et prétentieux qu’est un gouvernement qui flotte au-dessus des têtes à tout le monde depuis George Étienne.

    Qui ouvrira le jeu ? Qu’osera dire un gouvernement fédéral à un résultat pancanadien supportant notre séparation ? Le pire qui pourrait arriver est qu’on demeure où on est, mais… ce serait clair et ce serait le dernier ! Non, finalement, le pire est que les québécois votent non et que le ROC vote oui.
    On joue ou on joue pas ?

    Bof ! Autant rester dans notre ‘tit coin à chiquer la guenille et dire aux autres quoi faire à 42% !

    PL

  • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 1 septembre 2015 09 h 43

    Abasourdi.

    Démantellement du seul État Français d'Amérique.

    Nous sommes en train de nous faire avoir par Couillard, Quoiteux et la Robillard...

    Toutefois, ce n'est pas assé, nous nous ferons bientôt rouler dans la farine par Mulcair et ses poteaux...

    Comme disait ma grand-mère..."Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu"?

  • Clermont Domingue - Abonné 1 septembre 2015 10 h 06

    Il ment...

    Seulement un sympathisant conservateur sur quatre croit la version du premier ministre dans l'affaire Duffy; pourtant, ils vont voter pour Harper. C'est probablement qu'ils pensent que les politiciens sont des menteurs et que ça n'a pas d'importance...
    Drôle de monde!