Marguerite Blais confirme son départ de la politique

Marguerite Blais a indiqué qu’elle a besoin d’un défi et qu’elle n’en trouve plus en politique dans son travail actuel.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Marguerite Blais a indiqué qu’elle a besoin d’un défi et qu’elle n’en trouve plus en politique dans son travail actuel.

La députée et ex-ministre libérale Marguerite Blais a confirmé son retrait de la vie politique.

En entrevue à l’émission de radio de Paul Arcand sur les ondes de FM 98,5, vendredi matin, Mme Blais a indiqué qu’elle a besoin d’un défi et qu’elle n’en trouve plus en politique dans son travail actuel.

Celle qui représente Saint-Henri–Sainte-Anne depuis huit ans s’était vu confier, en 2007, le dossier des aînés au sein du gouvernement de Jean Charest, un ministère qu’elle a conservé jusqu’à la défaite de son parti en 2012. Après le retour des libéraux au pouvoir en 2014, le premier ministre Philippe Couillard ne l’a pas intégrée au sein de son cabinet, une décision qu’elle dit comprendre et respecter.

L’année difficile qu’elle vient de connaître a aussi joué un grand rôle dans sa décision. Après avoir été aidante naturelle pendant plusieurs mois, elle a finalement perdu son conjoint, Jean-Guy Faucher, décédé du cancer en mars dernier.

Mme Blais a confié avoir besoin de plus de temps pour récupérer après cette épreuve, ajoutant que, en politique, « on ne peut pas se permettre de prendre une sabbatique ».

Travail exigeant

Expliquant que son travail de députée exige beaucoup de temps et de déplacements, elle a admis qu’elle sentait qu’elle n’avait plus la capacité de pouvoir offrir ces efforts aussi bien que par le passé.

« Je suis revenue deux semaines après à l’Assemblée nationale et j’étais perdue. J’étais vraiment, réellement perdue dans le débat politique, je ne me retrouvais pas, je ne retrouvais pas ma place », a-t-elle affirmé.

« Le bonheur est l’une des choses les plus importantes de la vie et je veux être heureuse, a-t-elle ajouté. Je vais avoir 65 ans et je crois que la politique, ce n’est pas une fin en soi. Pour moi, la politique, ce n’était pas pour en faire une profession, c’était un véhicule pour faire avancer une cause de société. »

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 24 août 2015 12 h 58

    GRATITUDE+++

    et admiration pour le travail accompli.

    Nous, les VIEux, nous vous en sommes reconnaissants. À raison.

    Retraite heureuse ! Plus que bien méritée.