Les libéraux promettent de soutenir les aidants naturels

Esquimalt, C.-B. — Justin Trudeau a une fois de plus tenté de courtiser la classe moyenne, jeudi, en promettant aux Canadiens qui doivent prendre soin d’un proche malade qu’un gouvernement libéral leur offrirait un meilleur accès à du soutien financier.

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC) a affirmé que, s’il était élu premier ministre, il investirait 190 millions $ pour rendre le programme de prestations de compassion pour les aidants naturels plus accessible — un engagement qui, a-t-il assuré, n’aurait aucun impact sur les cotisations d’assurance-emploi versées par les contribuables.

« Il arrive trop souvent que les gens soient obligés de quitter leur emploi et d’épuiser leurs économies pour fournir des soins essentiels, ce qui est injuste », a déclaré M. Trudeau, prenant la parole depuis Esquimalt, une ville située sur la pointe sud de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Selon le chef libéral, la bonification du programme autoriserait le versement de prestations aux personnes s’occupant d’un membre adulte de leur famille qui nécessite des soins importants pendant les heures de travail.

Les parents qui prennent soin d’un enfant gravement malade incapable de fréquenter l’école pendant une période prolongée pourront aussi faire une réclamation en vertu du plan libéral.

La réforme permettrait également aux aidants naturels de répartir les prestations d’une durée de six mois en différents blocs sur une période d’un an.

« C’est un investissement pour notre classe moyenne, mais surtout, c’est la bonne chose à faire », a soutenu Justin Trudeau. « Prendre soin les uns des autres, c’est l’une des choses qui font de nous des Canadiens. »

Pression de différents groupes

Des documents gouvernementaux obtenus en vertu des lois sur l’accès à l’information démontrent que différents groupes, dont la Société canadienne du cancer et la Société canadienne de la SLA, ont fait pression sur les conservateurs pour qu’ils effectuent des changements similaires à ceux proposés par les libéraux, notamment en ce qui concerne l’élargissement des critères d’admissibilité.

Peu avant de prononcer son discours sur l’importance de prendre soin de ses proches, M. Trudeau a prouvé qu’il était un homme de famille en faisant la bise à ses deux tantes, qui étaient toutes les deux présentes à Esquimalt afin d’entendre l’annonce de leur neveu.

Par le passé, le PLC n’a jamais récolté beaucoup de votes sur l’île de Vancouver. Le chef libéral voulait apparemment séduire le sud de l’île, où le vent semble vouloir tourner en la faveur de son parti.

Plus tard, Justin Trudeau a esquivé une question d’un journaliste lui demandant s’il était inquiet de la popularité grandissante du Nouveau Parti démocratique (NPD) au Québec, qui a longtemps été un bastion libéral avant d’être submergé par la vague orange de 2011.

« Je suis très satisfait de l’équipe que nous sommes en train de mettre sur pied au Québec et à travers le Canada », a répondu M. Trudeau. « Nous avons encore deux mois pour rencontrer les gens, pour rappeler que les Canadiens doivent choisir une meilleure option et pas seulement voter contre un gouvernement qu’ils n’aiment pas. »

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