Harper refuse de répondre aux questions sur son chef de cabinet

Ottawa — Stephen Harper persiste et signe : seul le sénateur Mike Duffy et son ex-chef de cabinet Nigel Wright devraient être tenus responsables pour avoir trompé les Canadiens.

De nouvelles preuves déposées en cour suggèrent que l’actuel chef du premier ministre, Ray Novak, était au courant de l’existence du chèque de 90 000 $. Mais M. Harper ne se laisse pas émouvoir pour autant et s’en tient à ses réponses des derniers jours.

En point de presse à London en Ontario, le chef conservateur a répété qu’il y avait «deux personnes, selon [son] jugement, qui étaient responsables»: M. Wright, qui a signé le chèque permettant au sénateur de rembourser des dépenses inappropriées, et M. Duffy, pour l’avoir encaissé.

La veille, un compte-rendu de l’interrogatoire de Benjamin Perrin, ex-conseiller juridique de M. Harper, révélait que, de l’avis de M. Perrin, M. Novak connaissait l’existence du chèque, puisqu’il se trouvait dans une réunion au cours de laquelle il en a été question.

Or, non seulement M. Novak a été promu au poste de chef de cabinet depuis cette réunion, mais il joue actuellement un rôle-clé dans la campagne de M. Harper.

Pas plus tard que la semaine dernière, le porte-parole conservateur Kory Teneycke assurait que M. Novak n’avait pas été informé de l’accord conclu entre M. Duffy et M. Wright à l’époque.

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