Mulcair présente son ministre des Finances

Thomas Mulcair a annoncé vendredi que l'ancien ministre des Finances de la Saskatchewan, Andrew Thomson, sera candidat à Toronto pour le NPD.
Photo: Michelle Siu La Presse canadienne Thomas Mulcair a annoncé vendredi que l'ancien ministre des Finances de la Saskatchewan, Andrew Thomson, sera candidat à Toronto pour le NPD.

Il n’est pas encore élu, et il reste encore 64 jours de campagne électorale au cours desquels bien des choses pourraient changer, mais le chef du NPD fonce. Thomas Mulcair a présenté vendredi un candidat vedette qui, en cas de victoire le 19 octobre, pourrait très bien devenir son ministre des Finances.

M. Mulcair n’est pas peu fier de compter sur Andrew Thomson dans la circonscription torontoise d’Eglinton-Lawrence. Député néodémocrate de 1995 à 2007 dans les gouvernements saskatchewanais de Roy Romanow et Lorne Calvert, M. Thomson a servi comme ministre des Finances en 2006 et 2007. Il a à ce titre déposé deux budgets équilibrés. Andrew Thomson se présente dans la circonscription de l’actuel ministre des Finances, Joe Oliver, où il habite désormais.

« Les faits sont là : Andrew Thomson a un meilleur bilan économique et a présenté plus de budgets équilibrés que Joe Oliver. C’est aussi simple que ça », a raillé M. Mulcair. M. Oliver a promis un surplus pour cette année, mais la récession qui pointe pourrait compromettre ce léger surplus.

Ne reste plus à M. Thomson… qu’à se faire élire. Le NPD n’a jamais remporté la circonscription d’Eglinton-Lawrence depuis sa création, en 1976. En 2011, le NPD y est arrivé bon troisième, avec un peu moins de 12 % des voix exprimées. Joe Oliver y avait obtenu 47 % des votes.

M. Mulcair ne se laisse pas démonter par ces statistiques peu encourageantes. « En 2007, on nous disait qu’Outremont était une forteresse imprenable libérale. Moi j’aime bien quand on me dit que j’essaye de prendre une forteresse imprenable. J’aime bien ce genre de défi. »

Par ailleurs, M. Mulcair en a profité pour promettre que s’il est élu, il consolidera le poste de directeur parlementaire du budget pour en faire un agent du Parlement à part entière. Pour l’instant, le DPB relève de la Bibliothèque du Parlement. En outre, les ministères fédéraux seraient désormais obligés de collaborer aux enquêtes et études du DPB, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. On se rappellera que le DPB n’a jamais été capable d’obtenir une liste complète des programmes ayant été amputés ou abolis dans le cadre du processus de dégraissage de l’appareil fédéral, lancé par les conservateurs et ayant généré des économies de 5,2 milliards de dollars. « La loi leur ordonnera de le faire. Il n’aura pas besoin de se battre en cour comme c’est le cas avec les conservateurs », a justifié M. Mulcair.

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