Le NPD ajoute sa voix contre les «clauses de disparité de traitement»

Le député sortant de Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le député sortant de Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice

La discrimination des nouveaux travailleurs est dans la mire du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui s’est dit — tout comme le Parti libéral du Canada« ouvert » à « améliorer » le Code canadien du travail pour éviterla présence de « clauses de disparité de traitement ».

Ces clauses — interdites au Québec mais tolérées pour les emplois de compétence fédérale — permettent à un employeur de donner des conditions de travail différentes aux nouveaux employés, comme un régime de retraite moins avantageux ou un salaire plus bas pour un même travail réalisé après un nombre d’années équivalent.

« Ça ne respecte pas le principe qu’à tâche égale, salaire égal, déplore le député sortant de Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice. Il faut éviter que les jeunes deviennent une sorte de cheap labor pour les entreprises. »

Le NPD « a déjà pris l’engagement de rouvrir le Code du travail sur plusieurs sujets, donc nous sommes en dialogue [pour les clauses de disparité de traitement] », indique le député sortant.

Ce dernier souhaite toutefois avoir un portrait plus précis de la situation et rencontrer les employeurs et les syndicats pour cibler le meilleur moyen d’intervention contre ces clauses.

Le NPD rencontrera Force jeunesse — groupe qui a lancé le débat — dans les prochaines semaines, comme l’a fait le Parti libéral du Canada mercredi et le fera le Bloc québécois.