Harper propose un RAP plus généreux

Le chef conservateur a promis que s’il était reporté au pouvoir, il permettrait aux acheteurs d’une première maison de puiser jusqu’à 35 000 $ dans leur REER pour effectuer leur mise de fonds.

Déjà, le gouvernement avait augmenté à 25 000 $ ce plafond dans le dernier budget. Cette nouvelle hausse, qu’on présente comme un moyen de faciliter l’accès à la propriété, devrait coûter 30 millions de dollars par an en revenus fiscaux perdus en 2017-2018, lorsque la mesure sera mise en oeuvre. Ces retraits du compte REER doivent être remboursés par l’épargnant. Les remboursements commencent deux ans après le retrait et doivent être complétés 15 ans plus tard.

Le chef conservateur a aussi promis de s’attaquer à la spéculation immobilière que pratiquent les acheteurs étrangers non résidents. Cette spéculation contribuerait à la hausse des prix des maisons dans certains marchés très courus, dont celui de Vancouver où M. Harper se trouvait d’ailleurs pour l’annonce. Pour l’instant, cependant, M. Harper ne promet que de colliger des informations sur le phénomène. Après, si les données l’exigent, il entreprendra des discussions avec les provinces pour décider quels moyens pourraient être pris pour enrayer la tendance.

En coulisse, on donne l’exemple de ce qui se fait en Australie (pays fétiche du Parti conservateur) : les étrangers non résidents ne peuvent qu’investir pour construire de nouvelles habitations et ainsi augmenter, pas diminuer, le parc immobilier disponible. Les étrangers peuvent acheter des habitations s’ils les occupent, mais doivent les revendre lorsqu’ils quittent le pays. On mentionne aussi des incitatifs fiscaux non explicités instaurés au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande.

À voir en vidéo