Mulcair courtise la région de Québec

Lévis — Thomas Mulcair somme les électeurs de la région de Québec de se détourner des conservateurs en arguant que ses troupes seront plus à même de faire rayonner l’économie.

Dans le comté bleu de Lévis-Bellechasse qu’occupe le ministre Steven Blaney depuis 2006, le chef néodémocrate a déploré que les Québécois assis au conseil des ministres aient bien peu l’oreille du premier ministre.

Selon M. Mulcair, «Stephen Harper n’a rien fait pour la région» depuis qu’il est au pouvoir. Il a notamment cité le chantier de la Davie, qui n’a pas récolté sa part du gâteau des contrats fédéraux.

Au premier jour du témoignage de l’ex-chef de cabinet du premier ministre Nigel Wright au procès du sénateur déchu Mike Duffy, M. Mulcair a également lancé des pointes acerbes au sujet du bilan éthique de M. Harper.

Il a par ailleurs dû défendre l’un de ses députés, Jonathan Genest-Jourdain, qui, en entrevue avec un journal spécialisé sur le droit, a évoqué une enfance empreinte de pauvreté et de misère. Le député autochtone de Manicouagan s’est attiré les foudres de membres de sa famille, qui ont pris la parole pour accuser le jeune député d’exagérer.

M. Mulcair a soutenu son candidat, signalant que le jeune homme avait eu en effet un parcours très difficile, et qu’il était fier de l’avoir recruté.