Des opposants d’Énergie Est au lancement de l’autobiographie de Mulcair

Thomas Mulcair a déjà affirmé ne pas faire confiance à l’actuel processus d’examen des pipelines.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Thomas Mulcair a déjà affirmé ne pas faire confiance à l’actuel processus d’examen des pipelines.

Le lancement de l’autobiographie du chef néodémocrate Thomas Mulcair a été brièvement interrompu, lundi, alors que des manifestants l’ont pressé de prendre position sur le pipeline Énergie Est.

Alors que M. Mulcair lisait des passages de la version anglaise de son autobiographie Le courage de ses convictions, quelques membres de l’assistance se sont levés, ont déployé des banderoles et ont crié « Arrêtez Énergie Est ».

« S’il est jugé incompatible avec l’action nationale de lutte contre le changement climatique, direz-vous non au pipeline ? », a hurlé un manifestant alors qu’il était gentiment escorté à l’extérieur de la salle par les services de sécurité du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).

« Bien sûr, nous le ferons », a répondu M. Mulcair. « C’est tout le but d’en arriver à un nouveau système [d’évaluation] : s’assurer que nous tenons compte du changement climatique chaque fois que nous analysons un projet. »

Tant M. Mulcair que le chef libéral, Justin Trudeau, ont déjà affirmé qu’ils ne faisaient pas confiance à l’actuel processus d’examen des pipelines et qu’ils mettraient en place ce qu’ils appellent des analyses plus strictes et plus approfondies des projets proposés dans le secteur énergétique.

Le projet de pipeline Énergie Est de l’entreprise TransCanada est particulièrement délicat, car le tracé projeté traverse plusieurs provinces.

L’interruption de l’événement a été brève et relativement amicale ; au moins l’une des manifestantes est par la suite revenue à la séance de dédicaces le temps d’une photo avec Thomas Mulcair.

« Nous nous soucions d’Énergie Est », a-t-elle dit au chef néodémocrate alors qu’elle souriait et prenait la pose avec lui.

L’équipe de M. Mulcair a noté que leurs événements étaient ouverts au public, contrairement à ceux de Stephen Harper. Le chef néodémocrate n’a toutefois pas répondu aux questions des journalistes présents.

Le lancement s’est tenu dans la circonscription de Toronto-Centre, celle de la candidate du NPD Linda McQuaig, dont les propos sur les sables bitumineux ont déclenché une tempête politique la fin de semaine dernière.

La sortie de sa candidate, qui laissait planer l’idée d’un moratoire sur l’exploitation des sables bitumineux, a forcé M. Mulcair à répéter que le NPD soutient le développement des ressources naturelles et la création de marchés leur étant destinés, tant et aussi longtemps qu’une évaluation environnementale rigoureuse et des protections sont en place.

Mme McQuaig n’était pas présente lundi matin. Un employé du chef néodémocrate a souligné que l’événement avait été organisé par l’éditeur, Dundurn Press, et non par le NPD.