Trudeau esquive les questions sur son appui à Eve Adams

Le chef libéral, Justin Trudeau, a esquivé les questions, vendredi, sur l’appui qu’il a offert à l’ancienne députée conservatrice Eve Adams, devenue libérale, mais qui n’a pas réussi à remporter l’investiture en vue des élections du 19 octobre.

Au lendemain du premier débat des chefs, M. Trudeau s’est rendu dans la circonscription torontoise d’Eglinton-Lawrence, représentée par le ministre des Finances, Joe Oliver, là même où Mme Adams a tenté de devenir la candidate libérale il y a deux semaines. Elle a toutefois perdu son pari aux mains de Marco Mendicino, qui a remporté l’investiture.

Vendredi matin, M. Trudeau s’est fait avare de commentaires lorsqu’on lui a demandé si sa décision d’accueillir Mme Adams au sein du Parti libéral était une erreur, qui pourrait maintenant nuire aux chances de M. Mendicino de battre les conservateurs.

« Je suis tellement fier du processus de nomination ouvert qu’on a mis en place à travers le pays, a-t-il simplement répondu. Ce que ça signifie, c’est que d’excellents candidats ont bâti des équipes extraordinaires pour rassembler, livrer bataille et bâtir le type d’attaque au sol dont nous avons réellement besoin. »

M. Trudeau a toutefois évité de mentionner le cas de l’association libérale de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, dont huit des dix membres de l’exécutif ont remis leur démission, il y a quelques jours, pour se rallier au NPD. Ceux-ci en avaient contre la manière dont la candidate libérale locale avait été choisie.

Par ailleurs, le chef libéral a assuré que les conservateurs pouvaient passer autant de temps qu’ils le désiraient à parler de ses cheveux et à refuser de prononcer son nom de famille — ce qu’il a qualifié de distractions — puisqu’il resterait centré sur les besoins de la classe moyenne.

« Mes adversaires ont investi beaucoup de temps et d’argent à discuter de mes cheveux et à débattre pour savoir s’ils devaient prononcer mon nom de famille, a dit M. Trudeau. Je suppose qu’ils pensent que ça va me déranger. Mais devinez quoi ? Ça ne m’importune pas. »

Héritage économique

 

Le chef libéral s’est également attaqué à l’héritage économique que laisse le premier ministre Stephen Harper, soutenant qu’il avait plongé le Canada en déficit.

M. Trudeau n’a cependant pas voulu se prononcer sur le temps que prendra un gouvernement libéral pour redresser les finances publiques. « Nous nous sommes engagés à équilibrer le budget. Mais le temps que ça prendra pour y arriver dépendra de la taille du gâchis que M. Harper nous a laissé », a-t-il raillé.

M. Trudeau n’a pas commenté ouvertement sa performance lors du débat des chefs tenu jeudi. Il a toutefois amorcé son allocution vendredi en lançant qu’il s’était bien amusé lors de ce premier débat de la campagne, qui était également son premier à titre de chef libéral. « J’ai toujours apprécié l’occasion de me battre pour mes valeurs, pour le Canada, et c’est exactement ce que nous avons fait », a-t-il dit.

Je suis tellement fier du processus de nomination ouvert qu’on a mis en place à travers le pays.

À voir en vidéo