Crédit à la rénovation: réactions partagées

Les experts en immobilier sont plutôt partagés quant aux impacts que pourrait avoir sur le marché canadien le nouveau crédit d’impôt à la rénovation promis par les conservateurs dès le début de cette campagne électorale. Certains croient que la mesure fiscale pourrait alimenter un marché pourtant déjà très effervescent, alors que d’autres demeurent sceptiques quant à ses impacts réels sur le secteur immobilier. Ahmed Helmi, courtier immobilier dans la région de Toronto pour Royal LePage, soutient que le crédit d’impôt pourrait encourager les propriétaires à rénover leur résidence et à y rester, ce qui réduirait le nombre de maisons sur le marché de la revente. Dans un marché très actif comme celui du Grand Toronto, cette réduction de l’offre pourrait faire augmenter encore davantage le prix des maisons, croit M. Helmi. Mais son collègue Desmond Brown pense, lui, que la promesse de Stephen Harper de pérenniser cette mesure fiscale — si l’économie le permettait — n’aurait « aucun impact » sur les marchés, parce que le crédit d’impôt proposé n’est pas assez attrayant. Le nouveau programme proposé par les conservateurs prévoit toujours un crédit d’impôt non remboursable de 15 %, mais sur un montant maximal de 5000 $ par année.

À voir en vidéo