Le PQ de PKP n’arrivera pas à «briser le Canada», croit Christy Clark

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, n’a pas l’ombre d’une chance de faire le pays du Québec, est d’avis la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark. « Le PQ a échoué dans toutes ses tentatives visant à briser le Canada. Je ne pense pas qu’il réussira dans le futur », a-t-elle lancé vendredi avant-midi.

À ses yeux, « les Québécois ne sont pas différents des Britanno-Colombiens ».« Il y a maintenant une génération de personnes, regardant vers l’avant, des citoyens du monde, qui souhaitent créer de la richesse, bâtir leur vie [et] faire partie du monde, pas seulement du Québec ou du Canada », a affirmé Mme Clark lors du Conseil de la fédération, vendredi dans la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador. « Le Québec est différent du Québec d’il y a 30 ans, d’il y a 20 ans », a-t-elle ajouté. Les Canadiens — y compris les Québécois — sont aujourd’hui las des débats constitutionnels. « Ces sujets sont simplement moins importants pour les Canadiens à travers le pays », estime-t-elle.

Bref, Mme Clark ne misera pas un sou sur une victoire dans les urnes des indépendantistes québécois à la suite de l’arrivée du magnat de la presse Pierre Karl Péladeau. « Je sais que M. Péladeau a de grandes ambitions. Je pense qu’il va voir ses ambitions déçues à long terme », a-t-elle conclu.

Questionnés sur l’entrée en scène de M. Péladeau, les autres chefs de gouvernement ont dit refuser de s’immiscer dans la politique interne québécoise… mais plusieurs ont tenu à louanger le premier ministre libéral Philippe Couillard. « J’aime tellement travailler avec le premier ministre Couillard », a notamment lancé la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne. « Les Québécois peuvent avoir l’assurance complète que M. Couillard est une personne énergique, directe et efficace », a ajouté son homologue saskatchewanais, Brad Wall. Le PQ relégué dans l’opposition, tous les chefs de gouvernements provinciaux et territoriaux ont l’intérêt de la fédération à coeur, se réjouissent-ils.

Au Québec, Pierre Karl Péladeau a pris soin d’indiquer que l’avenir de la nation « ne se décide pas en Colombie?Britannique, en Saskatchewan ou ailleurs ».« Il se décide ici, au Québec », a fait valoir le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale par voie de communiqué. « Le mouvement indépendantiste porte un légitime projet d’émancipation des Québécois. Nous avons la conviction profonde que la pleine liberté politique et économique permettra de nous enrichir collectivement. » Cela dit, le projet de pays du Québec « n’est en rien incompatible avec la réussite des provinces canadiennes », a-t-il poursuivi.

M. Péladeau a également déploré le « laisser-aller »de M. Couillard, lui reprochant notamment d’avoir « complètement oublié les intérêts des Québécois au bénéfice de son attachement à l’unité canadienne ».

Il y a maintenant une génération de personnes, regardant vers l’avant, des citoyens du monde, qui souhaitent créer de la richesse, bâtir leur vie [et] faire partie du monde, pas seulement du Québec ou du Canada