Leadership conservateur - Une riche femme d'affaires pourrait se lancer dans la course

Ottawa — La femme d'affaires multimillionnaire Belinda Stronach réfléchit à la possibilité de se porter candidate à la direction du nouveau Parti conservateur, ont indiqué certaines sources hier.

«Les chances qu'elle soit candidate sont passées de 5 % à 75 % [...] depuis que plusieurs personnes lui ont manifesté leur appui», a expliqué un membre de l'entourage de Mme Stronach, commentant les rumeurs au sujet de sa candidature.

Présidente-directrice générale de Magna International, Belinda Stronach, 37 ans, s'est illustrée ces dernières années, ce qui lui a valu le titre de femme d'affaires la plus puissante du Canada. Sa candidature ajouterait un peu d'éclat à la course au leadership du nouveau parti fédéral. Jusqu'ici, les candidats de prestige ont tous renoncé à y participer. Après l'ancien premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, l'actuel premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, a récemment annoncé qu'il ne sera pas candidat.

La nouvelle formation, issue de la fusion du Parti progressiste-conservateur et de l'Alliance canadienne, n'a pas encore de programme politique et son caucus est divisé, à la veille d'une élection fédérale qui pourrait être déclenchée au printemps.

Jim Prentice, un avocat de Calgary qui a terminé deuxième lors de la dernière course au leadership du Parti progressiste-conservateur, est le seul candidat déclaré pour le moment. Le chef de l'Alliance canadienne devrait annoncer sa candidature lundi. L'élection du chef de la nouvelle formation aura lieu lors d'un congrès qui se tiendra du 19 au 21 mars prochain. Stephen Harper est considéré comme le favori.

Il y a deux mois, Mme Stronach avait semblé écarter la possibilité qu'elle fasse le saut en politique active, après avoir joué un rôle important dans la fusion des deux partis de droite.