Le sénateur Don Meredith visé par une «évaluation»

Ottawa — Un sénateur conservateur nommé par le premier ministre Stephen Harper se retrouve au coeur d’une révision spéciale de la chambre haute en lien avec le roulement de personnel au sein de son bureau.

Don Meredith fait l’objet de ce que le Sénat désigne comme une « évaluation en milieu de travail » depuis le mois de février.

À ce jour, un certain nombre d’anciens membres du personnel de M. Meredith ont été interviewés à propos de leur expérience alors qu’ils travaillaient pour lui.

Le président du Sénat, Leo Housakos, a confirmé que l’examen était en cours et qu’un rapport présentant les résultats de cette évaluation devrait être disponible d’ici la fin du mois.

Selon lui, la révision a été commandée par son prédécesseur, Pierre Claude Nolin, et par d’autres sénateurs influents qui étaient inquiets du nombre élevé d’employés ayant emprunté les « portes tournantes » du bureau de Don Meredith durant un court laps de temps.

M. Housakos a précisé qu’ils estimaient que cette situation était « discutable ».

Enquêteur externe

Le président du Sénat a aussi dit qu’un enquêteur externe avait été invité à se pencher sur ce dossier.

La porte-parole du Sénat, Nancy Durning, a pour sa part indiqué qu’il n’y avait pas eu de plainte formelle à l’encontre de M. Meredith.

Elle a ajouté que ce dernier pourrait devoir se soumettre à un processus disciplinaire interne ou à une révision supplémentaire menée par le Bureau de la conseillère sénatoriale en éthique, Lyse Ricard.

Quant à Don Meredith, il s’est abstenu de faire des commentaires, jeudi, alors qu’il s’apprêtait à aller siéger.

Stephen Harper l’a nommé au Sénat en 2010. Deux ans plus tôt, M. Meredith avait tenté en vain de se faire élire sous la bannière conservatrice lors d’une élection partielle tenue dans la circonscription de Toronto Centre.

Ce n’est pas la première fois que Don Meredith se retrouve dans de beaux draps.

En 2012, il avait participé à un événement culturel à l’hôtel de ville d’Ottawa qui était coorganisé par l’ambassade d’Iran et ce, malgré le fait qu’Ottawa avait déjà adopté la ligne dure à l’endroit de Téhéran.