Le sénateur Boisvenu se défend dans le rapport du vérificateur général

Le sénateur québécois Pierre-Hugues Boisvenu soutient que son travail de conscientisation sur les droits des victimes fait partie de son travail parlementaire.

Il y va de cette ligne de défense dans une réplique contenue dans le rapport du vérificateur général (VG) sur les dépenses au Sénat qui a été rendu public mardi.

Le sénateur, l’un des champions de la loi et l’ordre du premier ministre Stephen Harper, a vu son dossier transféré à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans la foulée de l’enquête du VG.

L’agent indépendant du Parlement estime qu’il a cumulé des dépenses de plus de 60 000 $ sans être en mesure de prouver que celles-ci étaient liées à ses activités parlementaires.

Le sénateur Boisvenu était notamment appelé à justifier des factures présentées pour des envois postaux de son livre ou des déplacements effectués pour faire la promotion de celui-ci.

Il explique, dans le document, qu’il ne reçoit aucune rémunération ni pour ses conférences, ni «pour la vente de livres qui peut avoir lieu sur place».

Il plaide que les réclamations en frais de déplacements sont justifiées puisqu’il est «impensable» de croire que son travail de promotion des droits des victimes peut être effectué exclusivement à partir d’Ottawa.

Après avoir été informé que son dossier serait confié à la GRC, M. Boisvenu a annoncé jeudi soir dernier qu’il quittait le caucus conservateur et siégerait dorénavant comme indépendant.

3 commentaires
  • Sylvain Dionne - Inscrit 9 juin 2015 16 h 35

    Quand on nous prend pour des valises

    Bien voyons donc, c'est du n'importe quoi! Un travail de "promotion des droits des victimes"! Tout le monde est déjà sensible au droit des victimes (et avec raison)! Par contre, il n'y a pas beaucoup de sensibilisation sur la prévention, c'est à dire comprendre qu'est-ce qui peut amener un individu à faire du mal à un autre afin de l'éviter. Et surtout, ce n'est pas le gouvernement actuel qui va faire la promotion des hypothèses du genre maltraitance, négligence et pauvreté pendant l'enfance, maladies mentales ainsi que l'accroissement des inégalités entre riches et pauvres, etc.

    Non, ça préfère piger allègrement dans la caisse en mettant ça sur le dos des autres en se collant une étiquette de victime sur le front. Enfin, je pense justement le contraire de ce qu'il prétend: ce sénateur l'est devenu en manipulant et en récupérant la sympathie que nous avons tous envers les victimes!

  • Richard Labelle - Abonné 9 juin 2015 16 h 48

    Foutaise!

    Il se serait servi de l'argent des contribuables pour financer les activités de l'organisme qu'il a créé bien avant d'être sénateur. Et s'i n'était pas sénateur, qui paierait ses déplacements pour la promotion de ses livres? Et il fait la promotion de ses livres "sur son temps de travail"? payé par nous? Y'a des gens qui perdraient leur emploi pour activités personnelles sur leur temps de travail. Beau défenseur de la loi et l'ordre, version Harper. Révoltant!

  • Pierre Valois - Abonné 9 juin 2015 20 h 11

    Une preuve à offrir

    Comme tous les parlementaires d'aujourd'hui, ce sénateur utilise couramment la téléphonie cellulaire. S'il veut faire une preuve incontournable de sa situation (résidence incertaine), il n'a qu'à offrir qu'on consulte les données de géolocalisation de ses appareils cellulaires afin de déterminer, pour la période qui fait l'objet de la vérification du VG, où il se trouvait précisément.

    Sa conduite antérieure sur une question qui soulevait des doutes quant à l'embauche de l'une des employées de son cabinet et sur sa conduite témoigne, en soi, de l'élasticité de sa conscience. Il a trop étiré cet élastique et il vient de lui sauter au visage; il n'a toutefois aucun remords s'il faut se fier à ce qu'il offre comme défense.