Les verts recrutent un autre candidat de taille

André Bélisle a quitté vendredi l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, qu’il avait fondée il y a 33 ans.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir André Bélisle a quitté vendredi l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, qu’il avait fondée il y a 33 ans.

Après quelque 40 ans à défendre l’environnement sur d’innombrables tribunes, André Bélisle aimerait maintenant le faire au sein d’une des plus importantes d’entre elles : celle de la Chambre des communes. Le militant environnementaliste a été recruté par le Parti vert du Canada pour les prochaines élections.

C’est une troisième prise d’importance pour les verts au Québec, après celles de Daniel Green (chef adjoint) et du comédien Jici Lauzon.

M. Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), a quitté vendredi cette organisation, qu’il avait fondée il y a 33 ans. Il briguera les suffrages dans Bellechasse–LesEtchemins–Lévis, une circonscription actuellement représentée par le ministre conservateur Steven Blaney.

Ce sont d’ailleurs les actions du gouvernement actuel qui ont incité André Bélisle à accepter la proposition des verts. « Il y a un amoncellement de choses qui n’ont pas de sens avec eux, disait-il en entretien lundi. Les lois environnementales ont été abolies ou amoindries pour faire passer le pétrole, ensuite on est arrivés avec toutes sortes de manigances pour intimider les groupes écologistes par des enquêtes de Revenu Canada. Et puis, il y a eu le dépôt du projet de loi antiterroriste C-51 par M. Blaney, qui brime la liberté d’expression. J’ai senti que je devais faire quelque chose. »

M. Bélisle a cette question de liberté d’expression particulièrement à coeur : c’est lui qui avait alerté Le Devoir en 2006 parce que l’AQLPA faisait face à une poursuite de grande ampleur de la part de la société AIM. Ce dossier a largement contribué à ce que Québec adopte, trois ans plus tard, une loi contre les poursuites-bâillons.

Laraque de retour ?

Par ailleurs, Daniel Green a indiqué lundi au Devoir que la porte du parti serait ouverte pour Georges Laraque… si celui-ci peut régler « ses problèmes légaux » avant la prochaine campagne électorale. En 2013, l’ancien hockeyeur avait dû démissionner de son poste de chef adjoint et retirer sa candidature à une élection partielle dans Bourassa quand il avait été accusé de fraude, de vol et de recel, résultat d’une relation d’affaires qui avait mal tourné.

« Georges Laraque est un vert et un végétalien qui est resté fidèle au parti malgré quelques déboires, soutient Daniel Green. On espère que ce sera réglé pour qu’il puisse se présenter pour nous s’il le veut. »

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