Coiteux souhaite des économies d'environ 200 millions

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

Québec espère réaliser des économies de 200 millions sur cinq ans grâce à une révision du rôle du Centre de services partagés du Québec (CSPQ).

Créé il y a dix ans, le CSPQ a pour mission de réaliser des économies d’échelle en fournissant les biens et les services dont les ministères et organismes publics ont besoin, notamment en matière de personnel et de ressources matérielles. L’organisme gère une quarantaine de regroupement d’achats pour des biens aussi divers que les véhicules, le papier, les logiciels et les téléphones cellulaires.

Or, les économies pour les achats regroupés n’ont pas atteint les niveaux espérés, une situation que promet de corriger le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

En conférence de presse, jeudi, M. Coiteux a annoncé la première phase du Plan de transformation du CSPQ qui donnera lieu, au cours des trois prochaines années, à une «évaluation systématique» de la valeur ajoutée des services offerts.

Le ministre a indiqué que le CSPQ abandonnera progressivement les services non rentables et concentrera son action sur ceux qui le sont. Jusqu’ici, 19 services sur 127 ont fait l’objet d’une évaluation et 10 d’entre eux seront soit abandonnés, soit transférés à des ministères.

Parmi ceux appelés à disparaître figurent le Centre de compétence Web, la Gestion des aménagements, la Gestion intégrée de l’impression et de l’imagerie et le Service de câblage du Service d’entretien d’équipement bureautique (SEEB).

Le Service aérien gouvernemental relèvera dorénavant du ministère des Transports et le Centre d’expertise en logiciel libre sera confié au Secrétariat du Conseil du trésor.

Les 2000 employés du CSPQ conserveront leur emploi mais pourront être affectés ailleurs dans l’appareil gouvernemental.

Premier donneur d’ouvrage dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC) — un secteur plongé dans une opération de «redressement» par l’État — le CSPQ a également signé un protocole de collaboration avec l’Unité permanente anticorruption (UPAC), une entente similaire à celle conclue entre l’UPAC et le ministère des Transports.