Amaya souhaite doubler la mise

Amaya veut doubler la taille de ses activités de jeux en ligne d’ici cinq ans en poursuivant l’expansion de PokerStars dans de nouveaux marchés, en plus d’ajouter les paris et les pools sportifs à son offre.

L’entreprise montréalaise s’est fixé cette cible ambitieuse huit mois seulement après avoir acquis le plus grand site Internet de poker en ligne au monde, l’exploitant des marques populaires PokerStars et Full Tilt Poker, pour 4,9 milliards $US.

Au cours d’une conférence téléphonique afin de discuter des résultats du quatrième trimestre, mardi, le président et chef de la direction d’Amaya, David Baazov, a estimé que 2014 avait été une année de « transition ».

« [L’entreprise] a continué à confirmer sa place en tête de peloton en ce qui a trait au poker, un secteur fondamental pour l’entreprise », a-t-il souligné aux analystes.

M. Baazov estime que la société de jeu en ligne peut atteindre ses objectifs en s’établissant dans des nouveaux marchés comme l’Asie, l’Amérique du Sud ainsi que dans certains États américains, comme la Californie et la Pennsylvanie. Le patron d’Amaya a par ailleurs indiqué qu’un premier pari sportif avait été effectué sur PokerStars par l’entremise d’une version bêta, ajoutant qu’une expansion était prévue au cours des deux prochains trimestres.

« C’est un secteur intéressant pour nous, a-t-il dit. Entre 40 et 50 % de nos clients actuels effectuent déjà des paris sportifs sur les plateformes de nos concurrents. Les joueurs sur PokerStars nous le demandaient depuis un certain temps. »

M. Baazov espère également que la plateforme des pools sportifs d’Amaya sera prête avant le début de la prochaine saison régulière dans la Ligue nationale de football (NFL) qui s’amorcera au début du mois de septembre.

« Les joueurs de PokerStars aux États-Unis voulaient nous voir offrir ce service, a indiqué aux analystes M. Baazov. Il y a une forte demande. »

Quant à sa performance au quatrième trimestre, Amaya a essuyé une perte malgré une forte augmentation de ses revenus, une situation attribuable à la transaction visant à acquérir PokerStars en juin dernier.

Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, l’entreprise a dévoilé une perte de 26,7 millions, ou 20 ¢ par action, par rapport à 6,8 millions, ou 8 ¢ par action, à la même période en 2013.