Harper vante John A. Macdonald et suscite la controverse

Les célébrations du bicentenaire de la naissance du père de la Confédération John A. Macdonald par le gouvernement canadien provoquent l’ire de certains groupes, dont la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, qui lançait dimanche un site Web consacré au premier premier ministre.

La SSJB souhaite présenter le « côté sombre » de celui qui fut le premier chef de gouvernement de la fédération canadienne, de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891, évoquant le sort consacré à Louis Riel, aux Sino-Canadiens ou aux Canadiens français sous son gouvernement

De passage à Kingston, considérée comme la ville d’origine du politicien conservateur, le premier ministre Stephen Harper a vanté cet « homme ordinaire ». « Sans lui, le Canada tel qu’on le connaît n’existerait tout simplement pas », a ajouté le premier ministre.

Les commémorations seront nombreuses au cours des prochains mois : la Monnaie royale canadienne dévoilera une nouvelle pièce de deux dollars, et Postes Canada émettra sous peu un timbre en son honneur. Des célébrations doivent être tenues dans plusieurs villes.

Francophobe

M. Harper a salué la vision de John A. Macdonald, tout en reconnaissant son alcoolisme. Il a toutefois tu les prises de position racistes et francophobes de son prédécesseur, déplore la SSJB, notant que le premier ministre « demeure insensible aux nombreuses protestations de citoyens dont les communautés ont été victimes du suprématisme anglo-saxon de Macdonald ».

26 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 12 janvier 2015 01 h 24

    Pendant que la planète...

    Où est Harper? Harper n'est nulle part.

    Ou plutôt oui. Il était à Kingston, pendant que les esprits de tous étaient tournés vers Paris. Et pour faire quoi? Pour continuer d'instrumentaliser l'histoire du Canada à des fins politiques partisanes.

    Ce qu'il faut surtout dire aujourd'hui c'est qu'il à préféré envoyer ses F-18 au Moyen-Orient plutôt que se joindre à tous les dirigeants du monde qui se sont réunis aujourd'hui pour défendre la démocratie, la liberté de pensée et d'opinion, etc.

    Comment comprendre que des pays aux prises avec des problèmes des milliers de fois plus complexes que ceux du Canada (on peut penser à tous les pays de l'Afrique, à la Grèce et même à l'Italie, l'espagne et le Portugal) ont trouvé moyen de se rendre à Paris aujourd'hui alors que M. Harper n'a pas trouvé mieux que de devenir le chantre de John A. Macdomald.

    Vraiment, nous méritons mieux qu'un gérant d'épicerie comme premier ministre. Et surtout, nous méritons une presse de la classe du Charlie-Hebdo pour ridiculiser tout ce qui doit l'être mais plus particulièrement le Parti de Stephen Harper et son cheuf.

    • Gilles Théberge - Abonné 12 janvier 2015 09 h 07

      Où il est? Il est en campagne électorale tout simplement

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 janvier 2015 10 h 06

      À Pierre Valois. Je suis d'accord avec le contenu de votre article et lorsque vous dîtes: «Vraiment, nous méritons mieux qu'un gérant d'épicerie comme premier ministre.», j'ajouterai: on mérite certainement mieux, on mérite de sortir de ce Canada bancal et de se donner notre pays le Québec. sortons de ce pays qui n'est pas le nôtre et donnons-nous le seul pays qui est vraiment à nous: le Québec. Vive un québec Indépendant libre et ouvert sur le monde, dans une relation d'interdépendance avec tous les pays du monde. Pas difficile à comprendre. C'est ça dont nous avons besoin. Gérard Pitre

    • Pierre Valois - Abonné 12 janvier 2015 11 h 56

      À Monsieur Pitre.

      Vous avez raison sur le fond. Mais il faut aussi se dire que nous avons deux petits dirigeants: un gérant d'épicerie au fédéral et un opérateur de dépanneur au provincial.

      De toute évidence nous en avons un de trop.

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 janvier 2015 15 h 57

      À Pierre Valois. Donc selon votre analyse tout à fait exacte, débarrassons-nous du gérant d'épicerie et de son épicerie qui ne contribue qu'à nous empoisonner l'esprit, congédions l'opérateur provincial, qui ne fait pas bien son travail et pour lequel nous le payons pour rien, prenons possessions de ce dépanneur qui en réalité nous appartient et faisons-en une emprise multinationale, qui rayonnera sur toute la planète. C'est comme ça qu'on règle le problème, mais une majorité de colonisés et d'abrutis préfèrent être locataire d'un dépanneur que d'être propriétaire d'une compagnie qui peut rayonner sur la scène internationale. Comme idéal, on a vu mieux. Gérard Pitre

    • Michel Bilodeau - Inscrit 12 janvier 2015 17 h 38

      Steven Harper est partout sauf aux endroit ou il devrait être!
      Se qu'il mentionne sur "John A. Macdonald" n'est qu'un tissus de mensonges car cet homme a tout fait contre le Québec et les Québécois. De plus; il était pratiquement toujours en boissons.
      Vous voyez ce qu'est Steven Harper en lisant se qu'il dit de cet homme indigne .

  • Baruch Laffert - Inscrit 12 janvier 2015 06 h 15

    Qui suscite la controverse?

    De mon point de vue, selon cet article, ce n'est pas Harper qui suscite la controverse mais la Société Saint-Jean-Baptise.

    • ghislaine fortin - Inscrite 12 janvier 2015 08 h 39

      La controverse?? C'est bien beau vouloir refaire l'histoire mais les écrits sont là....alors??

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 janvier 2015 10 h 13

      Baruch Laffert. Selon mon point de vue et non le vôtre, la SSJB a tout a fait raison. Harper manipule l'Histoire du Canada à son avantage. Qu'est-ce que c'est le Canada? C'est ni plus ni moins que le prolongement historique et géographique de ce qu'a été la Nouvelle France, le Canada français et le Québec d'aujourd'hui. Si le Québec n'existait pas, le Canada de ce qu'il en reste serait depuis fort longtemps un état américain. D'ailleurs c'est pour cette raison surtout, que le Canada anglais a tellement peur que nous nous en allions, parce qu'ils savent qu'ils seraient vite bouffé par le géant américain. donc lorsqu'ils viennent nous dire qu'ils nous aiment, ce n'est que de l'hypocrisie et du mensonge et vous semblez vous satisfaire de cette bouillabaise politique que même les chats refuseraient de manger. Vive le Québec libre, vive l'indépendance du Québec. Gérard Pitre

    • Ginette Joannette - Inscrite 12 janvier 2015 10 h 55

      Trop souvent l'histoire est écrite par ceux qui ont gagné la guerre. Trop souvent l'histoire sert des intérêts partisans. Trop souvent l'histoire efface intentionnellement des pans de l'histoire. C'est ce que fait notre honorable premier ministre. Je remercie la société Saint-Jean-Baptiste de son interprétation historique.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 janvier 2015 12 h 13

      Pour une controverse, il faut deux participants.

    • Baruch Laffert - Inscrit 12 janvier 2015 12 h 33

      @Gérard Pitre
      Je n'ai jamais dit que la SSJB n'avait pas raison.
      Tout ce que j'ai dit, c'est que je trouve le titre de cet article est faux puisque Harper ne fait que souligner l'anniversaire de naissance de Macdonald alors que la SSJB en profite pour souligner des faits malheureux de ses mandats comme PM du pays. Puisque c'est la SSJB qui fait exprès pour souligner ces faits un 11 janvier, c'est elle qui suscite la controverse.

      Et je n'ai vu nulle-part qu'Harper prétend que le Canada n'est pas le prolongement histoirique de la Nouvelle-France. Même qu'au contraire il prétendait que la guerre de 1812 a été gagné par le Canada.

      @ghislaine fortin
      Qui parle de refaire l'histoire? Harpe souligne un anniversaire et la SSJB souligne des faits politiques lugubres. Aucune révision histoire dans cet article ou dans mon commentaire.

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 janvier 2015 16 h 07

      À Baruch Laffert. La SSJB ne fait que mettre les points sur les (i) et les barres sur les (t). SI elle ne l'avait pas fait, personne n'aurait pensé à ces faits négatifs de la carrière de John A macdonald. À chaque fois que quelqu'un émet une opinion sur l'histoire relatant des faits, il faut que la vérité ait sa place. Harper s'est bien gardé d'en faire mention. S'il était un homme objectif et sincère il en aurait parlé, mais non, ça ne se fait pas. Lorsque l'on étale les bons coups de qui que ce soit, l'objectif et la neutralité nous obligent à donner les 2 côtés de la médaille, et une fois ceci fait, ce sont aux lecteurs de se faire un jugement, auquel cas contraire, il y a disproportion. Pas difficile ça. Tout ce que ça demande, c'est de l'objectivité et de l'honnêteté intellectuelles. Gérard Pitre

    • Baruch Laffert - Inscrit 12 janvier 2015 19 h 33

      @Gérard Pitre
      Je viens de lire un texte publié dans un journal anglophone qui va beaucoup plus loin que ce que la SSJB dit sur Macdonald. Et en faisait une petite recherche on découvre que ce n'est pas le seul. Donner tout le crédit à la SSJB est grotesque.

      Harper a pris la parole lors d'une cérémonie commémorant un homme. Ce n'était ni la place ni le moment de faire la liste de ses bons et mauvais coups. Le meilleur moment pour discuter de l'héritage d'un politicien est dans une faculté d'histoire ou de politique, par des spécialistes, pas dans une cérémonie commémorative.

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 13 janvier 2015 18 h 17

      Qu'est le Canada?
      Le Canada est le résultat du traité d'Utrecth: en 1713, Louis XIV, roi de France, cède l'Acadie à l'Angleterre comme règlement de la guerre de succession d'Espagne.
      Le Canada est aussi le résultat du traité de Paris: en 1763, Louis XV, roi de France, cède la colonie Française d'Amérique, comme règlement de la guerre de 7 ans et signe le traité de paix entre la France, l'Angleterre l'Espagne et le Portugal.
      La France a donc abandonné sa colonie, "le Canada", aux Anglais en 1763.
      La guerre d'Indépendance Américaine en 1789. La France participe à cette guerre avec les américains tout en leur fournissant de l'armement et des ressources humaines.
      Les orangistes défaits, ou les fidèles au roi d'Angleterre se réfugieront au Canada, et se verront accordés des faveurs et des priorités par la métropole d'Angleterre, au détriment des canadiens français, et il y aura la saga des patriotes.
      Les militaires anglais, les marchands anglais et les réfugiés américains formeront la société britannique en amérique du Nord.
      Le Canada est donc le 51 ième état américain, non reconnu.
      MacDonald, sans la chambre des communes d'Angleterre, n'aurait rien réussi. Pour avoir appuyer les états du sud pendant la guerre de sécession, le Canada s'est vu refusé les échanges commerciales Nord-sud avec les américains. Il a donc du créé le dominion du Canada, développer le commerce est-ouest canadien avec le chemin de fer, construit par les chinois. Ça Harper en parle pas. Ne pas en parler c'est de la désinformation.
      Notre grand leader est un désinformant.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 janvier 2015 06 h 54

    Surprenant

    C'aurait été surprenant que Harper tienne le même discours que la SSJB, très surprenant. Trouvez pas ?

    PL

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 12 janvier 2015 07 h 58

    Et les autres ?

    À quand une célébration pour Louis Riel et les sino-canadiens, M. Harper ?

    • Gaston Bourdages - Abonné 12 janvier 2015 09 h 17

      Mercis madame Joannette. Je m'en suis «payé» une visite. J'y ai eu rendez-vous avec le Beau et le Laid...qui peut prétendre y échapper? Je me considère ainsi un survivant...oui, j'ai, jusqu'à ce jour, survécu aux visions et gestes de monsieur MacDonald selon ce qui en est rapporté.
      Mes respects,
      Gaston Bourdages,
      «Pousseux de crayon sur la page blanche»,
      Saint-Mathieu de Rioux, Qc.

    • Gilles Théberge - Abonné 12 janvier 2015 10 h 00

      Merci madame Joannette c'est intéressant. C'est factuel et très clair.

      Peut-être que le bonententisme a les doigts plus longs qu'on le pense. D'où l'absence de référence précise au-delà de l'allusion dans le texte du Devoir...

      Comme ils disent, «pas de chicane». Après tout avec notre tradition catholique, ne sommes-nous pas experts dans l'art de présenter l'autre joue?!

    • Pierre Cantin - Abonné 12 janvier 2015 11 h 59

      Merci, madame Joannette.