Plaidoyer pour une réponse pacifique

Le groupe de manifestants réclamait dimanche que le Canada prenne plutôt la voie diplomatique.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le groupe de manifestants réclamait dimanche que le Canada prenne plutôt la voie diplomatique.

Ils avaient sorti leur drapeau décoré du signe de paix et d’amour, dimanche après-midi, au centre-ville de Montréal. Une centaine de militants du Collectif Échec à la guerre voulaient lancer un message clair au gouvernement Harper : l’engagement d’Ottawa contre le groupe État islamique (EI) fait peser un risque sur la sécurité des Canadiens. Et selon eux, les attentats malheureux de la semaine dernière en sont la preuve.

Le porte-parole du Collectif, Raymond Legault, a d’abord appelé le gouvernement canadien à se tourner vers des solutions pacifiques au lieu de s’engager militairement sur le terrain. Ces dernières années, le Collectif a noté que le Canada avait pris des positions controversées dans plusieurs conflits mettant ainsi en danger les Canadiens qui peuvent être pris pour cibles par des groupes terroristes.

M. Legault a notamment mentionné la guerre en Afghanistan, les déclarations incendiaires sur la Syrie et l’Iran, l’appui indéfectible à Israël contre Gaza et le nouvel engagement du Canada dans la Coalition internationale contre le groupe EI en Irak.

Khadir s’oppose

Dans le cortège de manifestants, le député de Québec solidaire Amir Khadir tenait aussi à dire qu’il serait préférable pour le Canada de chercher des solutions diplomatiques aux nombreux conflits internationaux. « Ça fait plus de 10 ans que le Canada intervient au Moyen-Orient avec des solutions militaires et des actions qui ont eu comme résultat d’aggraver l’instabilité, la violence, et le terreau du terrorisme, a-t-il relaté. Ç’a eu, en plus, comme conséquence d’accroître l’influence du terrorisme dans la région et sur des jeunes détraqués d’ici. »

À quelques pas de lui, la militante Pierrette Bertrand avait pour sa part un message très court à envoyer au gouvernement Harper. « Lorsqu’on fait la guerre, on ne récolte pas la paix, et on a tous besoin de la paix », a-t-elle simplement rappelé.

1 commentaire
  • Pierre Fontaine - Abonné 27 octobre 2014 13 h 55

    Plaidoyer pour une réponse pacifique

    "Une centaine de militants du Collectif Échec à la guerre voulaient lancer un message clair au gouvernement Harper : l’engagement d’Ottawa contre le groupe État islamique (EI) fait peser un risque sur la sécurité des Canadiens."