69 soldats canadiens en Irak pour combattre l’EI

Un combat prolongé contre l’État islamique pourrait très bien impliquer des soldats occidentaux de façon restreinte.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Un combat prolongé contre l’État islamique pourrait très bien impliquer des soldats occidentaux de façon restreinte.

Le gouvernement conservateur a finalement révélé que la participation canadienne en Irak consistera en l’envoi de 69 soldats pour conseiller les militaires locaux. Les partis d’opposition craignent néanmoins qu’il ne s’agisse que d’un premier pas vers une mission plus importante comprenant des combats, ce à quoi ils s’opposent.

Le chiffre tant attendu est venu du premier ministre Stephen Harper, qui dit avoir « vérifié avec le chef d’État-major » lui-même. Le chef néodémocrate Thomas Mulcair n’a pas été rassuré par la petitesse du nombre. Il a établi un lien entre cette mission pour éradiquer l’État islamique (EI) et l’invasion américaine pour renverser Saddam Hussein. « On est très conscient qu’on embarque sur une pente très glissante quand Stephen Harper, le même qui aurait voulu être là à la guerre en 2003, commence à envoyer des soldats canadiens au sol sans indication sur les paramètres de la mission ni un nombre total de soldats. » M. Mulcair est resté flou sur le type d’implication qu’il privilégierait, disant seulement que lors de la visite de la délégation en Irak, « personne n’a demandé à ce que le Canada joue un rôle militaire ».

M. Harper a répliqué qu’il « n’y a pas de comparaison possible » entre l’intervention en Irak de 2014 et celle de 2003.

Le libéral Justin Trudeau estime pour sa part que la mission devrait rester « axée sur les forces du Canada, soit l’aide humanitaire, l’appui aux réfugiés et aussi, d’une façon limitée, l’entraînement de l’armée locale ». Il veut lui aussi savoir à quelles conditions le Canada prolongerait son implication puisqu’il est « raisonnable de dire que ça durera peut-être plus que 30 jours ».

Lors d’un débat d’urgence sur la participation canadienne lundi soir, le premier ministre a dit à répétition qu’il n’enverrait pas de « troupes au sol » en Irak. Stephen Harper refuse donc de tenir un vote sur la question.


Avec La Presse canadienne

1 commentaire
  • Serge Daigno - Inscrit 17 septembre 2014 09 h 27

    69 soldats...

    Pas assez pour faire une différence, mais juste assez pour faire du Canada une cible potentielle... brillant...

    Serge Daigno