L’OTAN porte les cyberattaques au rang de guerre

Une attaque majeure sur le cyberespace contre l’un des 28 membres de l’alliance pourrait mener à une réplique sous la clause de défensive collective de l’OTAN.
Photo: Yan Doublet Archives Le Devoir Une attaque majeure sur le cyberespace contre l’un des 28 membres de l’alliance pourrait mener à une réplique sous la clause de défensive collective de l’OTAN.
Londres — Les leaders des pays membres de l’OTAN, dont le premier ministre Stephen Harper, se préparent à approuver cette semaine une nouvelle politique qui placerait les cyberattaques catastrophiques dans la même catégorie que celles menées dans le monde réel à l’aide de bombes et de coups de feu. Une attaque majeure dans le cyberespace contre l’un des 28 membres de l’Alliance pourrait mener à une réplique sous la clause défensive collective de l’OTAN, selon une politique révisée qui devrait être approuvée lors du sommet de l’organisation cette semaine au pays de Galles. Ces inquiétudes se sont retrouvées à l’avant-plan la semaine dernière avec la publication de rapports d’une cyberattaque majeure à l’endroit de banques des États-Unis que les chefs de la Défense ont imputée à la Russie. La nouvelle version de la politique, qui a été concoctée plus tôt cette année, a été discrètement approuvée par les ministres de la Défense de l’OTAN en juin, donnant ainsi la permission aux membres de répliquer à des cyberattaques de manière concrète, y compris par une intervention militaire.