Bernard Landry presse le PQ d’adopter les manières du Bloc

L'ex-premier ministre Bernard Landry
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L'ex-premier ministre Bernard Landry

Le projet souverainiste est le même, la stratégie du Parti québécois et du Bloc pour y arriver devraient l’être aussi, de l’avis de Bernard Landry. L’ancien premier ministre québécois voit d’un bon oeil le discours indépendantiste plus tranché du nouveau chef bloquiste, Mario Beaulieu. Et il estime que les péquistes devront suivre la même voie lorsqu’ils se choisiront un chef.

 

L’élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois a beau avoir froissé certains militants et anciens députés — et l’ex-chef Gilles Duceppe —, Bernard Landry, lui, endosse le discours de l’indépendance avant tout martelé par le nouveau leader.

 

Reprenant le laïus de M. Beaulieu, l’ancien premier ministre péquiste souligne à son tour que « ce qui est important, c’est de parler franchement au peuple, les yeux dans les yeux. […] Avoir un discours convivial, mais clair et précis ». Les bloquistes, comme les péquistes, doivent absolument parler davantage de souveraineté.

 

Le moment venu, les militants du Parti québécois choisiront leur nouveau chef et l’approche indépendantiste à adopter ; rassembler en évitant de brandir un référendum imminent, ou marteler le besoin de souveraineté immédiate. « Mais je pense que le PQ n’a pas le choix ; il a été fondé pour faire l’indépendance nationale. Tourner le dos à cela serait catastrophique à tous égards, pour le Québec et pour le parti », a commenté M. Landry, en entretien téléphonique avec Le Devoir jeudi.

 

Mauvaise idée, alors, d’attendre « le moment approprié » pour parler référendum, comme le faisait Pauline Marois ? « Oui, attendre que le moment soit venu. Mais faire que le moment arrive le plus vite possible. Attendre, ça ne veut pas dire ne rien faire », a souligné l’ancien chef de Mme Marois, qui est plus pressé de causer souveraineté.

 

Au lendemain du scrutin provincial qui a offert sa pire défaite au PQ — et qui survenait un an après que le Bloc a été décimé sur la scène fédérale —, certains observateurs en comprenaient que les électeurs ne voulaient plus entendre parler d’indépendance. M. Landry n’est pas de ceux-là. « Tout ça doit simplement nous porter à une réflexion profonde, à beaucoup de lucidité. Nous n’avons plus le droit à l’erreur », prévient-il, en arguant que les deux défaites référendaires ne peuvent pas être suivies d’une troisième. Mais le verdict électoral de 2012 « ne doit pas nous décourager », somme-t-il. Le PQ doit trouver des « moyens de présenter de façon contemporaine » son projet — et ce, particulièrement « auprès de la jeunesse » —, en rappelant « les raisons de [René] Lévesque et les nouvelles raisons » de faire l’indépendance.

 

Après avoir appuyé Mario Beaulieu à la chefferie bloquiste, Bernard Landry reprend donc son discours. Terminée, la « stratégie attentiste » critiquée par M. Beaulieu, qui avait reproché aux péquistes et aux bloquistes d’avoir « un peu mis la souveraineté de côté » au fil des dernières années. Lui veut marteler les désaccords avec Ottawa et le besoin d’indépendance du Québec. Une approche qu’ont choisi d’endosser les militants bloquistes, en juin.

  

Un favori pour la chefferie ?

 

Si Bernard Landry se prononce quant à la stratégie gagnante pour le PQ, il se fait plus prudent sur le choix de celui ou celle qui devrait la défendre.

 

« Il y en a plusieurs qui sont sur la ligne de front. Et comme on n’a pas la liste au complet, ce ne serait pas prudent de prendre parti », a-t-il répondu, diplomate. « Sauf qu’on voit bien par les sondages qu’il y en a un qui brille plus que les autres. » Rien ne dit pour l’instant que c’est Pierre Karl Péladeau qui succédera à Pauline Marois, a-t-il noté, mais « c’est sûr qu’il fait partie des bons candidats ».

 

Les anciens ministres Bernard Drainville, Alexandre Cloutier, Véronique Hivon, Jean-François Lisée, Pascal Bérubé et Martine Ouellet sont aussi pressentis comme candidats.

 

Quant à celui qu’il avait décidé d’appuyer publiquement dans la course à la chefferie bloquiste, M. Landry ne craint pas qu’il soit contesté bien longtemps. « Ça va se calmer », prédit-il.

 

« Le chemin vers l’indépendance nationale est souvent sinueux et parfois chaotique. Les choses ne peuvent pas se passer simplement comme dans un parti qui cherche le pouvoir et veut simplement faire de la gestion. »

 

Le nouveau chef bloquiste ne s’inquiète pas lui non plus. « Ça arrive dans toute course à la chefferie qu’il y ait des gens moins contents. » Mais « globalement », « la grande majorité [des membres des conseils exécutifs] se rallie et beaucoup de nouvelles personnes rejoignent les gens du Bloc », a soutenu M. Beaulieu.

 

Quant aux anciens députés qui ont dit ne pas vouloir se représenter sous sa gouverne, certains l’avaient déjà décidé avant même qu’il ne devienne chef, rétorque-t-il. Les candidats bloquistes aux élections de 2015 compteront « plusieurs nouvelles figures et d’anciens députés », promet-il.

 

L’ex-élu d’Abitibi-Témiscamingue Marc Lemay — qui fait partie des anciens qui claquent la porte — prédit en revanche que « la majorité des députés qui ont oeuvré jusqu’à 2011 » feront comme lui, furieux de s’être fait reprocher un travail d’« attentiste ».

74 commentaires
  • Christian Chrétien - Inscrit 25 juillet 2014 01 h 28

    Miam

    Le choix du chef à 6,25$, ça me donne le goût de retourner chez St-Hubert.

    • Danielle Roberge - Abonnée 26 juillet 2014 15 h 28

      Monsieur Valois, Ce ne sont pas nos chefs qui sont incapables; ce sont nos québécois qui ne se décident pas à prendre position.

  • Pierre Valois - Abonné 25 juillet 2014 01 h 47

    Le projet dépasse les candidatures annoncées

    Je commence à en avoir assez du discours de ces indépendantistes qui sont demeurés incapables de mener à terme le projet si simple de l'accession à l'indépendance.

    Depuis près de 50 ans, le discours indépendantiste à été Lévesquiste, Parizeauiste, Landryiste et Bouchardiste, et je ne sais plus quoi d'autre. Au gré de ceux qui ont pris la gouverne de ce parti.

    Pour nous donner quoi?

    Rien encore. Pour moins, on aurait été viré.

    L'indépendance de ce pays n'a pas besoin de se faire dire, par qui que ce soit , comment elle peut se faire, plus ou moins rapidement, beaurisquement, électoralement, stratégiquement, étapistement, économiquement ou autrement.

    Puisqu'à chaque fois, tous les chefs qui s'en sont faits les porteurs, ne l'ont jamais faite.

    Des chefs incapables.

    Et ce n'est pas, avec la liste de ceux qui sont sur la prochaine ligne de départ de cette future course à la chefferie, qu'elle se fera.

    Le projet avortera encore...et encore...et encore.

    Devra-t-on entonner sous peu le "Délivrez-nous de ces incapables?".

    • Michel Richard - Inscrit 25 juillet 2014 07 h 34

      Si personne n'y est arrivé, c'est sans doute parce que la majorité des Québecois n'en veut pas, de la souveraineté.

      C'est ça qui est simple.

    • Yvon Giasson - Abonné 25 juillet 2014 10 h 09

      Permettez moi de vous suggérer, monsieur, de vous porter candidat à la chefferie puisque vous semblez mieux connaître le secret qu'ignorent tous les incapables que vous nommez.

    • Michel Vallée - Inscrit 25 juillet 2014 10 h 29

      @Pierre Valois

      <<Je commence à en avoir assez du discours de ces indépendantistes qui sont demeurés incapables de mener à terme le projet (...) le discours indépendantiste à été Lévesquiste, Parizeauiste, Landryiste et Bouchardiste...>>



      ... Tandis que le PQ de Mme Marois projetait la tenue d'un <<neverendum>> !

    • Pierre Labelle - Inscrit 25 juillet 2014 10 h 32

      Vous avez une façon mordante pour nous parlé d'un si beau projet, si c'est de cette manière que vous tentez de le vendre à monsieur et madame tout le monde, je commence à comprendre pourquoi nous ne sommes pas rendus plus loin. Dans votre première phrase vous accusez les Lévesque, Parizeau, Landry et autres d'être ou d'avoir été des incapables.... C'est un peu beaucoup trop fort monsieur Valois. Avant d'accuser "les autres", peut-être devrions-nous regarder ce que nous-même avont fait pour faire avancer cette cause? Votre texte laisse supposé que vous détenez la vérité absolue, quelle est-elle monsieur? Ce n'est pas en tenant ce genre de discours que ce Québec j'aime va devenir un jour un pays. L'humilité est une vertu, chez certain elle devient un virus.

    • Michel Vallée - Inscrit 25 juillet 2014 11 h 10

      @Pierre Labelle

      Depuis 1976, le PQ a détenu le pouvoir plus souvent qu’à son tour ; s’il avait eu véritablement à cœur de réaliser l’indépendance de la Belle province, il y a belle lurette qu’il l’aurait réalisée.

      Par exemple, lors du dernier référendum, le PQ a préféré démoniser monsieur Parizeau, plutôt que de contester la fraude du référendum qu’avait orchestrée le fédéral.

      Par ailleurs, les électeurs n’avaient plus aucune idée du rôle du Bloc à Ottawa, pas plus qu’ils savaient où voulait en venir le PQ de Mme Marois lors du dernier scrutin.

      Alors, à un moment donné, il ne faut pas s’étonner si le disque éraillé des ténors du PQ prête maintenant à rire.

    • Luc Bertrand - Abonné 25 juillet 2014 16 h 12

      Monsieur Valois, vous semblez oublier dans quel système nous sommes et sur lequel doivent composer les chefs du Parti québécois. D'abord, le peuple à qui s'adresse ce projet d'émancipation nationale a sans cesse vu ses rêves de liberté bafoués par un ordre de gouvernement sur lequel il n'a jamais eu d'emprise (gouvernement colonial britannique de 1760 à 1867). Ensuite, il a été trahi par ses élites politiques qui ne pouvaient exercer le pouvoir qu'en se soumettant à la volonté des successeurs du conquérant de 1760 (gouvernement néocolonial canadian depuis 1867). Lorsqu'il a tenté de se soulever contre ce gouvernement qui ne respectait pas ses aspirations, il a été réprimé par la force (1837-38, 1917, 1942, 1970). Depuis 1982, le gouvernement fédéral s'est donné (illégitimement) les outils pour réduire le peuple québécois au rang de simple province comme les autres et, depuis 1999, a fixé unilatéralement les conditions de tout nouveau référendum sur l'indépendance du Québec. Mais, par dessus tout, les fédéralistes contrôlent, au moins depuis 1964, l'ensemble des médias nationaux desquels le peuple québécois obtient son information du point de vue politique, économique et social.

      C'est donc dans un tel contexte de peur, de désinformation, de méfiance, de cynisme, de désillusion ou de fatalisme que les chefs du PQ doivent composer depuis 1968. Malheureusement, certains stratèges ont cru accélérer la prise du pouvoir (seule instance exécutoire de notre "démocratie") en la dissociant de l'objectif (la réalisation de l'indépendance) ou en la rendant moins compromettante (souveraineté-association ou partenariat) et les derniers sceptiques commencent à réaliser leurs erreurs depuis le 7 avril dernier.

    • Guy Desjardins - Inscrit 26 juillet 2014 10 h 04

      À mon avis, tout est une question de $. Le PQ et le Bloc se sont formé un bassin de personnes à voter pour eux. Pour ce faire ils ont déterré les vielles histoires qui ne sont plus comparablent aux jours que nous vivons actuellement. Le passé ne reviendra plus jamais, c'est à nous de l'améliorer et non d'en faire une bataille perdue à l'avance. Regardez les statistiques, le Canada se classe un des premiers à travers le monde oû il fait bon vivre. Durant le temps que les Bloquistes ont été au Fédéral, ils se sont bâtient une belle retraite en plus d'un salaire beaucoup plus élevé qu'au Québec et une prîme de départ que beaucoup de Québécois(es) aimeraient avoir pour boucler les fins de mois. Et ces mêmes personnes voulaient brisées le Canada. Après avoir perdues leurs élections, ils n'ont pas pris de temps pour aller récupérer leur pécule. Trouvez l'erreur. Si, ils aimaient tant le Québec séparé, pourquoi avec leur prime de départ, pas une personne du Bloc a eu l'idée dans donner une partie pour l'avancement de leur Pays qu'ils copnvoitaient tant? Maintenant, les vieux du Parti Québécois reviennent à la charge après une défaite sanglante du 7 avril, et cherche une petite ouverture pour ne pas perdre la face et les sous qui viennent avec. Pour moi, Le PQ est chause du passé et plutôt à la reconstruction avec un Parti qui a une vision de l'avenir et non un retour vers le passé.

  • Yves Côté - Abonné 25 juillet 2014 05 h 37

    1995...

    "ce qui est important, c’est de parler franchement au peuple, les yeux dans les yeux", dit avec raison selon moi Monsieur Landry.
    Mais puisqu'il m'est donné dans ces lignes l'occasion de faire une suggestion qui me semble tout aussi déterminante que la franchise dans ce chemin qu'il nous reste à faire pour le pays, j'ajouterais à sa phrase "de manière définitivement ouverte et englobante pour tous"...
    Arrêtons tous de vouloir imposer par avance aux autres nos propres petites contignences partisanes et/ou d'intérêts particuliers. Ce n'est pas parce que je mène ma vie d'une certaine manière que les manières des autres méritent l'anéantissement. La liberté n'est pas une dictature.
    Le pays à faire doit être un pays démocratique. Donc, où tout devra être possible... Même ce qui ne fait pas notre petite affaire et qu'on voudrait bien en profiter pour écraser dans l'oeuf : le machisme, la bêtise de certains, le racisme de d'autres, l'imbécilité de X ou Y, l'avidité de Madame Y ou Monsieur Z, la naïveté de certains, tout cela conjugué ou ne serait-ce que partiellement cultivé.
    Jamais nous ne réussirons à faire ensemble un pays de liberté en nous battant pour nos petites idées de classe. Jamais, PQ ou pas PQ. Ce n'est pas en déclassant les uns ou les autres pour quelque raison que ce soit, que nous unirons toutes nos forces... Cela, le Canada l'a bien compris.
    L'indépendance politique d'un pays ne fait pas de celui-ci un paradis. L'indépendance politique d'un pays fait de celui-ci un pays de ces possibles qui, du peuple uni mais pas uniforme, composeront au fil du tournant historique qu'il aura négocié et des aménagements qu'il saura faire, un pays différent des autres au travers du temps.
    Incluant, et non pas excluant, les forces du pays dont il s'est dorénavant affranchi.
    N'est-ce pas la leçon que nous devrions tous humblement retenir de l'absence d'efficacité politique que nous nous sommes tous donné à vivre en 1995 ?
    Inclure n'est pas exclure.
    Vive le Québec lib

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 juillet 2014 12 h 06

      J'aime votre commentaire puisqu'il ouvre une perspective incluante qui permettrait enfin à tous et chacun de faire partie de cette grande aventure de reprendre son pays et, avec lui, son destin. Évidemment, pour cela, il faudra que les partis et les mouvements souverainistes qui représentent cette aspiration de souveraineté du peuple québecois... nous prennent au sérieux. Et, faisant suite au discours de M. Landry, il est urgent que les souverainistes qui sont membres du PQ... reprennent leur parti en main pour le remette sur ses rails. De l'extérieur, puisque je ne suis pas membre, on dirait que les prétendants à la chefferie n'ont pas cette préoccupation en tête. C'est comme s'ils sont davantage préoccupés de se licher et de soigner avec préoccupation leur image au lieu d'ouvrir la bouche et de se prononcer sur les enjeux actuels. Par exemple, le Canada a pris parti pour Israël dans sa guerre contre Gaza et Québec ne dit rien. Le Canada impose sa réglémentation sur le contrôle des armes et Québec cafouille. Le Canada en appuie à l'économie de l'Alberta ouvre toutes les frontières des provinces pour permettre aux pétrolières de construire des oléoducs vers le Pacifique et vers le Golfe du Saint-Laurent et Québec laisse faire. Or, sur chacun de ces dossiers, tous les jours dans les pages web du Devoir, les souverainistes s'expriment en colère devant l'arrogance et l'anti-démocratie du gouvernement fédéral... Pourtant, durant ce temps les candidats non déclarés à la chefferie du PQ sont en vacances ou n'osent pas ouvrir la bouche. Il ne s'agit de dire seulement les mots " je souhaite un Québec Souverain"... On attend de vous Messieurs et Mesdames candidats et élus pour cette cause que vous vous battiez et que vous ouvriez la bouche quand les droits démocratiques du peuple québécois sont bafoués. Et si ces droits nous ont été quittés, que proposez-vous pour que nous les reprenions?

    • Yves Côté - Abonné 25 juillet 2014 15 h 27

      Merci Monsieur Roy de votre attentive lecture.
      Pour ma part, je crois qu'un premier message choc a été envoyé au PQ, à ses partisans mais surtout à ses chefs et cadres, dans le résultat pour eux des dernières élections.
      Ce message est, selon moi, le suivant : si vous ne soignez pas votre écoute véritable de notre peuple en entier et votre désir de vous y conformer sincèrement, si vous ne faites pas preuve du minimum de respect de la volonté populaire, eh bien pas plus que d'autres, vous ne mériterez dorénavant notre confiance collective. Et ce, même sous prétexte de nous faire cheminer vers l'indépendance et encore plus par attendrissement éventuel pour la perte rénumératrice et confortable des postes de députés et, bien entendu, de ministres.
      Autrement dit, que si les libéraux trouvent d'assez nombreux votants qui se bouchent le nez pour les porter au pouvoir, notre exigence à nous redeviendra, comme aux premiers jours du PQ, que jamais plus aucun de nos députés indépendantistes ne pourra prétendre y accéder sans prendre en compte dès le départ la véritable volonté populaire des électeurs de son comté.
      Et cela, autant de fois répétées qu'il y aura de personnes intègres et franches intéressées à se faire élire.
      Pour croire possible le pays du Québec à court terme, puisque autrement la chose apparaît dorénavant improbable à cause des tours de passe-passe du fédéral, la confiance en nos élus doit se mériter par autre chose que les belles paroles et les images flatteuses.
      Voilà mon propos et la seule direction qui, je crois, pourra redonner véritablement espoir à tous d'en arriver à un Québec libre.
      Mais cette direction passe par un effort de courage si considérable que la confiance en nous-mêmes en devient l'unique porteuse, cela rendant les choses passablement plus laborieuses que de simplement faire rêver les uns et les autres.
      Merci Monsieur de m'avoir lu.

  • Nestor Turcotte - Inscrit 25 juillet 2014 06 h 21

    ENFIN...

    Les indépendantistes qui vont dire qu'ils le sont. Quelle belle nouvelle! On l'attendait depuis longtemps.

  • Pierre Labelle - Inscrit 25 juillet 2014 06 h 25

    INDÉPENDANCE=??????

    Pour une large partie de la population, le seul fait d'évoquer cette possibilité leur donne des boutons. Bon vous allez me dire que j'exagère, peut-être, mais il demeure un fait, tant et aussi longtemps que nous refuserons la discussion sur ce sujet non seulement nous allons contribuer à entretenir la peur mais nous allons la grossir. 1964, j'avais 16 ans, je sortais des orphelinats gérés par les congrégations religieuses, pas besoin de préciser que ces dernières mangeait dans le creux de la main de Duplessis, donc à l'intérieur de ces murs nous étions tenus dans l'ignorance, le "cheuf" avait peur des gens instruits. Pritemps 64, après une évasion réussie je me retrouve à l'extérieur de ces murs avec comme seul bagage une soif incommensurable de tout connaître et de tout savoir. J'écoute les Bourgeault, Grégoire, Lesage, Jonhson et à l'élection de 66 je vote pour le RIN. Il serait plus exact de dire que j'ai voté pour l'indépendance du Québec car, même à cette époque là j'avais déjà la conviction que seule l'indépendance pouvait nous donnés cette maturité que tout être humain, normalement constituer, aspire à posséder. Entre ce hier des années 60 et l'aujourd'hui des années 2000, jamais je n'ai remis en doute ce choix que j'ai fait en 66, bien au contraire je suis plus convaincu que jamais que c'est une nécessité, que c'est inévitable. Si cette mouvance ne vient pas du Québec, elle viendra de l'ouest. Comment en suis-je arrivé à épouser cette cause, à la défendre contre vent et marée, à y travaillé bénévolement depuis des années, tout cela et davantage fut possible parce que des gens comme Bourgeault, Lévesque, Parizeau, et je pourrais allonger cette liste de plusieurs dizaines d'autres noms, ont trouvés les mots justes, ces mots qui m'on fait comprendre que oui, ensemble nous sommes capables. À tous ceux et celles qui ont encore peur, posez-vous simplement cette question: pourquoi les fédéralistes utilisent la peur comme seul argument?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 26 juillet 2014 14 h 39

      Surprise!

      Lorsque j'ai lu le début de votre commentaire, ceci m'a frappé "il demeure un fait, tant et aussi longtemps que nous refuserons la discussion sur ce sujet non seulement nous allons contribuer à entretenir la peur mais nous allons la grossir." je comprenait rien et me préparais à une attaque en règle, mais la suite...

      Comme vous je suis une indépendantiste de la première heure, à 17 ans je devenais secrétaire bénévole dans mon comté pour le RIN, et par la suite je me suis aussi impliquée avec le P.q. et Option nationale et le Bloc.

      Votre assertion comme quoi il faudrait une discussion sur ce sujet, qui seule pourrait réduire voire annihiler la peur que vous évoquiez plus tôt, m'apparaît être le début d'une... contradiction qui elle trouve sa résolution avec cette question "pourquoi les fédéralistes utilisent la peur comme seul argument?" Cette contradiction... serait la solution du problème?

      Tout de même ceci, pour moi, ce n'est pas un large partie de la population qui a peur: avant les dernières élections le taux d'adhésion à la souveraineté est monté à 46% ce qui était une exception entre deux référendum, et ce qui l'a fait baisser c'est l'hyper division créée par la charte, puis le fouilli d'une pseudo campagne électorale qui s'est finalement terminée avec un cadeau pour Couillard, la menace d'un référendum qu'il psalmodiait comme un mentra et... l'incapacité de Marois à y répondre, enfermée dans la peur de faire peur.

      Il y a au Québec 2 partis et demi au moins d'indépendantistes, et le nombre de Membre du P. q. dépasse largement à n'en pas doute la CAQ et le PLQ ensemble, en plus de plusieurs groupes et regroupement, etc. et plein de publications faisant la promotion ce cette option. Depuis longtemps, j'écris qu'il n'y a plus de fédéralistes québécois en politique, que des statuquoïstes: un débat, une discussion sont donc impossibles et en ce sens, hautement nécessaires!