Ottawa étend son aide internationale à 25 pays sans investir de nouvelles sommes

Le ministre du Développement international, Christian Paradis
Photo: Annik MH De Carufel Archives Le Devoir Le ministre du Développement international, Christian Paradis

Le gouvernement Harper a fait passer de 20 à 25 le nombre de pays qui bénéficieront de son aide humanitaire sans pour autant injecter de nouvelles sommes d’argent.

 

Cette année, les Philippines, la Birmanie, la Mongolie, le Burkina Faso, le Bénin, la République démocratique du Congo (RDC) et la Jordanie seront ajoutés à la liste des pays en développement ciblés.

 

Le Pakistan et la Bolivie ont pour leur part été exclus de la version précédente de cette liste, qui avait été restreinte à 20 nations en 2009. Le Canada s’était alors attiré des critiques en supprimant l’aide à plusieurs bénéficiaires du continent africain. La nouvelle liste en compte donc trois, dont la RDC, où le recours au viol comme arme de guerre a été dénoncé par plusieurs pays, dont le Canada.

 

Le mois dernier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait exhorté Ottawa et ses alliés occidentaux à faire passer le ratio de leur aide financière aux pays en développement à 0,7% de leur produit intérieur brut (PIB) respectif.

 

Le Canada y consacre actuellement moins de 0,3% de son PIB.

 

En entrevue avec La Presse canadienne, le ministre du Développement international, Christian Paradis, a précisé que le gouvernement reverrait la répartition des sommes existantes pour se concentrer sur certaines priorités tout en mettant sur pied des nouvelles mesures afin de s’assurer que cet argent est dépensé de façon adéquate.

 

Il a ajouté qu’Ottawa tâcherait également de conclure des partenariats avec le secteur privé afin d’investir davantage en aide internationale.

 

 

4 commentaires
  • Jacques Gagnon - Inscrit 27 juin 2014 13 h 45

    Comme la confiture

    Pour paraphraser Maurice Duplessis : l'aide internationale c'est comme la confiture, moins on en donne, plus on l'étale.

  • François Beaulne - Abonné 27 juin 2014 14 h 21

    Quelle fumisterie

    Jusqu' à quand devrons nous endurer la manipulation, le sectarisme et l'hypocrisie de Harper et ses conservateurs.
    Faire croire au monde qu'on est généreux et solidaires de la misère internationale en ajoutant 5 pays à la liste des récipiendaires des générosités des conservateurs sans y injecter les fonds nécessaires!
    Il nous prend pour des valises ce gouvernement?
    Quelle honte, et quel mépris des citoyens!

  • Leclerc Éric - Inscrit 27 juin 2014 16 h 19

    Ce ministère est complètement inutile

    Nous aidons les pays pauvres et notre dette collective est de plus de 600 G$.

    Harper et Paradis n'ont rien à foutre de la misère humaine, tout ce qui compte pour eux se sont de beaux clichés qui font la "une" des journaux pour être réélus.

    Paradis s'est retrouvé à ce ministère après avoir trop parlé à Lac Mégantic l'été dernier, punition mais très bien payé comme tout poste de minsitre.

    • François Dandurand - Inscrit 30 juin 2014 06 h 58

      Il y a toujours plus pauvre que soit. Vous devriez substituer votre nom à ceux de Harper et Paradis...c'est vous qui n'en avez rien à foutre de la misère humaine. Je ne suis même pas sûr que les beaux clichés aident leur réélection. Il y a encore trop de gens qui partagent votre opinion et c'est ce qui permet à ce gouvernement de maintenir aussi basse sa participation. Si le Canada participe à l'aide internationale, c'est pour retirer des profits pour les compagnies canadiennes qui y sont installés (remarquez que la RDC apparait cette année sur le tableau...cherchez la minière canadienne) et pour se donner bonne conscience auprès de ses partenaires internationaux.

      Je vous souhaite, monsieur Leclerc, de visiter le Burkina Faso. Vous verrez que 600 G$ ce n'est rien pour le Canada.