Onde de choc au Bloc

De l’avis d’un bloquiste influent, l’élection de Mario Beaulieu est un beau cadeau aux chefs fédéralistes, qui doivent être « euphoriques ».
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne De l’avis d’un bloquiste influent, l’élection de Mario Beaulieu est un beau cadeau aux chefs fédéralistes, qui doivent être « euphoriques ».

De nombreux bloquistes ne décolèrent pas. Plusieurs militants, consultés par Le Devoir, s’interrogent sur l’avenir du parti à la suite de l’élection du nouveau chef, Mario Beaulieu. Un ex-député claque la porte, un autre y réfléchit, et bon nombre grognent en coulisse.

 

L’ancien député d’Abitibi-Témiscamingue Marc Lemay est furieux. Car, comme son ex-chef Gilles Duceppe, il entend dans le discours de Mario Beaulieu — qui promet la fin de l’« attentisme et du défaitisme » — une critique du passé du Bloc à Ottawa. « Je trouve ça inacceptable […] quand je vois quelqu’un qui vient me dire que le travail que j’ai fait était inutile, ou presque », déplore-t-il. Sa décision est prise. « Jamais je ne vais travailler avec ce monsieur-là […] Je ne me sens pas bienvenu […] Donc bonsoir, bonne nuit, je rentre dans mes terres. » M. Lemay ne sera pas candidat pour le Bloc en 2015 et il songe sérieusement à quitter l’exécutif de son association de circonscription.

 

Un autre bloquiste notable, qui a voulu garder l’anonymat, a aussi été heurté par les propos de M. Beaulieu. « C’est de dire, “tout ce qui a été fait avant moi, c’est d’la marde” […] Il pense tout inventer. » Gilles Duceppe et Daniel Paillé après lui ont aussi parcouru la province pour convaincre les électeurs, fait-il remarquer.

 

M. Lemay en a en outre contre ce changement de cap prôné par M. Beaulieu, qui veut parler de souveraineté avant tout et marteler son message aux quatre coins du Québec. « C’est la job du Parti québécois […] parce que c’est à Québec qu’on va faire la souveraineté. Ce ne sera pas à Ottawa. » L’objectif du Bloc, de défendre les intérêts du Québec à Ottawa, « c’est l’article 1 du Bloc », rappelle-t-il.

 

Son ancien collègue de Gatineau, Richard Nadeau, est bien d’accord. Lui aussi réfléchit à son avenir dans la famille bloquiste. Il espère discuter avec le nouveau chef prochainement. « S’il ne me convainc pas, eh bien je vais dire à Mario “Bonne chance”. Mais je ne serai pas là », prévient l’ex-député, qui ne veut pas d’une « Société Saint-Jean-Baptiste à la Chambre des communes ».

 

Du côté des instances du parti, l’exécutif de Berthier-Maskinongé s’apprêterait à démissionner presque en entier, selon les informations du Devoir.

 

Un ancien stratège du parti est d’autant plus déçu qu’il entrevoyait facilement la récolte d’une vingtaine de sièges en 2015. Il n’en est plus certain. Même lui n’est pas assuré de voter pour son alma mater politique. « Ils vont scrapper mon parti ! »

 

Cet apparatchik a discuté avec d’ex-collègues et raconte que « les visages sont longs ». « Personne ne voit le repli vers les purs et durs comme une stratégie qui est gagnante. […] Surtout après la dégelée que le PQ vient de connaître. La souveraineté n’est clairement pas l’enjeu qui préoccupe les gens. »

 

De l’avis d’un bloquiste influent, l’élection de Mario Beaulieu est un beau cadeau aux chefs fédéralistes, qui doivent être « euphoriques ». « Il va y avoir une gang de purs et durs qui vont rester au Bloc. Mais ça éloigne du monde. » Parmi les convaincus, « une couple d’Option nationale », croit cette source qui note la présence du chef Sol Zanetti lors de la victoire de M. Beaulieu samedi. M. Zanetti est d’ailleurs venu à la rescousse du chef bloquiste, plaidant qu’il n’a rien de « radical » dans une lettre envoyée au Devoir (publiée sur ledevoir.com). « Ce qui risque de mettre à terre le mouvement indépendantiste, ce n’est pas un retour aux sources, c’est sa tendance à lutter contre lui-même. Je n’ai jamais vu un mouvement politique s’autodiaboliser avec autant d’ardeur », écrit-il.

 

Le mauvais présage des bloquistes a cependant été entendu par le conservateur Maxime Bernier, qui a lancé « un appel aux bloquistes déçus de se joindre » à son « parti inclusif », « qui a voté pour la nation québécoise » et qui respecte les champs de compétences.

 

Pas de panique

 

D’autres ont voulu calmer le jeu. Un bloquiste d’expérience rappelle que l’élection de M. Duceppe avait aussi été suivie de démissions. M. Beaulieu a appelé les députés et plusieurs présidents de circonscriptions. « Il va ajuster son discours pour qu’il soit plus rassembleur […] Ça va se calmer. »

 

Déjà, le député Claude Patry — qui laissait entendre dimanche qu’il pourrait claquer la porte — est rentré dans le rang hier. « Maintenant, il faut s’unir derrière le nouveau chef et respecter la volonté des membres », a-t-il indiqué par communiqué.

 

L’ancien député Pierre Paquette est du même avis. « Il faut respecter le choix » des militants, dit-il en répétant qu’il faut « donner la chance au coureur ». Tant que M. Beaulieu saura trouver le juste équilibre entre faire la promotion de la souveraineté et défendre les intérêts du Québec, il sera derrière lui. Il est même d’accord avec sa théorie voulant que parler davantage de souveraineté aidera à « dédramatiser » cette option aux yeux des électeurs.

 

Il y a enfin ceux qu’on pourrait qualifier de sceptiques. Sans penser que M. Beaulieu soit un mauvais choix en soi, ils doutent qu’il permette de faire renaître le Bloc de ses cendres.

 

L’une de ces voix est une ex-députée qui raconte que certains disent : « Aussi bien essayer quelque chose qu’on n’a jamais essayé.  Mario Beaulieu traduit l’opinion de beaucoup de gens sur le terrain, des militants et des fervents […] des gens qui sont chez Option nationale, qui sont à Québec solidaire, beaucoup qui sont au PQ et qui rongent leur frein depuis longtemps », analyse-t-elle. Mais bien que se présentant comme une « pure et dure ceinture fléchée », elle avoue son pessimisme. « Je ne pense pas que ça fonctionnera, mais j’espère que ça va fonctionner, et qu’il va faire assez de bruit pour qu’il se passe quelque chose. Parce que là, il ne se passe rien. »

 

Une autre qui a frayé dans les cercles bloquistes avoue à contrecoeur son « scepticisme » quant à la capacité du Bloc de ressusciter. La défaite électorale de 2011, qui n’a laissé au Bloc que quatre sièges, n’est pas encore digérée. « Je ne crois plus aux sauveurs. Il faut un mouvement de la base. Est-ce que Mario Beaulieu pourra mobiliser la base ? On verra. »

 

Il reste à voir si Mario Beaulieu touchera, comme son prédécesseur, un salaire à titre de président du Bloc québécois. Comme Daniel Paillé avant lui, M. Beaulieu n’est pas député. Le bureau national du Bloc avait accepté de verser 25 000 $ à M. Paillé. Mais rien n’est encore décidé dans le cas du nouveau chef. « Il est encore trop tôt pour parler de ça », a-t-on indiqué au parti hier. Les instances devront se prononcer.

92 commentaires
  • Marc-Antoine Daneau - Inscrit 17 juin 2014 00 h 43

    Pardon?

    Donc, les gens qui ont fait passer le Bloc de l'opposition officielle à 4 députés accuse le nouveau chef d'avoir tuer le Bloc? Si je comprends bien, les responsables de 20 ans de défaitisme s'offusquent que nous soyons tanné de perdre et souhaitons essayer autre chose? Oh, c'est particulier, pour être poli!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 17 juin 2014 07 h 57

      Vous avez l'achat facile, comme quand on achète une picouille parce qu'elle paraît bien. Ce bonhomme vient de faire effraction du côté du fédéral et tout ce qu'il dit serait parole d'évangile?

      Qu'est-ce que la défaite du P. q. peut produire comme fruit... Quand un parti choisit de ne pas réfléchir sur sa défaite voilà ce que ça donne: le désarroi.

      Essayer quelqule chose, oui, à condition que ce soit plausible comme proposition, ce qui n'est pas le cas ici. Pensez y bien: des députés qui vont passé leur temps à Ottawa à parler de l'indépendance du Québec. Mais qui veut-il convaincre, les Canadiens? Misère! Quand au chef il va passez le sien à parourir le Québec aux frais des Canadiens. Ben coudon!

      C'est comme retrouver la foi mais au père Noël...

    • Pierre Schneider - Abonné 17 juin 2014 08 h 05

      Ce sont les petits roitelets qui sont mécontents. Au cours de la campagne, j'ai sondé des centaines de vieux militants et la grande majorité me disait qu'ils avaient songé à quitter le Bloc, mais qu'ils reviendraient avec un nouveau chef qui axerait son discours et ses gestes sur la promotion de l'Indépendance.

    • Fernand Lachaine - Inscrit 17 juin 2014 08 h 32

      Tout à fait d'accord avec vous.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 17 juin 2014 08 h 37

      Ce ne sont pas les gens du Bloc qui ont fait passer l'opposition officielle à 4 députés, si non expliquez nous donc comment ils on fait ça? Pour le savoir, puisque vous seriez la seule, vous devez être un voyante, et excusez moi mais avec un petit côté peroquet " les responsables de 20 ans de défaitisme". Tout de même bizarre que personne avant que le nouveau chef se pointe, ne s'en soit rendu compte avant. Même pas vous.

      La réalité c'est que les Québécois ont fini par réaliser que l'ndépendance ne se ferait pas à Ottawa (on pouvait le sentir sur les forums du Devoir avant même le déclenchement des élections), et Beaulieu devrait y réféchir. Mais surtout ce fut le courage et l'optimisme de Layton qui relevait d'un cancer qui a séduit les Québécois: une coïncidence, quoi.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 17 juin 2014 12 h 53

      Madame Massicotte, je ne nous donne pas tort, bien au contraire. Cependant, monsieur Beaulieu a le droit de soumettre son hypothèse à l'épreuve de la vérification, car Couillard l'a bien fait, lui; avec moins de risques, je vous le concède. En politique, la pertinence n'est pas toujours au rendez-vous.

  • Marie-Claude Gagné - Inscrite 17 juin 2014 01 h 49

    Un ménage naturel

    Je n'ai aucun problème avec ces démissions. S'ils ne veulent pas parler d'indépendance, ils n'ont pas leur place dans un parti qui se veut le fer de lance du mouvement souverainiste, alors ils doivent le quitter. De ce que je vois dans mon entourage, Mario Beaulieu semble susciter beaucoup plus d'enthousiasme que de dédain au sein des militants indépendantistes.

    Personnellement, je ne vois rien aucun mal à vouloir défendre notre langue commune et à vouloir parler de l'indépendance de notre peuple, qui est un peuple inféodé à un autre. Il m'est impensable que des militants bloquistes puissent lui en vouloir de promouvoir l'idée qui est à l'essence même du parti.

    Bonne chance à M. Beaulieu, je suis très optimiste quant à votre arrivée à la tête du parti!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 17 juin 2014 08 h 40

      Mme Gagné le problème n'est pas ce qu'il défend mais où il veut le défendre. Défendre l'indépendance à Ottawa reléve de l'absurde, il me semble que c'est évident, à mons de vouloir convaicre les Canadians, mais là on s'approche de la folie.

    • Marie-Claude Gagné - Inscrite 17 juin 2014 12 h 41

      Bonjour Mme Massicotte,

      Tout d'abord, je vous remercie de votre réponse. Il est vrai qu'il peut sembler absurde de défendre l'indépendance du Québec à Ottawa, mais il ne s'agit ici pas de critiquer Mario Beaulieu, mais le Bloc Québécois lui-même. Je ne suis cependant pas d'accord avec vous : il est essentiel de démontrer dans chaque dossier fédéral en quoi le Québec serait mieux en étant indépendant. De plus, un tel parti peut recevoir un financement public fédéral proportionnel au nombre de vote qu'il reçoit, et se servir de ces fonds pour faire une campagne pour l'indépendance sur le terrain, plutôt qu'à Ottawa. C'est ce que propose Mario Beaulieu et cette campagne peut grandement contribuer à notre idée.

  • Diane Gélinas - Inscrite 17 juin 2014 03 h 03

    Du calme ! Respirons par le nez !

    Le 2 mai 2011, les Québécois ont été capables d'élire 50 inconnu-e-s sur un coup de tête grâce au «bon Jack»! Après 4 ans, ils constatent que ces député-e-s NPD demeurent de parfaits inconnus, sauf pour deux anciens libéraux (Mulcair et Boivin) qui s'en sont fait passer une couple de p'tites vite, notamment des nominations d'unilingues anglophones, et qui doivent mettre la pédale douce sur le Québec.

    Octobre 2015 : Les Conservateurs sont assis sur leur majorité sans le Québec;
    les Libéraux se leurrent que le patronyme Trudeau inspire confiance aux Québécois;
    le NPD sera si occupé à séduire le ROC que le Québec devra passer sous le radar;

    ainsi, le choix incontournable sera le Bloc québécois, dont les députés et députées offrent l'assurance de représenter le Québec à Ottawa, et non représenter Ottawa au Québec, comme le font les représentants des trois autres partis fédéraux. Et avec la division du vote au Canada, le Bloc pourrait jour le «meilleur tour de sa vie» en devenant l'opposition officielle. Ça s'est déjà vu... au grand désespoir du ROC!

    Enfin, je prédis que l'équipe jeune, cultivée, instruite et dynamique recrutée par monsieur Beaulieu réussira à attirer des indépendantistes de toutes origines et de toutes provenances : Parti Québécois, Québec Solidaire, Option Nationale, nés ici ou ailleurs, et même certains autonomistes sincères égarés à la CAQ.

    En cela, le Bloc servira de modèle au Parti Québécois qui en viendra à la conclusion qu'il doit se montrer ouvert aux autres partis indépendantistes car le Bloc offrira la preuve irréfutable que la cohabitation des tendances de centre-gauche est possible et est même une condition gagnante en 2018... ou peut-être même avant si la tendance se maintient...

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 17 juin 2014 07 h 36

      Mme Gélinas, je ne suis plus jeune, plus dynamique, ma culture est autodidacte, mais cela ne m'empêchera pas d'appuyer les jeunes qui voudront relever le flambeau.

      Ça suffit les branleux dans le manche !

      Bonne journée.

      PL

    • Pierre Schneider - Abonné 17 juin 2014 08 h 07

      Oui, les jeunes sont satisfaits. Ils veulent parler d'indépendance avec franchise et sans faux-fuyant. Le PQ devra aussi s'ajuster...

    • Guy Beaubien - Inscrit 17 juin 2014 08 h 30

      Excellente analyse Mme Gélinas

    • Michaël Lessard - Abonné 17 juin 2014 11 h 25

      Vous dites qu'il y a des « unilingues anglophones » au Québec parmi le NPD : je vous mets au défi de les nommer. À ma connaissance, qui n'est pas parfaite, c'est faux, mais je vous écoutes car j'ai peut-être tort.

      La députée qu'on accusait, jadis, d'être unilingue était surtout gêné considérant qu'elle s'est mise à parler publiquement en français environ 3-4 semaines plus tard.

      Je ne dis pas que le NPD est parfait, quoique je ne juge pas selon les spectacles médiatiques (les Libéraux ne faisant que des 'shows'), mais je ne voterai pas pour le Bloc qui ne peut pas faire la souveraineté.

      Ps : je suis normalement contre le vote stratégique, mais donner un autre mandat aux Conservateurs me semble impensable.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 17 juin 2014 13 h 02

      ''...l'assurance de représenter le Québec à Ottawa, et non représenter Ottawa au Québec, comme le font les représentants des trois autres partis fédéraux.''
      Lumineux constat. Cependant, que doit donc espérer le Bloc du fédéral?

  • Yves Côté - Abonné 17 juin 2014 03 h 06

    Le bal des égos...

    Selon moi, le bal des égos qui commence ne mérite pas de musique d'accompagnement...
    Si tout n'a pas été mal fait depuis 1995 et qu'il serait outrancier de le prétendre, il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que la route qui fut la nôtre, stratégiquement parlant, n'a pas mené là où nous l'espérions tant.
    L'heure n'est-elle pas venue de changer notre garde ?
    Alors, quand on prend un virage, vaut quand même mieux regarder devant que derrière. Non ?
    Pour savoir où on s'en va, pour éviter les mauvaises décisions, je crois que cela vaut mieux. Alors, laissons les rétroviseurs rétro-viser et nous, nous les sans grade ni gloire, déjà antéro-visons !
    Disons à tous ceux qui ont dur d'avaler la pilule, ce que je comprend parce qu'en politique, lorsqu'on est honnête, on donne tout ce qu'on est, je rappelle que le seul projet collectif qui vaille et pour lequel la lutte arrive à effacer les individualités, projet pour lequel donc tous doivent accepter de se se marchre sur le coeur, c'est celui du pays à se donner.
    Pour un pays, partout dans le monde, il y a des gens qui sont prêts à donner leur vie. Ce n'est pas une figure de style ou un slogan, c'est simplement la plus stricte réalité.
    Alors, vous savez, nos égos froissés, même si cela est compréhensible par la douleur que leurs crises peuvent exprimer, au fond ils ne comptent pas beaucoup. Un bleu à l'orgueil, une écorchure à l'amour propre, réfléchissons un peu et nous verrons comment tout cela n'est rien à comparer à la lutte de tout un peuple meurtri depuis des siècles sur son propre territoire.
    La seule chose qui compte à nous tous, qui mérite qu'on prenne des coups en serrant les dents, c'est le pays qui reste encore à se donner à soi. A soi et surtout, à celles et ceux qu'on a mis au monde...
    Alors, les frustrations de X ou de Y à ne pas recueillir tous ses mérites publics, même justifiés... Vous voyez ce que je veux dire ?
    Alors, tous, debout et en avant !
    Et plus que jamais : VLQL !

    • Guy Beaubien - Inscrit 17 juin 2014 08 h 29

      Excellent Madame Gélinas. J'adhère.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 17 juin 2014 13 h 28

      À Mme Gélinas, messieurs Schneider et Beaubien.

      La fraction des jeunes qui sont politisés et indépendantiste sont avec Q. s et O. on. c'est à dire à des lieux de m. Beaulieu.

      Son discours déphasé, son ignorance du web que j'ai déjà soulignée (pourquoi parcourir le Québec si on siège à Ottawa, pour rejoindre son l'électorat?) n'aura rien d'attrayant pour eux... si jamais il se rend jusqu'aux élections.

      Ma crainte n'est pas qu'il se rende jusqu'aux aux élections, mais qu'il les perdent, ou que le Bloc s'effondre avant. Encore une défaite, ou deux.

      Beaulieu n'est pas un problème en soi, le problème ce sont ces défaites qui s'accumulent et qu'on évite soigneusement d'analyser, et on y retombe. Ces mensonges qu'on nous sert comme c'est de la faute de l'argent, des ethnies (alors qu'en '95 nous francophones représentions + ou - 88% de la population du Québec (d'ailleurs dernièrement Parizeau l'a ssumée cette défaite).

      Le problème c'est que... qu'est-ce qui fait que globalement nous avons aussi peur de la vérité, de la réalité? - et préférons le rêve? On en reparlera plus tard sans doute, quand il sera trop tard.

  • Yan St-Pierre - Inscrit 17 juin 2014 03 h 48

    Egos fragiles...

    Wow! Quelle reaction exageree face a des propos completement inoffensifs. Comment se rendre encore plus ridicule.

    Est-ce qu'on pourrait avoir la meme reaction pour la corruption qui gangrene la politique et le milieu syndical? Contre la stagnation de notre developpement?

    SVP mettez de cote vos egos fragiles et prenez conscience qu'il ne s'agit pas de vous, mais du collectif, de ceux que vous representez.

    Heureusement que le ridicuke ne tue pas...