Paul Martin dénonce la manière Harper

L'ancien premier ministre du Canada Paul Martin
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir L'ancien premier ministre du Canada Paul Martin

L’ancien premier ministre libéral Paul Martin critique le projet conservateur controversé de réforme du système d’éducation des Premières Nations. M. Martin a déclaré samedi à Vancouver que l’approche « ça passe ou ça casse » du gouvernement Harper envers l’éducation des Autochtones est une erreur.

 

Il a également accusé les conservateurs de négliger l’éducation des Premières Nations, ce qui, dit-il, est mauvais pour les affaires et moralement inacceptable. « Le gouvernement sous-finance leur éducation, ainsi que leurs soins de santé, et cela est moralement mauvais — et c’est aussi stupide sur le plan économique, a-t-il dit. Comment pouvez-vous sous-financer l’éducation du plus jeune segment de votre population, qui est également celui qui grandit le plus vite ? »

 

Lorsque M. Martin dirigeait le gouvernement, il a joué un rôle-clé dans la conclusion de l’Accord de Kelowna, une entente de financement avec les Premières Nations évaluée à 5 milliards de dollars. Cette somme ne s’est cependant jamais matérialisée, son gouvernement ayant été battu par les conservateurs en 2006.

 

Division

 

Le projet de loi conservateur a divisé les chefs autochtones, plusieurs d’entre eux affirmant que cela donnait trop de contrôle au gouvernement fédéral sur l’éducation de leurs enfants. Des chefs de bande d’un peu partout au pays ont d’ailleurs voté pour rejeter cette réforme, et réclament plutôt un nouvel accord.

 

Le ministre fédéral des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, refuse toutefois de retourner à la planche à dessin dans ce dossier.

 

M. Martin se trouvait à Vancouver pour y recevoir un prix de la Fédération canadienne des contribuables, en reconnaissance de son travail pour redresser les finances nationales alors qu’il était ministre des Finances dans le gouvernement Chrétien.

1 commentaire
  • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 2 juin 2014 15 h 53

    c'est sûr

    Quand j'étais au primaire on m'a beaucoup parlé de la décourverte de l'Amérique, mais on m'a très peu parlé de ce qu'ils ont fait pour obtenir le contrôle de cet terre.

    Si je faisais parti du peuple Autochtones, je serais quelque peu réticent d'avoir à réformer mon système scolaire pour imposer le programme de justification des actes occidentaux mis en place dans la majorité des écoles québécoises.

    Reste, peut-être ont-ils besoin de réformer certaines choses, mais le "ton" utilisé est le mauvais. Les exigeances des Conservateurs sonnent plus comme "obéis ou on t'enlève ce qu'il te reste" plutôt que "pourrions-nous nous entendre?".

    C'est sûr.