Le Bureau du PM et le Sénat, cancres de la confiance

Près des trois quarts des répondants n’ont pas confiance dans le Sénat.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jake Wright Près des trois quarts des répondants n’ont pas confiance dans le Sénat.

Les scandales de l’un ont alimenté les errements de l’autre, et vice versa. Les Canadiens l’ont noté, et jugé. Un sondage mesurant le taux de confiance dans certaines institutions indique ainsi que le Bureau du premier ministre (BPM) et le Sénat arrivent bons derniers à ce chapitre.

 

Le quart des répondants (25 %) à ce sondage de Forum Research ont mentionné n’avoir « aucune confiance » dans le Sénat et le BPM. En ajoutant ceux qui ont « peu confiance » dans ces institutions, on mesure la profondeur du taux de désaffection des Canadiens à leur égard : un total de 73 % des gens n’ont pas confiance dans le Sénat, et 60 % dans le BPM.

 

Le sondage a été mené les 22 et 23 mai, soit tout juste un an après la démission de l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright. Celui-ci avait avoué avoir signé un chèque personnel pour permettre au sénateur Mike Duffy de rembourser des frais frauduleusement réclamés au Sénat. Le scandale entourant cette affaire et ses nombreux rebondissements a alimenté la chronique politique pratiquement sans cesse depuis.

 

Le coup de sonde de Forum Research montre à l’autre extrême que les Canadiens respectent beaucoup les forces armées (79 % de confiance au total — dont 44 % indiquent avoir une « grande confiance ») et la Cour suprême (74 %). Le bureau du Vérificateur général (70 %) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC, 72 %) enregistrent aussi de bons résultats globaux.

 

En isolant les résultats indiquant une « grande confiance » dans certaines institutions dans ce sondage, on remarque que les Canadiens sont quatre fois plus nombreux à soutenir la Cour suprême (39 %) que le Bureau du premier ministre (10 %). Cela, alors que le premier ministre Harper vient de provoquer un vif débat au pays en s’attaquant de front à la juge en chef dans le dossier de la nomination ratée du juge Marc Nadon.

 

Les résultats indiquent finalement que le Parlement (51 % de confiance, et 44 % de non-confiance) et le Directeur parlementaire du budget (institution moins connue qui récolte 45 % de confiance et 36 % de non-confiance) obtiennent des résultats plus neutres.

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