Prévenir la violence pour protéger la santé mère-enfant

L’enlèvement au Nigeria de quelque 300 écolières attire l’attention sur l’une des causes sous-jacentes de la menace à la santé des mères : la menace à l’éducation des filles par les groupes militants.
Photo: Agence France-Presse (photo) Mujahid Safodien L’enlèvement au Nigeria de quelque 300 écolières attire l’attention sur l’une des causes sous-jacentes de la menace à la santé des mères : la menace à l’éducation des filles par les groupes militants.

L’amélioration de la santé des nouveau-nés et des mères dans les pays défavorisés doit aussi passer par la prévention de la violence, telle que celle causée par Boko Haram au Nigeria, a affirmé mercredi le chef de l’UNICEF, Anthony Lake, avant l’ouverture du sommet international sur la santé des mères et de leurs enfants.

 

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Lake a louangé le leadership du premier ministre Stephen Harper pour aider les mères et les enfants. Il a aussi fait l’éloge du courage des jeunes filles kidnappées le mois dernier par le groupe extrémiste Boko Haram dans le nord du Nigeria.

 

M. Lake a aussi indiqué qu’il soulèverait ses inquiétudes sur la protection des enfants durant une rencontre privée avec le ministre du Développement international, Christian Paradis, qu’il dit enthousiaste sur cet enjeu.

 

Le sommet « Sauvons chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée » a été inauguré à Toronto par M. Harper, qui a été joint par le président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, pour une période de questions rédigée d’avance.

 

M. Harper a affirmé que plusieurs des mesures qui pouvaient être prises pour améliorer la santé des mères et des enfants étaient peu coûteuses et connues des professionnels de la santé.

 

« Aujourd’hui, nous savons plus que jamais comment sauver la vie de femmes et d’enfants à risque dans les pays en développement. Nous avons appris d’importantes leçons sur l’amélioration de la vaccination et de la nutrition, sur le renforcement des systèmes de santé, et sur l’importance d’assurer la collecte et la mise à jour de statistiques de l’état civil, notamment en ce qui a trait à l’enregistrement des naissances et des décès », a déclaré le premier ministre canadien.


« Nous avons appris qu’aucun pays ne peut agir seul, et nous avons également compris la nécessité du leadership politique, des engagements de financement, de la reddition de comptes et de l’établissement de nouveaux partenariats audacieux et novateurs », a ajouté M. Harper.

 

MM. Harper et Kikwete ont été nommés coprésidents de la commission de l’ONU sur l’imputabilité de la santé des femmes et des enfants, à l’automne 2010, quelques mois suivant le sommet du G8, où M. Harper avait dévoilé l’Initiative de Muskoka pour la santé maternelle, néonatale et infantile. Ottawa y a consacré 2,8 milliards au cours des cinq dernières années, et une coalition d’agences canadiennes demande que ce montant passe à 3,25 milliards.


 
1 commentaire
  • Gaetane Derome - Abonnée 29 mai 2014 01 h 53

    Il y a plusieurs types de violences.

    Comme ces avortements clandestins que doivent subir ces femmes qui ne desirent pas leurs enfants(ou ayant ete violees)parce qu'elles n'ont pas de moyens de contraception,ne sont pas informees bien souvent et aussi parce que les avortements sont illegaux dans ces regions.
    Donc,je pense que le support financier devrait etre axe surtout sur le planning familial et comme Kofi Annan l'avait deja suggere pourquoi pas "La pillule contre la misere":
    http://www.youtube.com/watch?v=kFgfRfIEhK8&fea