Ottawa signale sa désapprobation

Ottawa — Alors que Québec s’apprête à adopter avant l’été sa loi sur les soins de fin de vie, Ottawa laisse savoir que l’initiative lui déplaît.

 

Jeudi, d’une même voix, les quatre partis à l’Assemblée nationale ont souligné le retour du projet de loi C-52 qui passera rapidement à un vote libre et qui sera probablement adopté.

 

Le bureau du ministre fédéral de la Justice n’a pas tardé à exprimer son inconfort. Alors que Québec parle de soins médicaux en fin de vie, à Ottawa on préfère utiliser les termes « suicide assisté » et « euthanasie ». « La question du suicide assisté suscite une grande émotivité et des divisions chez de nombreux Canadiens. Notre gouvernement est d’avis que les dispositions du Code criminel qui interdisent le suicide assisté et l’euthanasie servent à protéger tous les gens, y compris les gens les plus vulnérables de notre société », écrit la porte-parole du ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay.

 

Déjà l’an dernier, le prédécesseur du ministre MacKay, Rob Nicholson, menaçait de mettre du sable dans l’engrenage. Dans un communiqué diffusé en juin dernier, le ministre Nicholson annonçait qu’il allait étudier les répercussions de C-52.

 

Pour sa part, Philippe Couillard maintient qu’il ne s’agit pas ici d’euthanasie ni de suicide. « C’est un projet de loi sur les soins de fin de vie, sur le continuum de soins », a-t-il précisé lors d’un point de presse à Gatineau, vendredi.

 

Le premier ministre assure que C-52 tombe dans les compétences de Québec. Il se dit aussi convaincu qu’il respecte la Constitution et est le reflet d’un « consensus social au Québec ».

1 commentaire
  • André Hamel - Abonné 26 mai 2014 10 h 15

    Vive le Québec libre !

    Quand va-t-on se rendre compte qu'on ne vit plus dans le même pays que Stephen Harper ?

    Vive le Québec libre... de ces bigots !

    André Hamel