GRC: une étude interne révèle des cas de corruption

La GRC a mené une étude baptisée <em>Projet Sanction</em> pour identifier les tendances afin d’élaborer une stratégie de lutte contre la corruption.<br />
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir La GRC a mené une étude baptisée Projet Sanction pour identifier les tendances afin d’élaborer une stratégie de lutte contre la corruption.
Ottawa — Une étude interne menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a permis de relever 322 incidents de corruption au sein de la police fédérale sur une période de 11 ans — y compris une dizaine de cas impliquant le crime organisé. Le type de comportement corrompu le plus fréquent est le dévoilement inapproprié d’informations policières, parfois à des proches ou à des amis. Les autres types de corruption identifiés sont notamment la fraude, la falsification de preuves, l’usage abusif du statut de policier, le vol et l’ingérence dans le processus judiciaire.

La GRC a mené cette étude, baptisée Projet Sanction, pour relever les tendances afin d’élaborer une stratégie de lutte contre la corruption. « Il était apparent que plusieurs des incidents identifiés dans l’étude résultaient d’un mauvais encadrement, d’une supervision insuffisante, ou d’une combinaison de diverses pressions ayant entraîné une décision désespérée », indique le document.
 
L’étude, qui couvre la période de 1995 à 2005, a été complétée en 2007, mais elle a été obtenue récemment par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.
 
La GRC affirme qu’elle a depuis adopté plusieurs recommandations du rapport et souligne que rien ne prouve que la corruption soit un problème grave dans ses rangs.
3 commentaires
  • Steve Brown - Inscrit 20 mai 2014 05 h 57

    L'étude

    « Corruption à la GRC: 322 incidents en 11 ans »

    Imaginez le nombre en 30 ans?

    Steve Brown
    Charny

  • François Dugal - Inscrit 20 mai 2014 07 h 55

    GRC

    Si la GRC est corrompue, ou s'en va le Canada?

  • Marie-M Vallée - Inscrite 20 mai 2014 09 h 16

    La GRC et les femmes autochtones

    Parmi les 322 cas de corruption, y aurait-il des agents de la GRC coupables de négligence ou même à la limite, responsables de l'assassinat de femmes autochtones ?

    On peut tout de même le penser, vu qu'ils ont toujours refusé une enquête sérieuse.

    Qu'ont-ils à cacher ?????