Nouvelles accusations contre un ex-conseiller de Stephen Harper

Ottawa — Un ancien proche conseiller du premier ministre Stephen Harper fait face à de nouvelles accusations. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) vient de déposer trois chefs d'accusation de lobbyisme prohibé et un chef de trafic d'influence contre Bruce Carson.

La porte-parole de la GRC, la caporale Lucy Shorey, a indiqué lundi par courriel que ces accusations concernaient des activités de lobbying au nom de l'École de l'énergie et de l'environnement du Canada et de l'Institut canadien de politique énergétique.

Carson avait déjà été accusé d'un chef de fraude envers le gouvernement, pour avoir fait illégalement du lobbying auprès d'Ottawa au nom d'une compagnie pour laquelle travaillait sa copine — une accusation qu'il réfute.

Ce procès, qui a été reporté en raison d'un problème de santé de l'accusé, doit s'ouvrir plus tard ce mois-ci.

Carson doit par ailleurs se présenter devant un tribunal d'Ottawa le 18 juin pour faire face aux nouvelles accusations.

Le cabinet de M. Harper avait d'abord joint la GRC à propos de Carson à la suite d'allégations reliées à une enquête du Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN). L'affaire avait aussi été confiée aux commissaires aux conflits d'intérêts, à l'éthique et au lobbying.

Selon les informations d'APTN, Carson aurait fait du lobbying auprès du ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord et auprès du cabinet du ministre au nom d'une compagnie de traitement des eaux pour laquelle travaillait sa conjointe.

Il fut révélé par la suite que Carson avait été embauché par le cabinet du premier ministre en 2006 malgré l'existence d'un dossier criminel, qu'il avait pourtant dévoilé à ce moment, et après avoir été rayé du Barreau du Haut-Canada.
4 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 13 mai 2014 08 h 36

    "Moral Majority"

    Ainsi agit la "Moral Majority": ne me dites pas que vous êtes surpris?

  • Daniel Gagnon - Abonné 13 mai 2014 13 h 26

    Odeur malodorante d'un dossier

    Le plus étonnant, c'est que cette odeur malodorante du dossier Carson n'ait pas été subodorée par le cabinet du premier ministre Harper.

    Dans une école, une banque, un centre dentaire, un aéroport, une pharmacie, que sais-je, dans un musée, un magasin ou un club de golf même, aurait-on employé un individu avec un pareil dossier?

    Aurait-on retenu une personnequi avait été rayée de son ordre ou de sa corporation?
    Cette attitude au plus haut niveau du pouvoir fédéral est tout à fait condamnable et donne un très mauvais exemple à la population.

  • Daniel Gagnon - Abonné 13 mai 2014 15 h 40

    Un minimum de sens éthique

    Ce n'est pas la première fois que Monsieur Harper est montré comme ne respectant pas le minimum de sens éthique.

    Le premier ministre a erré en nommant les Brazeau, Duffy et Wallin au Sénat, et comme toujours dans son habitude autoritariste, il n’a rien reconnu rien de ses bavures ni de ses accrocs à la justice.

    Monsieur Stephen Harper s'est même permis de porter atteinte à l’une des institutions les plus fondamentales de l’ordre constitutionnel canadien et il a même honteusement tenté de discréditer la juge en chef pour éviter d’avoir à porter le blâme.

    Il a prétendu que la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin s'était ingérée dans le processus de nomination d’un juge.

    Comment s’attendre alors à un comportement juste, impartial, intègre de la part d’un premier ministre qui n’aime pas être contrarié ou montré du doigt dans ses décisions douteuses?

    Il n'est pas étonnant aujourd'hui de voir le laisser-aller et le laxisme dont il a fait preuve dans l'affaire Carson.

  • Carroll Roy - Inscrit 16 mai 2014 17 h 50

    Pas surpris du tout...

    On dit souvent que le boss donne la couleur à ses employés... Drôles de couleurs, monsieur harper.