Travailleurs étrangers: Kenney rabroue Québec

Ottawa — Québec n'a qu'à engager les jeunes et les nouveaux arrivants au chômage, a rétorqué lundi le ministre de l'Emploi Jason Kenney à la province, qui veut être exemptée du moratoire sur l'embauche de travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de la restauration.

À l'approche de l'été et de la saison touristique, Québec veut être en mesure d'embaucher des travailleurs d'ailleurs.

Mais le moratoire décrété par Ottawa dans le secteur alimentaire — après plusieurs abus qui ont fait les manchettes — empêche les employeurs québécois de retenir les services de ces travailleurs.

Ils ne veulent pas être pénalisés pour des abus commis dans d'autres provinces, en Ontario et en Colombie-Britannique notamment, où des employeurs ont mis à la porte des citoyens canadiens pour recruter des étrangers sur une base temporaire.

Interrogé aux Communes par le Bloc québécois, Jason Kenney a dit que le moratoire a été imposé pour protéger les Canadiens qui cherchent du boulot.

Il indique que l'enquête de son ministère sur la situation va être complétée d'ici quelques semaines et que des décisions pourront alors être prises.

Et le ministre met sous le nez de Québec que 14 % de ses jeunes sont sans emploi, ainsi que 20 % de ses nouveaux arrivants. Et que la province peut ainsi combler les besoins pour ces emplois saisonniers.
31 commentaires
  • Martin Pelletier - Inscrit 12 mai 2014 16 h 45

    Ben dit!

    "Et le ministre met sous le nez de Québec que 14 % de ses jeunes sont sans emploi, ainsi que 20 % de ses nouveaux arrivants. Et que la province peut ainsi combler les besoins pour ces emplois saisonniers"

    Assez le cheap labor. Que les employeurs augmentent leurs salaires et ils vont trouver sans problème de la main-d'oeuvre local puisque le bassin est là.

    Ce programme ne vise qu'à enrichir une minorité d'entrepreneurs en tirant les salaires par le bas.

    Allez, up, les salaires.

    • Charles Lebrun - Abonné 12 mai 2014 19 h 05

      Le problème, c'est dans la région de Québec, entre autre, où il manque de cuisiniers pour la saison estivale... et on ne parle pas pour la pizza et la poutine!

      C'est un métier, cuisinier, et très bien payé en plus... mais on ne devient pas cuisinier juste parce que l'on fait partie des statistiques des 14% de chômeurs... faire partie de statistiques n'accorde aucun talent! Si c'est si simple... j'envoie tout de suite à M. Kenney n'importe quel des individus qui fait partie des 14% de chômeurs pour qu'il l'embauche comme adjoint à son bureau d'Ottawa!!!

      Les Conservateurs ont une façon tellement "simpliste" de régler les problèmes du pays, ils en sont enrageants!!!

    • Charles Lebrun - Abonné 12 mai 2014 19 h 09

      C'est vrai que pour les Conservateurs, la définition d'un RESTAURANT, c'est le Tim Horton's!

      Je n'y avais pas pensé!!!

    • Charles Lebrun - Abonné 12 mai 2014 19 h 22

      Oups! Les choses ont changées en 40 ans au sujet des salaires! Le cuisiniers ne sont plus bien payés! Contrairement au temps où j'ai travaillé comme garçon de tables! Je viens de communiquer avec un ami qui est resté dans le domaine... c'est la catastrophe! D'où l'oblgation de faire venir des travailleurs immigrants!!! Il y a trop de restaurants et les clients ne veulent plus payer trop cher. Les garçons et les filles de tables ne veulent pas partager leurs pourboires avec les cuisiniers qui sont souvent payés à peine plus que le salaire minimum!!! Désolant comme situation!!!

    • Claude Lafontaine - Abonné 12 mai 2014 21 h 04

      @ Charles Lebrun
      Je crois que vous touchez la solution du bout du doigt : "mieux rémunérer les chefs recherchés", plutôt que de miser sur du "cheap labor" spécialisé le temps que dure la pointe de la demande et après bye bye Charlie tu peux retourner d'où tu viens.

      Habituellement, lorsqu'un type de ressource est rare elle commande une meilleure rémunération, or j'entendais ce soir sur émission radio quelqu'un dire qu'en restauration les serveurs gagnent plus cher que les chefs (main-d'oeuvre spécialisée) qui préparent les repas ! La solution est peut-être dans un rééquilibrage entre ce que gagnent ces deux catégories de travailleurs là, les chefs recherchés sont peut-être là tout près attendant ce signal.

  • Albert Descôteaux - Inscrit 12 mai 2014 16 h 57

    Bien d'accord

    Pour une fois, je suis d'accord avec un ministre conservateur. C'est en effet inconcevable que les employeurs fassent appel à des travailleurs étrangers temporaires alors qu'un grand nombre de jeunes (et moins jeunes) sont sans emploi.

    • Claude Lafontaine - Abonné 12 mai 2014 21 h 21

      Je suis aussi d'accord avec la position du ministre Kenny pour la même raison que vous.

      La ministre québécoise de l’Immigration, Kathleen Weil, devrait aussi y aller un peu plus mollo avec ses objectifs d'immigration (elle cible toujours 50,000 nouveaux immigrants / année) considérant le pourcentage élevé de ces immigrants spécialisés / biens formés qui demeurent sans emploi un coup entrés au Québec et considérant aussi le nombre élevé de jeunes décrocheurs de toutes catégories au Québec.

      Le Québec à l'évidence et depuis des années n'est pas en mesure d'intégrer une part importante de ses immigrants qui se concentrent sur l'ile de Montréal, ça crée un problème économique et de surcrois un problème démographique qui a des impacts politiques importants. On peut questionner les intentions réelles du PLQ avec sa politique d'immigration (accélérer l'immigration); officiellement c'est pour répondre à la demande du monde des affaires en quête de toujours plus de main-d'oeuvre soit spécialisée soit moins dispendieuse ou les deux à la fois, mais qu'en est-il au juste et est-ce que l'accélération de l'immigration comme on l'a pratiqué jusqu'à maintenant est vraiment la bonne solution ?

    • Paul Michaud - Abonné 13 mai 2014 19 h 26

      Le chômage et l'emploi ne sont pas toujours des vases communiquants: un chômeur n'égale pas nécessairement un chauffeur de poids-lourd, une couturière, un préposé aux soins de fin de vie, un cuisinier, un travailleur agricole, un travailleur forestier, un boulanger, un technicien-informatique, un comptable, etc. (masculin = féminin).
      Il est simpliste de prétendre que les niveau de salaire expliquent tout. On ne peut pas supporter, comme société, que depuis + d'une génération 1/3 des gens décrochent au niveau secondaire pour ensuite blâmer tout un chacun du problème.
      Les conservateurs ont raison de dire qu'il y a un problème si on ne peut combler des postes alors qu'on doit demander à des immigrants de le faire. Les conservateurs ont tort dans leur solution : Les gens qui ne sont pas aptes à l'emploi ne le deviendront pas d'un coup de baguette magique. Les problèmes sont complexes et les solutions simplistes ne font que les empirer: niveau d'éducation, âge, mobilité, talent, salaire, milieu familial, et.

  • Denis-Émile Giasson - Abonné 12 mai 2014 17 h 08

    Ah sinistre question!

    Tous connaissons l'expression «un trou, une cheville!» C'est fantastique, ça permet de bien faire tenir une table... mais est-ce la bonne façon de servir à une table. Les compétences en matière de main-d'œuvre importent. Il n'aurait donc pas tout faux, le bon Jason si ce n'étaient de ces foutues compétences requises par un emploi.

    • Victoria - Inscrite 12 mai 2014 18 h 37

      C’est comme les contrats publics… les compétences exigées sont celles qui font l’affaire de certains et qui en pénalisent d’autres.
      Ne faut pas oublier que les personnes citoyennes (permanentes) ont accès à des organismes de protection, tels : les normes du travail, etc. Ça fatigue un peu les employeurs.
      Par certain que les temporaires ou saisonniers aient accès à ces droits ?????

  • Simon Pelchat - Abonné 12 mai 2014 17 h 26

    Se faire mettre à sa place

    C'est ce que mes parents auraient dit, voilà une façon de se faire mettre à sa place. Moi je dirais plutôt quelle arrogance de la part du gouvernement fédéral. Alors que ce sont les grandes entreprises internationales comme McDonald dans les provinces de l'Ouest qui remplacent les travailleurs canadiens déjà mal payés par des immigrants, c'est tout le monde qui doit payer. Au Québec ceux qui emploient le plus de travailleurs sont des petites PME et non les multinationales. Et trouver un travailleur spécialié comme un cuisinier pour un restaurateur, je ne parle pas de McDonald ce n'est pas la même chose. Il faut de la nuance. Ceci étant dit, je ne condamme pas pour autant le geste des fédéraux dans ce dossier. Ils ont raison de sévir contre ces multinationales dans ce dossier.

  • Jean-François Caron - Abonné 12 mai 2014 18 h 15

    Federalisme de confrontation

    Philippe et Kathleen ne sont pas cense nous demontre que le federalisme fonctionne par un simple coup de fil quand on est du bon bord?

    • simon villeneuve - Inscrit 12 mai 2014 23 h 22

      Pas quand le PQ et du meme coup, la menace de la separation du quebec, a recu la pire degeler de son histoire.

      C'est comme un mariage boiteux j'imagine, quand les 2 personnes se sentent acquises, les efforts disparaissent...

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 13 mai 2014 00 h 38

      haha c'est exactement à cela que j'ai pensé.

      Premier rappel à la réalité pour les Libéraux au pouvoirs, les Conservateurs à Ottawa se contre-foutent d'eux comme des gens du PQ.

      Nicolas B.